Charleroi tourne à une moyenne de champion depuis le mois d'octobre. Et le nouveau gros test passé dimanche sur la pelouse de l'Antwerp, dans ce stade où les gars de Laszlo Bölöni sont habitués à ne rien lâcher, a de nouveau été concluant. Si une des deux équipes méritait de finir avec les trois points, c'était plus Charleroi que l'Antwerp. Avec un peu plus de réalisme, ça se serait terminé comme ça.
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Charleroi tourne à une moyenne de champion depuis le mois d'octobre. Et le nouveau gros test passé dimanche sur la pelouse de l'Antwerp, dans ce stade où les gars de Laszlo Bölöni sont habitués à ne rien lâcher, a de nouveau été concluant. Si une des deux équipes méritait de finir avec les trois points, c'était plus Charleroi que l'Antwerp. Avec un peu plus de réalisme, ça se serait terminé comme ça. Chaque semaine, pratiquement, on trouve une bonne surprise dans cette équipe. Un joueur qui se met au-dessus du lot et qui compense éventuellement la baisse de forme d'un pilier. Par exemple, Kaveh Rezaei n'était pas au mieux de sa forme ce week-end. Pas grave, Shamar Nicholson a pris la relève. Massimo Bruno n'est pas là ? Ce n'est pas un drame, il y a des possibilités de rechange. Joris Kayembe est nouveau mais ça ne se voit pas, il fait déjà des choses très intéressantes. Comme clef pour expliquer le parcours de cette équipe, il y a, évidemment, la force du duo Marco Ilaimaharitra - Ryota Morioka. Qui aurait imaginé le Japonais dans ce rôle quand il cherchait son football et ses marques à Anderlecht ? Charleroi, c'est la parfaite illustration de gars qui se disent : " Je vais prouver que si je n'ai pas percé au moment où j'ai reçu une chance dans un grand club, je peux rebondir pour repartir ensuite plus haut. " Bruno, c'est ça. Morioka, c'est ça. Rezaei, c'est ça aussi. Avec l'accumulation des bons résultats, saison après saison, on ne peut plus parler de petit miracle pour Charleroi. L'équipe marche bien, les finances vont bien, il y a un projet de nouveau stade, donc là je me pose une question : à partir du moment où Luciano D'Onofrio demande qu'on agrandisse le G5 pour en faire un G6 avec l'Antwerp, pourquoi ne formerait-on pas un G7 en y incluant Charleroi ? Si on se base sur les résultats des dernières saisons, ça se justifierait largement. Karim Belhocine est à l'image de plusieurs joueurs de son noyau. Il a amené certains doutes avec lui. Est-ce qu'il avait le niveau ? Le gars ne parle pas beaucoup, il s'exprime peu dans les médias, mais il bosse. L'organisation qu'il met en place, c'est remarquable. Charleroi pourra clairement provoquer des décisions importantes dans les play-offs. Et pendant ce temps-là, même les gens de la région ont oublié Felice Mazzù. Après ce qu'il a vécu à Genk, c'est double peine pour lui. Le billet de Charleroi pour les play-offs est validé, celui du Standard aussi. Il ne manque plus que la certitude mathématique mais on n'imagine pas que ça se finisse mal à partir du moment où les quatre équipes en lice pour le sixième ticket s'amusent à confirmer leur irrégularité. Difficile de dire qui, de Genk, Malines, Zulte Waregem ou Anderlecht va y arriver. Les pronostics et les tendances changent pour eux de semaine en semaine, tellement ils sont forts pour alterner le (très) bon et le (très) mauvais. Le Standard vient de sortir un match référence à Genk. C'était extrêmement mature, très bien préparé. Michel Preud'homme a laissé l'adversaire venir. Genk avait le ballon, ce n'était pas grave pour lui. Il attendait chaque occasion pour sortir et punir. C'est un adversaire qui a des soucis défensifs quand ça va vite, Preud'homme en a tenu compte. Et ça a permis de revoir un coach satisfait et souriant à l'interview, après cette belle victoire qui suivait le bon point pris contre Bruges. Un contraste total avec les images de Preud'homme que j'avais vues après la défaite à Courtrai. On n'avait pas l'impression de voir le même homme et pas l'impression qu'il parlait des mêmes joueurs ! On connaît déjà cinq participants aux play-offs 1, c'est tôt dans la phase classique. Pour les autres décisions, ça risque de durer jusqu'à la trentième journée. Difficile de dire qui mérite le sixième billet. À cette dernière journée, il y aura un Genk - Malines qui pourrait être chaud. Et tout dans le fond, ça grenouille aussi pas mal. Le Cercle revient sur Waasland-Beveren. Mais c'est surtout pour Ostende que je suis pessimiste. On a là-bas une équipe en plein catastrophisme. Toujours à la dernière journée, il y aura un Cercle - Ostende qui pourrait être sympa.