Invité à dépanner il y a quelques années, l'ex-cycliste français Cédric Vasseur est aujourd'hui le consultant officiel de la RTBF durant tout le Tour de France.
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Invité à dépanner il y a quelques années, l'ex-cycliste français Cédric Vasseur est aujourd'hui le consultant officiel de la RTBF durant tout le Tour de France. France Télévisions vous voulait. Pourquoi avoir opté pour une chaîne belge ?En France, j'aurais rejoint un groupe bien fourni avec Laurent Jalabert, Laurent Fignon,... Sur la RTBF, qui a été plus rapide à me proposer ce poste, j'aurai droit à une exposition plus large. J'ai été pro pendant 14 ans, j'habite à Lille, je connais bien Maxime Monfort et Philippe Gilbert et j'ai été équipier de Tom Boonen chez Quick Step. Je ne pense pas être un inconnu pour le public belge. C'est votre troisième Tour avec la RTBF. J'ai commencé en 2008. J'étais président du CPA, l'association internationale des coureurs cyclistes professionnels, et Laurent Bruwier cherchait quelqu'un pour la troisième semaine car John Lelangue, leur consultant, n'était plus disponible. Rebelote en 2009. Cette saison, j'ai été convié à commenter les classiques. Après Liège-Bastogne-Liège, on a discuté du Tour et j'ai pris la balle au bond. Lors de cette édition, vous partagez le micro avec Bruwier. Il y a deux ans, c'est lui qui m'a appris les ficelles du métier. Nous sommes devenus très complices et sommes quasi en contact permanent. J'espère qu'on sera l'un des meilleurs tandems du Tour ! A l'inverse de Lelangue, qui raisonnait plus comme un directeur de course, je vais essayer d'apporter mon £il d'ancien coureur. Je veux expliquer les sensations du cycliste, les mouvements dans le peloton,... Il y a aussi une vie derrière la ligne d'arrivée que le spectateur ignore et que j'aimerais lui faire découvrir. Pourquoi avez-vous démissionné du CPA en novembre 2009 ?Car être le porte-parole de 860 coureurs de 45 nationalités différentes est impossible. Il y avait beaucoup de tiraillements avec les associations nationales. Très peu d'actions sont menées à leurs termes. Un coureur a plus besoin d'un avocat et d'un manager que d'un porte-parole. Gianni Bugno, mon successeur, en a pris conscience et râle sec. En plus, je voyageais de Lausanne à Madrid en passant par Milan sans être rémunéré. L'expérience a été enrichissante. J'ai découvert l'envers du décor. Par exemple, quand j'étais coureur, je n'avais aucun contact avec les organisateurs. Je ne connaissais même pas leur nom ! Mais j'avais besoin d'autre chose. A 39 ans, je suis en transition. C'est le bon âge pour être consultant. TF1 ou France 2 ne font-ils pas appel à de jeunes ex-champions du monde comme Robert Pirès, Emmanuel Petit, etc ?