Grosse surprise, la semaine dernière, lorsqu'on a appris le départ de Cédric Roussel pour le club russe de Rubin Kazan. Si l'on savait l'attaquant désireux de quitter Genk, on ne s'attendait pas à le voir prendre la direction de l'Est européen.
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Grosse surprise, la semaine dernière, lorsqu'on a appris le départ de Cédric Roussel pour le club russe de Rubin Kazan. Si l'on savait l'attaquant désireux de quitter Genk, on ne s'attendait pas à le voir prendre la direction de l'Est européen. Cédric Roussel : J'ai d'abord voulu me rendre compte à quoi ressemblait la ville. Ma première impression fut déprimante : une ville industrielle, grise, où le niveau de vie apparaissait largement inférieur à ce que l'on connaît chez nous. Me voyant pour le moins hésitant, le président a organisé, le soir, un dîner avec les Brésiliens du club. Ceux-ci m'ont montré les beaux quartiers de la ville. On m'a aussi montré un appartement d'un standing bien supérieur à ceux que j'avais visités précédemment. Et le président a fourni un effort supplémentaire sur le plan financier. En outre, j'ai appris que si je revenais à Genk, c'était pour être relégué dans le noyau B. Tout cela a fait que j'ai finalement cédé et qu'en fin de soirée, j'ai apposé ma signature au bas d'un contrat de trois ans. Dès la première semaine d'entraînement. A 26 ans, j'ai déjà travaillé avec de nombreux techniciens et je me rends compte directement si j'entre dans leurs plans ou pas. Ici, cela n'allait pas du tout. Le match de Coupe Intertoto à Marek Dubnitza a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. J'ai couru tout seul en pointe, pendant 45 minutes, par une température de 40°, et en deuxième mi-temps on m'a retiré pour jouer avec... deux attaquants. Beaucoup de choses, finalement. Certains prétendent que j'irai m'enterrer là-bas, mais ce n'est pas mon avis. D'abord, c'est un club européen : il disputera mercredi prochain la Coupe de l'UEFA face au Rapid Vienne. Ensuite, c'est un club ambitieux qui a terminé troisième du dernier championnat de Russie et qui espère poursuivre dans cette voie. La Russie, et les pays de l'Est dans leur ensemble, attirent de plus en plus de joueurs occidentaux : des Brésiliens, des Italiens. On ne doit donc pas y vivre aussi mal que cela. Financièrement, le contrat qu'on m'a proposé était très intéressant. Et, si je m'impose, j'attirerai peut-être l'attention des grands clubs moscovites. Car, j'en suis persuadé : un retour en Belgique, ou en Europe Occidentale, passera d'abord par Moscou. En clair : j'espère rebondir en Russie. Si j'étais resté à Genk, là je me serais enterré... (D. Devos) D.Devos