Un chat n'y retrouverait pas ses jeunes : qui peut comprendre quoi que ce soit à l'imbroglio dans lequel est plongé le Sporting de Charleroi ? La semaine passée aura une fois de plus été catastrophique pour l'image de marque et le bilan de cette équipe qui plonge vers la D2. Quelques jours après le passage remarqué de Mogi Bayat sur le plateau de Studio 1-La Tribune, où il a vainement tenté de se faire passer pour ce qu'il n'est pas du tout (gentil, bon manager, attentif avec ses collaborateurs, etc.), Charleroi a vécu un sérieux revers de plus en étant viré de la Coupe de Belgique par un club de D2, Beveren-Waasland. Sur cette lancée, on a appris que le fidèle Raymond Mommens déposait la clef sous le paillasson. Scout averti, Mommens avait l'art de repérer du talent même si ses pêches furent moins miraculeuses ces dernières années. Sans le sou, on ne peut rien trouver. Il s'est barré avant qu' Abbas Bayat ne lui indique la porte de sortie. C'est une perte car le discret Mommens est évidemment un connaisseur bien plus avisé que Mogi Bayat qui ne soulignait pas souvent ses mérites.

Charleroi ressemble de plus en plus au bateau ivre de la D1. Les Zèbres coulent, l'orchestre perd ses dirigeants. A ce jeu-là, on note quand même des choses étonnantes et même très intrigantes. Mogi Bayat a été remballé par son oncle mais il reste scotché à son ancien club. Il est au secrétariat, à la réception, dans la tribune, pas loin des joueurs. Qu'est-ce que cela signifie exactement ? A-t-il encore une influence sur son oncle ou profite-il de l'absence de ce dernier (interdit de stade et invisible en semaine) pour marquer son territoire. Aux yeux des supporters, son étoile ne brille plus du tout et ils espèrent le départ de tous les Bayat.

Le nul blanc qui a clôturé la visite de Courtrai au stade du Pays de Charleroi n'a évidemment pas mis de beurre dans les épinards. On assiste à une montée de la violence entre le club et ses supporters. Mardi passé, après le match de Coupe, la police est intervenue à la demande de MM. Mehdi Bayat et Pierre-Yves Hendrickx, touché à la tempe. Hendrickx a intelligemment calmé le jeu et réclamé l'entraide de tous pour que le club puisse se sauver. En fait, Hendrickx ne fait qu'éteindre les incendies allumés par Mogi Bayat qui, avant de jouer à l'enfant Jésus, faisait charger la presse par ses sbires. Cette direction a allumé le feu qui dévore désormais son incompétence sportive.

Le déplacement à Malines s'annonce plus que périlleux. Dimanche passé, le coach, Czaba Laszlo, était toujours cité en tant qu'éventuel manager à l'anglaise. Il devra composer avec un président qui croit toujours pouvoir trouver des joueurs talentueux sous le sabot d'un cheval. A Charleroi, on rit sous cape d'une de ses découvertes qui ne valait même pas la P1.

PIERRE BILIC

Mogi Bayat a été remballé mais reste scotché à son ancien club : pourquoi ?

Un chat n'y retrouverait pas ses jeunes : qui peut comprendre quoi que ce soit à l'imbroglio dans lequel est plongé le Sporting de Charleroi ? La semaine passée aura une fois de plus été catastrophique pour l'image de marque et le bilan de cette équipe qui plonge vers la D2. Quelques jours après le passage remarqué de Mogi Bayat sur le plateau de Studio 1-La Tribune, où il a vainement tenté de se faire passer pour ce qu'il n'est pas du tout (gentil, bon manager, attentif avec ses collaborateurs, etc.), Charleroi a vécu un sérieux revers de plus en étant viré de la Coupe de Belgique par un club de D2, Beveren-Waasland. Sur cette lancée, on a appris que le fidèle Raymond Mommens déposait la clef sous le paillasson. Scout averti, Mommens avait l'art de repérer du talent même si ses pêches furent moins miraculeuses ces dernières années. Sans le sou, on ne peut rien trouver. Il s'est barré avant qu' Abbas Bayat ne lui indique la porte de sortie. C'est une perte car le discret Mommens est évidemment un connaisseur bien plus avisé que Mogi Bayat qui ne soulignait pas souvent ses mérites. Charleroi ressemble de plus en plus au bateau ivre de la D1. Les Zèbres coulent, l'orchestre perd ses dirigeants. A ce jeu-là, on note quand même des choses étonnantes et même très intrigantes. Mogi Bayat a été remballé par son oncle mais il reste scotché à son ancien club. Il est au secrétariat, à la réception, dans la tribune, pas loin des joueurs. Qu'est-ce que cela signifie exactement ? A-t-il encore une influence sur son oncle ou profite-il de l'absence de ce dernier (interdit de stade et invisible en semaine) pour marquer son territoire. Aux yeux des supporters, son étoile ne brille plus du tout et ils espèrent le départ de tous les Bayat. Le nul blanc qui a clôturé la visite de Courtrai au stade du Pays de Charleroi n'a évidemment pas mis de beurre dans les épinards. On assiste à une montée de la violence entre le club et ses supporters. Mardi passé, après le match de Coupe, la police est intervenue à la demande de MM. Mehdi Bayat et Pierre-Yves Hendrickx, touché à la tempe. Hendrickx a intelligemment calmé le jeu et réclamé l'entraide de tous pour que le club puisse se sauver. En fait, Hendrickx ne fait qu'éteindre les incendies allumés par Mogi Bayat qui, avant de jouer à l'enfant Jésus, faisait charger la presse par ses sbires. Cette direction a allumé le feu qui dévore désormais son incompétence sportive. Le déplacement à Malines s'annonce plus que périlleux. Dimanche passé, le coach, Czaba Laszlo, était toujours cité en tant qu'éventuel manager à l'anglaise. Il devra composer avec un président qui croit toujours pouvoir trouver des joueurs talentueux sous le sabot d'un cheval. A Charleroi, on rit sous cape d'une de ses découvertes qui ne valait même pas la P1. PIERRE BILIC Mogi Bayat a été remballé mais reste scotché à son ancien club : pourquoi ?