Il y a quelques jours, en recevant la presse, Luciano D'Onofrio a lancé une petite phrase qui passa inaperçue dans tout le flot abondant de ses propos concernant en priorité le Standard. Il s'éleva contre l'absence de contrôles antidopage après les matches en Wallonie et à Bruxelles. D'Onofrio estima, entre les mots, que cela pouvait donner des idées aux adversaires souvent remontés quand ils viennent à Sclessin, par exemple. Pas beso...

Il y a quelques jours, en recevant la presse, Luciano D'Onofrio a lancé une petite phrase qui passa inaperçue dans tout le flot abondant de ses propos concernant en priorité le Standard. Il s'éleva contre l'absence de contrôles antidopage après les matches en Wallonie et à Bruxelles. D'Onofrio estima, entre les mots, que cela pouvait donner des idées aux adversaires souvent remontés quand ils viennent à Sclessin, par exemple. Pas besoin de faire un dessin et ce débat fait actuellement rage en France où un membre de la Ligue Pro a même dit, sans hésiter, que le dopage fait des ravages en D1. A Anderlecht, Alain Courtois a pris le taureau par les cornes dans ce débat: "Cela ne va plus du tout. Il y a un gros problème en matière de dopage et tout le monde n'a pas droit au même règlement. Je n'ai pas de preuves mais je ne suis pas aveugle ou naïf: il y a un fameux vide que ceux qui n'ont pas nécessairement l'esprit sportif peuvent exploiter malhonnêtement, s'ils ne le font déjà. Cette possibilité ne me plaît pas du tout et je vais mener un combat afin qu'il y ait des contrôles antidopage partout. On ne peut pas avoir deux applications de la chasse au dopape, une pour le sud et le centre, une autre pour le nord de notre pays. Actuellement, cette différence peut carrément fausser tout le championnat de D1. C'est une possibilité que nous devons éviter à tout prix. Pour ce faire, j'ai décidé de mettre le paquet et j'irai haut, je verrai le Premier Ministre, Guy Verhofstadt, afin que l'état central intervienne et procède à une uniformisation des règlements en matière de lutte antidopage". Un sujet de conversation qui, au niveau de la direction du Standard et de Liège, a masqué la pauvreté technique d'une affiche dévaluée de la D1. Ce débat survient quelques jours après le contrôle positif subi par Tony Herreman. Un produit illicite a été cité: la caféine. Le Zèbre donne sa version des faits dans ce magazine. Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable comme l'autruche. Le dopage, il convient de l'aborder de face, de le précéder quand c'est possible. L'initiative qu'Alain Courtois prendra sans tarder auprès du Premier Ministre est à inscrire dans ce dernier contexte. N'est-ce pas une façon de souligner que l'Union Belge aurait dû le faire? (P.Bilic)