Si le Beerschot prend la mesure du Cercle, puis de Charleroi mercredi, il peut encore rêver des PO1 et les PO2 sont quasiment acquis. Ce serait inespéré pour une première saison en D1A. En coulisses, le club a modifié ses statuts. Les Saoudiens, qui détenaient 50% des parts, en ont désormais 75% et les Rats dev...

Si le Beerschot prend la mesure du Cercle, puis de Charleroi mercredi, il peut encore rêver des PO1 et les PO2 sont quasiment acquis. Ce serait inespéré pour une première saison en D1A. En coulisses, le club a modifié ses statuts. Les Saoudiens, qui détenaient 50% des parts, en ont désormais 75% et les Rats deviennent le treizième club de D1 à passer en mains étrangères. Jan Van Winckel, qui représente le prince Abdullah bin Musa'ad bin Abdulaziz Al Saud, et fait la navette entre les deux pays, prend du galon. Jusqu'à présent, il se chargeait des décisions sportives, tandis que Francis Vrancken, le président, s'occupait du reste. "Nos 25% resteront en mains belges, mais il fallait poursuivre la professionnalisation du club." La gestion quotidienne est aux mains de Gunther Dieltjens. Ce glissement des parts s'inscrit dans la volonté du United World Group d'intensifier la collaboration entre ses différents clubs, Sheffield United, Al Hilal (UAE), Kerala United (Inde) et, depuis le 9 mars, Châteauroux (Ligue 2). Peu avant le début de la pandémie, le groupe comptait déjà accentuer son contrôle, surtout au niveau de la communication, du marketing et de la gestion commerciale, mais le virus l'a empêché d'organiser les réunions mensuelles prévues. Les deux parties estiment ce changement profitable à tout le monde. La société de Vrancken est délivrée de l'obligation d'investir encore plus dans un club dont les dépenses augmentent au fur et à mesure de sa professionnalisation, alors que l'argent n'est pas un problème pour l'actionnaire saoudien.