Ceci dit, une vraie prison, au Japon, ce n'est pas une sinécure. Si la violence physique n'y est pas répandue, la pression mentale est très pénible. Si je suis bien renseigné, il y a deux prisonniers belges au Japon. Un homme et une femme. On autorise une visite toutes les deux semaines. Une visite d'une heure. Sans contact direct. Sans contact visuel. Pas même avec les geôliers. Les prisonniers ne peuvent recevoir que de petites quantités de nourriture en cadeau et encore moins de lecture. Celle-ci est soumise, com...

Ceci dit, une vraie prison, au Japon, ce n'est pas une sinécure. Si la violence physique n'y est pas répandue, la pression mentale est très pénible. Si je suis bien renseigné, il y a deux prisonniers belges au Japon. Un homme et une femme. On autorise une visite toutes les deux semaines. Une visite d'une heure. Sans contact direct. Sans contact visuel. Pas même avec les geôliers. Les prisonniers ne peuvent recevoir que de petites quantités de nourriture en cadeau et encore moins de lecture. Celle-ci est soumise, comme le courrier, à une censure très stricte. Les repas sont calculés en fonction du minimum vital de calories. Il est interdit de parler. Les règles sont extrêmement strictes. On les explique aux prisonniers en japonais. Les "hôtes" étrangers n'ont qu'à découvrir le règlement au fil de leurs expériences... Les cellules sont éclairées en permanence.On prononce et on exécute des peines de mort. La famille du condamné n'est informée qu'après l'exécution de celui-ci. Peut-elle venir chercher les effets du défunt et s'acquitter des frais de l'exécution, du même coup? Merci beaucoup.Quelle extradition?Le Japon n'a pas beaucoup de traités d'extradition avec d'autres pays. A la grande joie de la famille de l'ex-président politicien péruvien AlbertoFujimori. Celui-ci s'est brusquement souvenu de l'endroit où il avait glissé son passeport japonais alors que durant les campagnes électorales péruvienne, il avait martelé sur tous les tons qu'il n'était pas né au Japon et n'en possédait pas la nationalité. On peut comprendre qu'il tente ainsi de sauver sa peau. Par contre, on apprécie moins le fait que le gouvernement japonais se prête sans scrupule à ce petit jeu. Une université japonaise a même offert une chaire de professeur à Fujimori. Une centaine de Péruviens ont manifesté leur réprobation devant l'université. Les étudiants japonais ont quand même rempli l'auditoire. Le Japon changeMonsieur Oh, manager des Fukuoka Hawks, une équipe de baseball, détient le record d' homeruns au Japon depuis des lustres. Il y a quelques saisons, un joueur importé des Etats-Unis a égalé le record de Monsieur Oh alors qu'il lui restait quatre matches à jouer. Monsieur Oh a donné des instructions à son pitcher: il fallait neutraliser le gaillard. Les autres managers l'ont soutenu. Monsieur Oh a conservé son record. Cette saison, un second joueur US a égalé le record de Monsieur Oh, cette fois à sept matches de la fin. La presse nipponne anglophone espère davantage de dignité de la part de Monsieur Oh. Monsieur Oh est toujours recordman. Mais le Japon change, me dit-on.Robert Maes,