A Charleroi, on se réjouit de ne plus devoir batailler sur le terrain jusqu'en fin de saison pour assurer la maintien. Mais on ne fait pas le malin!
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A Charleroi, on se réjouit de ne plus devoir batailler sur le terrain jusqu'en fin de saison pour assurer la maintien. Mais on ne fait pas le malin!"Il ne faut pas oublier que, le 15 février, notre situation était aussi catastrophique que celle de Lommel", signale le secrétaire général, Pierre-Yves Hendrickx. "Personne ne s'en rendait vraiment compte mais notre club filait lui aussi vers une disparition pure et simple. Si nous n'avions pas eu un soutien politique pour redresser notre situation, nous ne serions pas, aujourd'hui, sur le point de recevoir notre licence". L'Union Belge a reporté la décision concernant le Sporting. Elle attend que le tribunal vérifie, le 12 mai, que les plans d'apurement convenus avec l'ONSS sont bien respectés. Mais la licence devrait suivre, selon le club.Ce soutien politique qui a sauvé Charleroi n'est pas très bien vu en Flandre. Les médias du nord du pays tirent régulièrement à boulets rouges sur l'aide des autorités carolos et parlent de concurrence déloyale. "On ne doit pas tout mélanger", poursuit Pierre-Yves Hendrickx. "L'aide de la Ville a surtout consisté à nous ouvrir très vite les portes de Dexia, qui nous a accordé un prêt de 2,5 millions d'euros. Il était indispensable d'emprunter cette somme pour obtenir la licence. Elle nous a permis de régler divers arriérés de TVA, d'ONSS et de salaires. La Ville cautionne ce prêt, mais ce n'est qu'en deuxième rang. Abbas Bayat et Chaudfontaine viennent en premier rang. Est-ce notre faute si aucun homme d'affaires n'a accepté de faire la même chose pour Lommel? Et peut-on nous reprocher d'être correctement entourés par les politiciens locaux?" Si la licence est (pratiquement) en poche, Charleroi doit maintenant tirer les leçons des pertes financières des dernières années et adapter sérieusement sa politique. "Dès la saison prochaine, nous devrons absolument avoir un budget en équilibre (4 millions d'euros). Pour y parvenir, nous serons obligés de nous débarrasser de quelques joueurs et une vente est quasi obligatoire. Nous devrons aussi dénicher de nouvelles recettes". C'est dans ce but, notamment, que Jean-Jacques Cloquet vient de passer une semaine au Japon. Il a assisté au match Japon-Uruguay (avec Suzuki et Carini), réglé l'envoi d'une équipe de Zèbres de moins de 13 ans à un tournoi international au mois d'août, et noué différents contacts avec des sponsors potentiels. Doit-on s'attendre à voir débarquer un footballeur japonais au Mambourg, accompagné d'un gros sponsor? Jean-Jacques Cloquet n'exclut rien mais est conscient des flops Endo et Suzuki, et n'accepterait qu'un joueur susceptible de réellement renforcer le noyau. (P. Danvoye)