Les mots sont plus durs pour Charleroi : " Le but de Charleroi est un peu tombé du ciel. A ce moment-là, il s'agissait d'un hold-up. Après le Sporting a eu la tâche plus facile et a pu procéder par contres. Bertrand Laquait a fait une très grosse rencontre. J'aime bien ce type de gardien avec de la prestance, un bon dégagement au pied, à la main et de la présence. Et si Frédéric Herpoel n'avait pas commis son erreur, j'aurais tiré le même constat pour lui. La défense carolo était bien en place. J'ai particulièrement apprécié le match de David Vandenbroeck. J'en avais entendu beaucoup de bien, déjà du temps de Tubize. J'aurais bie...

Les mots sont plus durs pour Charleroi : " Le but de Charleroi est un peu tombé du ciel. A ce moment-là, il s'agissait d'un hold-up. Après le Sporting a eu la tâche plus facile et a pu procéder par contres. Bertrand Laquait a fait une très grosse rencontre. J'aime bien ce type de gardien avec de la prestance, un bon dégagement au pied, à la main et de la présence. Et si Frédéric Herpoel n'avait pas commis son erreur, j'aurais tiré le même constat pour lui. La défense carolo était bien en place. J'ai particulièrement apprécié le match de David Vandenbroeck. J'en avais entendu beaucoup de bien, déjà du temps de Tubize. J'aurais bien aimé voir ce qu'aurait pu donner un axe Vandenbroeck- Laurent Ciman. Les interventions de Vandenbroeck sont souvent justes. Il a de la taille et il sent bien le jeu. Son vis-à-vis, Mohamed Chakouri, a eu plusieurs belles interventions. A droite, Frank Defays a joué sur son expérience. Evidemment, il joue sur le flanc, ce qui, à son âge, peut lui poser certains problèmes. Il ne sait plus déborder et apporter offensivement. Mais défensivement, son placement et son anticipation lui permettent de faire les bons choix. Il ennuie son adversaire. Il a éprouvé plus de difficultés lorsque Cédric Collet est rentré. Et sur le but égalisateur, son intervention n'est pas assez franche. Mettre Chakouri à droite ? Non, Defays fait du bien à cette équipe. Il ferme la porte ". Par contre, le secteur offensif le laisse dubitatif : " Avec ce que le Sporting a montré en première mi-temps, il ne peut pas jouer les sept premières places. On voit ce que vaut une équipe en se rendant compte du jeu qu'elle propose à l'extérieur. Avec son dispositif, Charleroi n'est pas venu pour gagner. Thierry Siquet espérait un point et il a eu ce qu'il voulait. Ou alors, Charleroi a joué crispé. Ce qui compte dans une équipe, ce sont les attaquants. Si vous possédez au moins un tueur dans votre onze, alors vous pouvez mettre des bourrins comme moi derrière ( il rit). Si, par contre, vous êtes défenseur et que vous commencez le match en sachant très bien que votre attaque ne marquera jamais, cela vous met un surplus de pression. Et j'ai trouvé Charleroi fort léger devant. J'attendais davantage de percussion de la part d' Orlando ". Quant à Yajour, déjà invisible la semaine passée, il a... confirmé : " Je ne l'ai pas vu. Charleroi avait une attaque fantomatique. Pas d'actions, peu d'occasions et aucun appel en profondeur. Geoffrey Mujangi Bia ? Impossible à juger sur ce match. Il a touché trois ballons. Soit les attaquants carolos sont trop légers, soit l'animation offensive de Siquet ne les met pas en valeur ". Et l'affaire TimSmolders ? " Il apporte énormément. Il soulage sa défense. Notamment sur les phases arrêtées. On a connu le même problème avec Ivica Mornar au Standard. Et ce n'est pas bon pour le groupe. A valeur égale, il faut faire jouer celui qui a encore deux ou trois ans de contrat car tu tables alors sur l'avenir mais la mentalité de Smolders est bonne et le groupe est derrière lui, alors on doit l'aligner ". Est-ce la crise pour ces deux clubs ? " Pas encore mais je pense qu'avec quatre descendants, il y aura une surprise de taille. Tubize a gagné et ne se trouve finalement qu'à trois points de ces deux équipes. Dans une situation pareille, il faut savoir prendre les bonnes décisions. C'est souvent cela qui fait la différence. Et la seule personne à pouvoir le faire, c'est le président ".