par Simon Barzyczak

Tu dis te plaire sur la RTBF mais tu commenteras le cyclisme aux JO et le Mondial pour France Télévisions. La presse française t'annonce aussi pour le Tour 2013. Départ en vue ?

Je commente les championnats du monde sur route depuis plusieurs saisons pour France Télévisions car Laurent Jalabert, d'habitude consultant, est sélectionneur national. Ce sera pareil aux JO. Le Tour 2013, c'est du vent. Pour 2012, j'ai seulement resigné un bail avec la RTBF en novembre 2011. Michel Lecomte m'avait parlé des audiences exceptionnelles du dernier Tour et contrairement à France Télévisions, la RTBF m'offrait de commenter aussi les classiques. 2013, c'est loin. D'ici là, je serai peut-être amené à endosser d'autres responsabilités.

Quelles différences notes-tu entre Rodrigo Beenkens et Laurent Bruwier ?

Rodrigo est perfectionniste et bosse beaucoup. Rien n'est laissé au hasard. Il reconnaît constamment le final des classiques, il passe en revue tous les articles de presse le matin des étapes du Tour de France... Quand on traverse l'Alpe d'Huez, tous les Belges veulent faire une photo avec lui ! Laurent, qui a aussi une connaissance parfaite, est plus discret, plus réservé. Vivre une course avec Rodrigo est impressionnant. Je me souviens de son explosion de joie lors de la victoire de Philippe Gilbert à Liège-Bastogne-Liège.

Avec qui partirais-tu en vacances ?

Difficile ! (il éclate de rire) Je partirai cinq jours avec l'un, cinq jours avec l'autre.

Sud Presse t'a qualifié de meilleur consultant tous sports confondus !

C'est flatteur. J'essaie de faire passer mes 14 années d'expérience et j'ai reçu plus de commentaires positifs que négatifs. J'ai été très surpris en débarquant dans le milieu. Quand on est coureur, on ne s'imagine pas la fourmilière qui s'agite en coulisses, la longueur des câbles de retransmission,... On comprend mieux certaines données, comme les difficultés d'organisation, le fait que ce soit tel lieu qui soit choisi comme arrivée, etc.

Tu as un code quand tu commentes ?

Soit on se tape amicalement sur le bras, soit on écrit un mot sur un morceau de papier.

Ton rituel avant un direct ?

Je passe aux toilettes car c'est difficile de se libérer durant trois à quatre heures de direct. Puis, avec Rodrigo ou Laurent, on fait comme les basketteurs un " poing contre poing " pour se souhaiter bonne chance.

L'incident le plus bizarre qui te soit arrivé ?

L'année dernière, les conditions étaient épouvantables lors de l'arrivée au Mûr-de-Bretagne. Le vent chassait la pluie sur le plateau de télévision qui était complètement inondé. Nos jambes étaient trempées !

Le gars le plus sympa dans le milieu ?

Sean Kelly qui travaille aussi pour la télé. Les journalistes et les consultants forment une véritable famille et s'échangent fréquemment des infos.

par Simon BarzyczakJe commente les championnats du monde sur route depuis plusieurs saisons pour France Télévisions car Laurent Jalabert, d'habitude consultant, est sélectionneur national. Ce sera pareil aux JO. Le Tour 2013, c'est du vent. Pour 2012, j'ai seulement resigné un bail avec la RTBF en novembre 2011. Michel Lecomte m'avait parlé des audiences exceptionnelles du dernier Tour et contrairement à France Télévisions, la RTBF m'offrait de commenter aussi les classiques. 2013, c'est loin. D'ici là, je serai peut-être amené à endosser d'autres responsabilités. Rodrigo est perfectionniste et bosse beaucoup. Rien n'est laissé au hasard. Il reconnaît constamment le final des classiques, il passe en revue tous les articles de presse le matin des étapes du Tour de France... Quand on traverse l'Alpe d'Huez, tous les Belges veulent faire une photo avec lui ! Laurent, qui a aussi une connaissance parfaite, est plus discret, plus réservé. Vivre une course avec Rodrigo est impressionnant. Je me souviens de son explosion de joie lors de la victoire de Philippe Gilbert à Liège-Bastogne-Liège. Difficile ! (il éclate de rire) Je partirai cinq jours avec l'un, cinq jours avec l'autre. C'est flatteur. J'essaie de faire passer mes 14 années d'expérience et j'ai reçu plus de commentaires positifs que négatifs. J'ai été très surpris en débarquant dans le milieu. Quand on est coureur, on ne s'imagine pas la fourmilière qui s'agite en coulisses, la longueur des câbles de retransmission,... On comprend mieux certaines données, comme les difficultés d'organisation, le fait que ce soit tel lieu qui soit choisi comme arrivée, etc. Soit on se tape amicalement sur le bras, soit on écrit un mot sur un morceau de papier. Je passe aux toilettes car c'est difficile de se libérer durant trois à quatre heures de direct. Puis, avec Rodrigo ou Laurent, on fait comme les basketteurs un " poing contre poing " pour se souhaiter bonne chance. L'année dernière, les conditions étaient épouvantables lors de l'arrivée au Mûr-de-Bretagne. Le vent chassait la pluie sur le plateau de télévision qui était complètement inondé. Nos jambes étaient trempées ! Sean Kelly qui travaille aussi pour la télé. Les journalistes et les consultants forment une véritable famille et s'échangent fréquemment des infos.