Le cogneur de Genk n'est pas parvenu à mettre le nez à la fenêtre face à ses anciennes couleurs montoises. Daré Nibombe ne lui a pas permis d'émerger dans les airs. Il est vrai que le défenseur togolais des Montois ressemble plus à Michaël Jordan qu'à un footballeur avec ses 196 centimètres sous la toise.
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Le cogneur de Genk n'est pas parvenu à mettre le nez à la fenêtre face à ses anciennes couleurs montoises. Daré Nibombe ne lui a pas permis d'émerger dans les airs. Il est vrai que le défenseur togolais des Montois ressemble plus à Michaël Jordan qu'à un footballeur avec ses 196 centimètres sous la toise. Cédric Roussel : Excusez-moi mais on ne peut pas comparer ces deux matches. Si nous avons pris des précautions dans notre occupation du terrain à Sclessin, notre ambition était aussi d'être présent dans le camp adverse, comme l'ont prouvé nos buts. Par contre, Mons est venu à Genk avec un objectif bien précis : sa seule intention était de décrocher le nul blanc. Les joueurs montois ont tout fait afin de respecter le plan de leur entraîneur. Mais pour le plaisir de jouer, il faudrait demander l'avis de Zoran Ban qui a passé 90 minutes tout seul. Je sais évidemment que Mons est dans une situation difficile au classement général. Cela explique les choix tactiques mais, même si je peux comprendre le cap désigné, c'est triste quand même pour le football. Mons n'a jamais joué de la sorte la saison passée. Je retiens d'abord que Genk a passé 95 % du temps de jeu devant le rectangle du gardien de but montois. Le mur était épais et, en effet, très élevé avec notamment la présence de Daré Nibombe en son centre. Il a signé un bon match, c'est vrai, mais j'ai quand même l'impression qu'il joue beaucoup avec les mains. Alors, c'est très dur pour celui qu'il marque. Pour nous, vu la densité de la défense adverse, et les pertes de temps, il était difficile de trouver l'ouverture. La déception était évidemment très grande dans notre vestiaire à l'issue de cette rencontre. Je suis à Genk et je ne veux plus parler éternellement de Mons. La page est tournée et je n'ai insulté personne. Maintenant, c'est vrai, je ne donnerai plus jamais la main à Jean-Claude Verbist, le manager de Mons. Il a sa vie, j'ai la mienne, point final. Je préfère, de loin, m'intéresser à ce qui se passe sur le terrain. (P. Bilic) Propos recueillis par Pierre Danvoye