L'énorme crédit dont jouissait Paul Clement au Cercle Bruges, malgré onze défaites lors des treize dernières journées n'a pas suffi. L'Anglais avait été désigné par Paul Mitchell, le directeur technique de l'AS Monaco, qui supervise les deux clubs et avait une antenne à Bruges. Les rapports étaient positifs: Cle...

L'énorme crédit dont jouissait Paul Clement au Cercle Bruges, malgré onze défaites lors des treize dernières journées n'a pas suffi. L'Anglais avait été désigné par Paul Mitchell, le directeur technique de l'AS Monaco, qui supervise les deux clubs et avait une antenne à Bruges. Les rapports étaient positifs: Clement et son staff faisaient de l'excellent travail avec les talents disponibles. Les premiers mois ont été bons, mais le Cercle a ensuite connu un passage à vide, qui s'est éternisé. Clement a pardonné Kylian Hazard et lui a offert une nouvelle chance avant de le laisser tomber, faute de rendement. Ça a fâché les supporters, d'autant que les résultats ne suivaient pas et que les rivaux de l'équipe commençaient à gagner des points. Le Cercle a longtemps cru que Clement parviendrait à renverser la situation, moyennant quelques transferts en janvier, et le ramènerait dans le ventre mou. Jusqu'au week-end dernier, contre Saint-Trond. Deux actions géniales de Christian Brüls ont mis les Brugeois K.O. La remontada attendue devra être initiée par un autre entraîneur. Clement avait déjà effectué de nombreux essais: une défense à trois, puis à quatre, deux avants, un 4-3-3, un 3-4-3, un 3-5-2, Hotic en 10, puis Hazard et, dimanche, Van Der Bruggen. Le Cercle a souvent monopolisé le ballon sans l'emporter. La structure interne est parfaite, les talents ne manquent pas, le club ne ménage pas ses efforts et ne regarde pas à la dépense pour préparer tous ses joueurs de manière optimale. Seuls les résultats font défaut. Or, ils sont essentiels...