La métamorphose du Cercle la saison passée, sous la direction de Dominik Thalhammer, a été frappante. Les Vert et Noir sont devenus la meilleure équipe du pays en matière de pressing. Leurs adversaires ont éprouvé du mal à trouver une parade au jeu dominateur du Cercle. L'entraîneur autrichien savait cependant qu'il devait affiner le football de son équipe, les autres formations essayant de s'adapter à sa stratégie.
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La métamorphose du Cercle la saison passée, sous la direction de Dominik Thalhammer, a été frappante. Les Vert et Noir sont devenus la meilleure équipe du pays en matière de pressing. Leurs adversaires ont éprouvé du mal à trouver une parade au jeu dominateur du Cercle. L'entraîneur autrichien savait cependant qu'il devait affiner le football de son équipe, les autres formations essayant de s'adapter à sa stratégie. Toute la préparation du Cercle a été établie en fonction de cet objectif. Chaque séance comporte un élément de pressing, qu'on tente de perfectionner. C'est la nouvelle identité de l'association. Thalhammer est animé par une vision. Son point de départ ne change pas: il sera toujours difficile de jouer contre le Cercle, qui doit essayer de stresser son adversaire, en développant un style particulier, très clair. En mettant la pression, avec un football agressif, empreint de risques et surtout extrêmement offensif. En ce sens, le Cercle est plus avancé qu'il y a douze mois. Dès le premier jour, Thalhammer a pu donner à l'équipe le cap qu'il voulait et ses joueurs se sentent bien dans ce système qui leur a valu des succès la saison passée, un système auquel ils croient vraiment. Le Cercle mise sur la continuité, la stabilité. Il a conservé 95% de son noyau. Seul le départ de RabbiMatondo constitue une perte sèche. L'ailier gallois, prêté par Schalke 04, a inscrit neuf goals la saison dernière et le groupe appréciait beaucoup sa mentalité. Le Cercle était disposé à lever l'option d'achat et à verser les trois millions requis à Schalke 04, mais il a jugé excessives les exigences salariales de Matondo, entre-temps transféré aux Glasgow Rangers. Même avec le soutien de l'AS Monaco, l'association ne se défait pas de son identité. Jusqu'à présent, le Cercle est resté relativement anonyme sur le marché des transferts. Il y a bien l'arrivée de l'ailier allemand Emilio Kehrer, un international espoir, ce qui est quand même un signe de talent. Et de l'attaquant japonais Ayase Ueda. On ignore encore dans quelle mesure le Cercle va encore se renforcer. On ne sait pas davantage si les cinq jeunes footballeurs de Monaco qui s'entraînent actuellement avec le Cercle vont constituer des renforts ou être renvoyés à l'expéditeur. La principale avancée est ailleurs: le Cercle a une base, tout le monde maîtrise le football prôné par l'entraîneur. Les joueurs savent que faire en toutes circonstances. C'est un aspect sur lequel on insiste, jour après jour. L'équipe-type est globalement identique à celle de l'exercice précédent. Il ne reste des points d'interrogation qu'autour du gardien, Thomas Didillion. Ces dernières semaines, le Français s'est entraîné avec l'AS Monaco et il n'est pas impossible qu'il reste dans la Principauté. Le Cercle dispose toutefois d'un excellent remplaçant, le Brésilien Warleson, qui a régulièrement joué en fin de saison. Le Cercle entame donc la nouvelle saison avec une identité encore plus marquée. Et un nouveau logo, qui n'a pas séduit tout le monde initialement, mais qui doit symboliser le renouveau. Le Cercle se gardera de s'épandre en déclarations fracassantes à l'aube de cet étrange championnat. Il va se contenter de poursuivre sa route. Elle doit lui permettre de vivre une saison dénue de souci. Le Cercle est également décidé à offrir leur chance à ses jeunes et à leur permettre d'éclater, avec l'aide de l'AS Monaco. Les critiques émises au début de cette collaboration se sont tues depuis belle lurette. Car tout le monde en profite, au sein de l'association.