15/08/2015 08 : 00

Je me lève et, comme tous les samedis, je vais acheter des croissants. Je fais une promenade en passant par l'église. Je n'y pénètre pas mais je fais le signe de la croix et je demande à Dieu de garder ma famille en bonne santé. Mon beau-père est décédé l'année dernière d'un cancer et ma belle-mère souffre de la même maladie. Toutefois, après sa dernière chimiothérapie, les médecins étaient très optimistes.
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Je me lève et, comme tous les samedis, je vais acheter des croissants. Je fais une promenade en passant par l'église. Je n'y pénètre pas mais je fais le signe de la croix et je demande à Dieu de garder ma famille en bonne santé. Mon beau-père est décédé l'année dernière d'un cancer et ma belle-mère souffre de la même maladie. Toutefois, après sa dernière chimiothérapie, les médecins étaient très optimistes. De retour à la maison, je fais le café pour déjeuner en famille. Le 15 août est un jour férié. Ma femme et mon fils aîné ne travaillent donc pas. Mon cadet file vite. Il étudie la fiscalité et prépare ses examens de repêchage. A dix heures, ma femme se rend chez sa mère, mon aîné va au fitness. Moi, je lis les journaux et je passe en revue les nouvelles sur internet. Je repasse mon analyse vidéo, je me change et à 11.30 h, je pars pour Mouscron. Le rendez-vous est fixé à 13.30 heures mais je veux être là une heure à l'avance. Arrivée au club. Je bavarde avec les personnes qui préparent le repas et bois un café dans mon bureau. Entretien avec le staff médical. Repas commun : potage, pâtes, saumon ou poisson, fruit et tarte au riz. Les joueurs sont libres jusqu'à 16 heures. La plupart se reposent ou regardent la télévision. Les sept footballeurs non-repris s'entraînent avec Olivier, le préparateur physique, et Hans, l'entraîneur des gardiens. Pendant ce temps, mon T2 et moi couchons la théorie sur papier. Le groupe fait une petite balade, emmené par Olivier et Hans. Un quart d'heure de théorie. Ensuite, les kinésithérapeutes se mettent au boulot. Je bois encore un café en attendant la composition définitive du Standard et je l'écris sur le tableau du vestiaire. Le délégué du Standard parle depuis dix minutes au quatrième arbitre. Pourquoi ? Je m'inquiète car Mouscron a dû lutter contre tout le monde pour conserver sa licence et tout le monde part du principe que nous allons descendre. C'est peut-être un simple hasard : on ne siffle pas des fautes ni même des hors-jeu flagrants mais un entraîneur doit se méfier. Nous méritons une vraie chance ! Début du match. Il y a plus de monde et d'ambiance que lors de notre premier match à domicile. Nous sommes menés mais réagissons bien. C'est la joie : tout le monde court vers le banc. En seconde période, je m'énerve plusieurs fois des décisions arbitrales mais aussi parce qu'à cinq reprises, nous reculons. Mais nous avons bien mérité le point et c'est important. C'est une base de travail. Je peux dire que nous progressons. Après les interviews et la conférence de presse, je rejoins mon bureau pour me calmer. J'avale encore un café avant de rejoindre le buffet froid, en compagnie du délégué, Patrick. Nous retrouvons les sponsors et les VIP ainsi que quelques représentants des nouveaux investisseurs. A dix heures, nous tenons une brève réunion. Nous sommes sur la même longueur d'ondes : à partir de la semaine prochaine, il y aura toujours une personne de liaison entre le staff et les investisseurs au club. Ceux-ci savent que le noyau a besoin de gabarits, de joueurs disposant d'une expérience de la D1 capables de prester immédiatement dans l'axe et d'un avant-centre. Je reprends la route de Loppem. En route, je téléphone à mon analyste vidéo, auquel je confie deux missions de plus. A la maison, ma femme et mes fils m'attendent. Nous regardons le résumé du match. Quand ils vont se coucher, je me repasse les images du match jusqu'à une heure et demie. Puis je mets le réveil sur 6.45 h car je veux être à Mouscron à huit heures. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE - PHOTO BELGAIMAGE