Mercredi dernier, quelque 800 personnes ont fait la fête au petit hall omnisports de Lakervel : leur équipe, Cuva Houthalen, a battu les Spirou Charleroi 90-87 en seizièmes de finale de la Coupe de Belgique.
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Mercredi dernier, quelque 800 personnes ont fait la fête au petit hall omnisports de Lakervel : leur équipe, Cuva Houthalen, a battu les Spirou Charleroi 90-87 en seizièmes de finale de la Coupe de Belgique. C'est un premier grand succès pour Brian Lynch (34 ans), l'entraîneur de Houthalen. L'Américain, ancien joueur de Bree et des Antwerp Giants, a pris l'équipe en mains la saison passée et l'a immédiatement fait accéder à la Division Deux. " S'il y a une chose dont je me méfie, à présent, c'est de penser que nous avons déjà gagné le titre. Notre objectif principal n'a pas changé : vivre une belle saison en D2 ", précise Lynch. Battre une équipe du calibre de Charleroi n'est pas une mince affaire quand on n'a qu'un seul joueur professionnel, mais Lynch reste réaliste : " Nous ne l'emporterions jamais, au final, dans une série de cinq matches, mais en une seule manche, tout est possible. Je l'ai rappelé à mes joueurs. Après un quart d'heure de jeu, je savais que nous pouvions nous imposer. C'est évidemment un grand moment pour le club et cela hausse certainement le niveau des attentes générales mais ce n'est pas grave. Je suis ambitieux et je suis à la tête d'une formation qui partage mes vues. "Lynch a mis fin à sa carrière active à l'âge de 31 ans pour mieux épauler son épouse, Kim Clijsters. Puisque celle-ci a définitivement mis un terme à sa propre carrière sportive, les rôles sont renversés. " Nous avions conclu un pacte. Elle sait que je souhaite aussi atteindre le plus haut niveau. Ce n'est pas possible en travaillant à temps partiel. Maintenant, elle prend ma place et me permet de me libérer pour faire carrière. Je bénéficie de son soutien total et même plus : elle assiste à tous les matches à domicile de Houthalen. " Depuis des années, on attend Lynch, dans l'espoir de développer enfin un grand projet de basket dans le Limbourg : depuis la disparition de Bree, la province n'a plus de représentant parmi l'élite. L'Américain repousse toutefois les appels du pied. " Cet intérêt est compréhensible, compte tenu de la qualité de mes contacts avec Bob Verbeeck et Golazo, mais permettez-moi d'abord de me concentrer sur mon développement personnel au poste d'entraîneur et sur celui de mon club. Si, un jour, j'ai l'occasion d'entraîner l'Antwerp ou un club néerlandais, je saisirai ma chance. J'ai l'intention de rester dans la région dans les années à venir. La Belgique est un chouette pays. " MATTHIAS STOCKMANS