Pour rencontrer Thomas, il faut vraiment le vouloir. Attendre qu'il ne soit pas blessé (car Arsenal refuse alors tout contact avec la presse), passer outre la grève des chemins de fer britanniques bloquant la ligne menant à St-Albans (ville davantage connue pour son club de rugby des Saracens que pour la présence du centre d'entraînement des Gunners à quelques kilomètres de là), prendre finalement un taxi qui crève quelques kilomètres plus loin et reprendre un autre taxi pour finalement arriver dans ce centre d'entraînement imaginé par Arsène Wenger, et qui trône fièrement dans la campagne anglaise.
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Pour rencontrer Thomas, il faut vraiment le vouloir. Attendre qu'il ne soit pas blessé (car Arsenal refuse alors tout contact avec la presse), passer outre la grève des chemins de fer britanniques bloquant la ligne menant à St-Albans (ville davantage connue pour son club de rugby des Saracens que pour la présence du centre d'entraînement des Gunners à quelques kilomètres de là), prendre finalement un taxi qui crève quelques kilomètres plus loin et reprendre un autre taxi pour finalement arriver dans ce centre d'entraînement imaginé par Arsène Wenger, et qui trône fièrement dans la campagne anglaise. Mais le retour de Vermaelen au premier plan, lui qui enchaîne les perfs défensives et les buts au sein d'une défense qui, depuis son retour, a fini de prendre l'eau, valait bien toutes ces péripéties. Avec lui, Arsenal gagne davantage et surtout encaisse moins ! Certes, encore gêné par des petites blessures, il n'aura pas égalé son record de matches disputés, établi lors de sa première campagne. Mais avec six buts (le défenseur le plus prolifique d'Angleterre, et le quatrième meilleur buteur d'Arsenal en championnat derrière les 27 de Robin Van Persie, les 8 de Théo Walcott et les 7 de Mikel Arteta), Vermaelen s'approche de ses statistiques de 2009-2010 (8 buts) et est redevenu Verminator, même si son exil à gauche lors de la blessure de Kieran Gibbs l'a empêché de donner la pleine mesure de son talent comme défenseur central. " Je ne suis pas mécontent de ma saison mais je sais aussi que je peux être meilleur. Je n'ai que 26 ans et je peux encore franchir un palier. Je dois veiller à ce que chaque saison soit meilleure que la précédente. "C'est donc un Vermaelen, épargné par ses pépins physiques, et devenu en trois ans un des joueurs préférés du public, que l'on rencontre entre une séance pub avec des enfants et une interview à la télévision. Oui, j'ai eu une petite blessure en janvier mais à part ce petit coup d'arrêt, j'ai pratiquement tout joué. Je suis donc assez satisfait. Je n'ai jamais douté. J'ai beaucoup travaillé durant un an pour revenir à niveau. Je me focalisais uniquement sur ma rééducation, sans me préoccuper du temps que cela prendrait. L'année passée, j'ai été éloigné pendant pratiquement un an, c'était frustrant et de temps en temps, j'en avais marre mais je ne me suis jamais éloigné de mon objectif premier : ma revalidation. Non. Je savais que j'allais devoir retrouver le rythme progressivement. A la fin de la saison passée, j'ai pu disputer les deux dernières rencontres de championnat et j'ai vu que cela se passait bien. J'ai alors pu reprendre la préparation. Ni l'un, ni l'autre. Tout le monde n'a pas de tendon supplémentaire autour du talon d'Achille comme moi. J'ai eu la malchance d'avoir ça. On s'en est occupé des deux côtés et je ne devrais plus en souffrir. Mais cela n'a rien à voir avec une question d'adaptation au championnat anglais ni à ma manière de jouer. Je ne suis pas quelqu'un qui a l'habitude de parler en dehors du terrain mais sur celui-ci, je conseille, je donne des ordres tactiques pour que tout tourne parfaitement. C'est peut-être pour cette raison que l'on me perçoit comme un leader. C'est vrai que depuis mon arrivée, je fais partie du onze de base. Dès la première saison, j'ai été habitué à tout jouer. Cela donne évidemment beaucoup de confiance. J'ai toujours reçu du soutien de sa part lorsque j'étais blessé. Une des preuves fut ma prolongation de contrat en octobre, après presqu'une année de blessure. Je ne peux que me féliciter de cette confiance du manager et du club. Bien sûr. Je suis fier de porter le maillot d'Arsenal que je considère comme un club fabuleux. Evoluer en Premier League est également un rêve. Je prends du plaisir chaque semaine. Quand j'ai signé ici, je partais dans l'idée de prendre du plaisir et de profiter de ce transfert. Mais je n'ai pas douté de mon niveau. Je savais que j'arrivais naturellement dans un grand club et je me disais qu'il me faudrait un petit temps d'adaptation. Finalement, j'ai tout de suite été lancé dans la bain et je ne peux que m'en réjouir. J'essaye d'être pro. Tu n'as pas le choix si tu veux évoluer au top. On pense que le football, cela fonctionne seulement avec les pieds mais c'est aussi une question de mentalité. C'est aussi important que le talent. J'ai vu beaucoup de joueurs très talentueux à 15, 16 ans mais qui, par la suite, stagnaient. Parce qu'ils n'avaient pas la mentalité adéquate ou n'étaient pas assez professionnels. Le football est une succession de paliers. Et pour les franchir, il faut travailler. Le début de saison ne fut pas évident. On a très mal débuté avec un point sur 9 et la correction face à Manchester United. Le jeu n'était pas bon, les départs de Samir Nasri et Cesc Fabregas ont certainement joué un rôle, même si, la saison précédente, on n'avait pas pu beaucoup compter sur Fabregas, blessé. Et à cela s'ajoutaient de nombreuses blessures comme celle de Jack Wilshere. A cette époque, on a dû évoluer avec de nombreux jeunes de 18-19 ans. Je me rappelle que contre Liverpool, on avait dû aligner des joueurs dont personne n'avait entendu parler. Mais à la fin du mercato, Arsène Wenger a pu transférer des éléments qui ont équilibré l'équipe. Notamment Mikel Arteta qui nous a apporté de la stabilité. C'est un leader, il est un peu plus âgé et a davantage d'expérience. A partir de ce moment-là, l'équipe a commencé à tourner de mieux en mieux. Vraiment douté, non parce que je savais que la période de transferts n'était pas terminée et que de nouveaux éléments allaient arriver. Mais c'est vrai que j'ai réfléchi à la situation. Je n'étais pas satisfait du début de saison mais de là à douter du club ou de la qualité des joueurs, il y a un pas... A l'intérieur du club et du noyau, il n'y a jamais eu de doutes sur Wenger. C'est toujours facile de regarder les résultats sur une courte période et de limoger l'entraîneur. Mais ce n'est jamais une solution. Quand on voit ce qu'il a réalisé dans le passé pour Arsenal, il a du crédit. Avoir cinq entraîneurs en cinq ans, cela ne constitue pas un gage de stabilité pour un club. Chaque cas est différent. Il n'y a pas de raison précise. Certains veulent découvrir une autre culture, d'autres veulent un meilleur contrat. Cesc voulait, par exemple, revenir dans son pays natal. Je sais juste que ceux qui partent continuent à aimer Arsenal et à venir nous voir. Les départs font partie de l'histoire de chaque club. Non, je ne crois pas. Je crois qu'il y a désormais un groupe de huit équipes qui jouent le haut du tableau et Arsenal en fait partie. Mais on doit bien admettre qu'il y aura toujours des ups and downs. Il n'y a que Barcelone qui peut rester 20 ans au sommet de son championnat. Dire qu'Arsenal ne peut plus rien gagner n'est pas correct. Arsenal fait partie des formations anglaises qui peuvent rêver du titre en début de saison mais il faut tendre à davantage de consistance afin d'obtenir plus de régularité et de décrocher des prix. C'est difficile à expliquer car je ne travaille pas là-bas. Je ne sais pas comment le club fonctionne. Mais cela ne sert à rien de s'occuper des autres. Focalisons-nous sur notre propre évolution ! Van Persie, évidemment, qui a été élu joueur de l'année. Arteta par son calme, sa vision tactique et son expérience. Koscielny fait une très bonne saison derrière. Tout comme, notre gardien, Szczesny. Non, je ne dirais pas cela. Non, non. Laurent a réussi de très bonnes rencontres lorsque j'étais blessé. Cela vient de notre manière de jouer. Non, pas trop. C'est une philosophie. On marque beaucoup mais le désavantage, c'est qu'on encaisse aussi plus facilement. Mais il n'y a pas de raison de changer même si cela comporte certains risques vu qu'il y a davantage de joueurs devant le ballon que derrière celui-ci. On a vu comment Chelsea a joué contre Barcelone. On peut aussi évoluer à dix derrière le ballon mais ce n'est pas notre conception. Oui, notamment les deux backs, Bakary Sagna et Kieran Gibbs, mais on ne peut séparer la défense du reste de l'équipe. Si celle-ci tourne, cela devient beaucoup plus facile pour la défense. Sans doute oui. Non puisque je marque aussi ( il rit). Pas vraiment. On voulait lutter pour le titre. Mais si tu regardes d'où on vient, on ne peut que se montrer satisfait. Cependant, pour les années à venir, Arsenal ne peut pas se contenter de cette troisième place. On doit viser plus haut. Que ce soit en championnat ou en Ligue des Champions... Evidemment. On a connu un soir compliqué à Milan. Tout le monde a été mauvais, moi y compris. On ne sait pas être tout le temps à 100 %. Et ce soir-là, il s'agissait du jour sans dans toute sa splendeur. Et le plus frustrant, c'est de se dire qu'on n'est pas éliminé sur notre valeur. Lors du match retour, on a prouvé qu'on valait, et même qu'on était supérieur à l'AC Milan. Oui. Pff. Après une belle série, on n'a pris qu'un point sur six avec ce partage contre Chelsea et cette défaite à Wigan. Avec six sur six, on serait bien tranquille. Là, le combat s'annonce encore rude avec Newcastle ou Tottenham. D'autant plus que si Chelsea gagne la Ligue des Champions, la quatrième place n'est plus qualificative. A nous donc de conserver cette troisième place. Ou alors il faudra supporter le Bayern ( Il rit). En équipe nationale, c'est devenu assez fréquent. Plus qu'à Arsenal où je n'ai presque jamais évolué à cette position avant cette saison où j'y ai été aligné six ou sept semaines, tout simplement parce que tous les joueurs pouvant évoluer au poste de back gauche étaient blessés. J'accepte pour le bien de l'équipe. Mais Arsène Wenger sait très bien que ma meilleure place demeure dans l'axe. Tout le monde le sait. Wenger, Leekens, tout le monde. Ce n'est tout simplement pas ma position. Un attaquant n'apprécie pas non plus de jouer back droit, par exemple. Pour moi, ce sont deux positions complètement différentes. ( Il sourit) Non, non. Je l'ai rencontré à plusieurs reprises. On n'en a pas parlé mais j'espère qu'il a changé d'avis ( Il rit). Il avait son avis et je n'ai aucun problème avec cela. J'ai beaucoup de respect pour ce qu'il a fait pour le club. C'est une légende. Arsenal a une grande histoire avec les Adams, Henry, Bergkamp, Pirès. Steve Bould est, par exemple, entraîneur chez les -17 ans et c'est important de voir ces légendes encore graviter autour du club car elles sont une source d'inspiration pour nous. Beaucoup d'expérience. Il était très détendu. Il parlait avec tout le monde. Il a, non seulement, marqué des buts importants contre Leeds en Cup ou Sunderland en championnat mais a aussi conseillé les jeunes en dehors du terrain. PAR STÉPHANE VANDE VELDE" Dire qu'Arsenal ne peut plus gagner un titre n'est pas correct. "" Arsenal est une équipe offensive. Il s'agit de notre philosophie. "