Vendredi, le Germinal Beerschot affronte le Racing Genk, en déplacement. " Notre noyau recèle les qualités nécessaires pour jouer avec une certaine domination là,... même si le Racing est redoutable ", affirme Marc Brys.
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Vendredi, le Germinal Beerschot affronte le Racing Genk, en déplacement. " Notre noyau recèle les qualités nécessaires pour jouer avec une certaine domination là,... même si le Racing est redoutable ", affirme Marc Brys. La longue absence des défenseurs Jonas De Roeck et Kris De Wree, piliers de leur compartiment la saison passée, ne semble pas porter préjudice aux Rats. L'entraîneur a trouvé des alternatives sans trop de mal. " Pallier de tels forfaits est un des atouts de ce club. Ne vous y trompez pas, l'absence de ces deux footballeurs constitue quand même un handicap. Un exemple : le registre de De Wree est très différent de celui d' Igor Lolo, qui a reçu une formation de défenseur alors que Kris a été plutôt offensif. De Roeck et Didier Dheedene ont également des qualités différentes. Ces blessures limitent mes choix, j'ai moins de possibilités de varier ma tactique ". Or, Brys aime le changement. Parfois, il aligne trois défenseurs, parfois quatre voire cinq. Il explique : " Si on pratique toujours le même système, chacun connaît parfaitement sa tâche, ce qui constitue un avantage. En revanche, les adversaires peuvent aisément le démanteler. En maîtrisant des tactiques différentes, on est plus dangereux. Avant d'opérer un changement, il faut évidemment se demander s'il ne va pas déconcerter les joueurs. Les résultats du compartiment défensif démontrent que cela ne pose pas problème. Nos joueurs sont modernes et souples. J'étudie tout avec le groupe avant d'opter pour une variante. Il faut impliquer les joueurs dans ce processus. Ils doivent le soutenir, ne pas avoir l'impression que tout change d'une semaine à l'autre, pour rien. Une surprise doit évidemment être positive pour le Germinal Beerschot, favorable au groupe et à la qualité du jeu. Je ne veux pas surprendre pour le plaisir. Certains sont fidèles à une tactique et obtiennent ainsi du succès. Ils ont raison. D'autres utilisent les différents systèmes et ont également des résultats positifs. Ils ont raison aussi. Il n'y a pas une seule solution miracle, valable pour tous. J'étudie bien notre adversaire, je cherche son point faible, les espaces qu'il laisse, tout ce que nous pourrons exploiter. C'est pour ça que j'estime parfois devoir aligner un seul avant-centre, soutenu par deux hommes, ou que je préfère titulariser deux attaquants ". Brys ne trouve pas que son équipe a moins bien joué quand elle n'avait qu'un seul avant. " Regardez notre prestation contre Anderlecht. Prétendre que tous les matches disputés avec un avant n'étaient pas bons est un raccourci dénué de sens ". KRISTOF DE RYCK