Quand le sympathique Dominique D'Onofrio avait annoncé qu'il ne désirait plus être coach de l'équipe Première la saison prochaine, on a soudain craint pour les résultats du Standard en fin de saison. On s'est souvenu de déclarations identiques de Robert Waseige juste avant l'envol pour la coupe du Monde asiatique (il allait quitter l'équipe nationale pour le Standard) et, il y a un an, quand il ne put cacher qu'il quitterait les Zèbres pour l'Algérie.
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Quand le sympathique Dominique D'Onofrio avait annoncé qu'il ne désirait plus être coach de l'équipe Première la saison prochaine, on a soudain craint pour les résultats du Standard en fin de saison. On s'est souvenu de déclarations identiques de Robert Waseige juste avant l'envol pour la coupe du Monde asiatique (il allait quitter l'équipe nationale pour le Standard) et, il y a un an, quand il ne put cacher qu'il quitterait les Zèbres pour l'Algérie. Dans les deux cas, il y a eu du flottement au niveau de l'équipe, c'est le moins que l'on puisse écrire. Au Standard, par contre, l'annonce faite aux joueurs n'a pas du tout influé sur leur concentration ; demandez aux Trudonnaires ce qu'ils en pensent. En plus, DD a modifié son équipe en la rendant encore plus saignante. Les Rouches ont intérêt à continuer sur la même lancée et à décrocher la place européenne qui était leur ambition en début de saison. Il y a de bonnes chances que Dominique D'Onofrio termine parfaitement son mandat de coach principal dans le club de son c£ur... Quant à savoir s'il va le quitter ou être recyclé dans le staff technique, on penchera pour la seconde option. Car si c'est vrai que le Standard modifie systématiquement son personnel/joueurs en profitant au maximum des mercati, l'ancrage liégeois dirigeant est de plus en plus bétonné. Et dans cette optique, on ne devrait pas pouvoir se passer de lui. Il devrait donc affronter les problèmes que posera sa propre succession, car il sera très délicat de trouver quelqu'un d'aussi souple et inventif que lui. A Charleroi, le président Abbas Bayat a rapidement compris qu'il avait vu juste en engageant Jacky Mathijssen. " L'élément le plus important d'une bonne équipe, c'est le coach ", nous avait-il dit début janvier. " Avec Jacky, nous avons trouvé la perle rare. C'est bien d'avoir de bons joueurs, mais il y a beaucoup de bons joueurs sur le marché, le tout c'est de trouver le coach qui parvient à les faire bien jouer ". A Mons, il y a un an, le Club Bruges venait remporter une victoire historique de 0-9 et le coach des Dragons Sergio Brio allait applaudir et sauter de joie devant ses supporters dès le coup de sifflet final donné. Beaucoup avaient trouvé son geste déplacé : son équipe était ridiculisée et il affichait sa satisfaction. Pourtant, il avait sauvé le club de la D2. On ne saura évidemment jamais où Mons en serait maintenant si Brio était resté (il ne saurait pas être plus mal classé, en tout cas !) et le président Dominique Leone ne peut pas ne pas s'être posé la question. Le fait d'avoir noirci Brio n'a pas suffi à sauver Mons, en tout cas. Le coach louviérois Albert Cartier est la révélation de la profession cette saison en Belgique mais il n'a pas l'air de valoir son poids en or pour son président Filippo Gaone. Dommage pour les Loups, sans aucun doute. On espère toutefois que Cartier restera dans notre championnat car il y a apporté énormément de compétence. Robert Waseige a bien changé : en restant calme et posé face au mélodrame bruxellois permanent, il rend un service énorme à son volcanique président Johan Vermeersch qui démontre que le fait d'avoir été un ancien joueur et coach de haut niveau ne garantit pas une conduite parfaite comme numéro 1 d'un club. Il y a un an, Vermeersch s'autoproclamait chantre d'une grande association bruxelloise de football. Aujourd'hui, il n'a pas d'argent pour payer son électricité et les salaires de ses joueurs ont un peu de retard. Pas très professionnel... A l'automne dernier, le manager général anderlechtois Herman Van Holsbeeck nous avait demandé de manière abrupte : -Vous avez un problème avec Monsieur Broos, Monsieur Baete ? Référence à nos critiques incessantes sur le travail du mentor mauve d'alors. Nous avions répondu : - Non, Monsieur Van Holsbeeck, c'est Monsieur Broos qui a un problème avec nous. Apparemment, c'est Van Holsbeeck qui avait un problème avec Broos mais il ne se l'avouait pas encore. Il déboucha pourtant sur son licenciement et la nomination de Franky Vercauteren. Ce dernier a garanti la deuxième place longtemps douteuse, mais il ne faudrait pas oublier que pour passer à la vitesse supérieure, il est impératif qu'on lui fasse une confiance aveugle. Comme le Standard l'a fait à DD...n John BaeteVercauteren a maintenant besoin de bénéficier d'AUTANT DE CONFIANCE que Dominique D'Onofrio en a eu