Charleroi a décidé de faire comme si la défaite à Anderlecht n'avait pas existé, pour prolonger son brevet de quasi-invincibilité le plus longtemps possible. Un état d'esprit qui permet à l'équipe de miser avant tout sur son organisation défensive, sans se déployer démesurément quand elle attaque. Après le nul concédé au Stayen, Mazzù a d'ailleurs surtout évoqué le fait que, pour la troisième fois de la saison, ses hommes avaient encaissé plus d'un but dans le même match : " On était ...

Charleroi a décidé de faire comme si la défaite à Anderlecht n'avait pas existé, pour prolonger son brevet de quasi-invincibilité le plus longtemps possible. Un état d'esprit qui permet à l'équipe de miser avant tout sur son organisation défensive, sans se déployer démesurément quand elle attaque. Après le nul concédé au Stayen, Mazzù a d'ailleurs surtout évoqué le fait que, pour la troisième fois de la saison, ses hommes avaient encaissé plus d'un but dans le même match : " On était moins bien dans notre organisation, parce qu'on a voulu aller de l'avant un peu n'importe comment. " Le Sporting est pourtant resté prudent. Les Zèbres n'ont tiré que huit fois au but face à Saint-Trond, profitant de leur efficacité redoutable pour s'offrir le luxe d'avoir des regrets après une partition offensive aussi pauvre. Avec un Sotiris Ninis dans tous les bons coups, les cinq premiers tirs du match avaient débouché sur quatre occasions franches : une parade de William Dutoit, un poteau d'Amara Baby et deux buts. Jérémy Perbet est parti, mais son réalisme semble avoir eu le temps de contaminer le vestiaire carolo. " Tout se joue dans les détails ", confie Baby au moment d'évoquer sa reprise de la tête sur le montant au retour des vestiaires. Les détails, justement, sont carolos depuis le début de la saison. Et quand on a l'impression que, selon l'expression consacrée, " le match peut basculer d'un côté comme de l'autre ", il finit toujours par basculer du côté zébré. Contre Genk, Bruges, Ostende et Waasland-Beveren, la victoire a été conquise dans les dix dernières minutes. Huit points sans lesquels on ne parlerait sans doute déjà plus de play-offs 1 au Mambour. Depuis le début de saison, tous les matches des Carolos se sont terminés avec un but d'écart maximum. Charleroi avance sur un fil. Est-ce de la réussite ? Ivan Leko, installé sur le banc adverse samedi soir, pense plutôt à " une équipe qui sait parfaitement ce qu'elle veut faire. " Comme si les Zèbres avaient joué tellement de duels à pile ou face qu'ils savaient comment faire pour que la pièce tombe de leur côté. Parce que ce n'est pas seulement du hasard. Quand Christophe Diandy envoie une volée imparable dans le coin du but de Marco Bizot pour battre Genk, c'est aussi parce que " les joueurs savaient que Genk n'avait pas beaucoup de monde hors du rectangle sur les deuxièmes ballons ", explique Felice Mazzù. La chance, ça se travaille.PAR GUILLAUME GAUTIER