Avant que les ténors européens ne reprennent, on va encore se faire des petits plaisirs avec des histoires de rien du tout mais qui veulent dire beaucoup. Des histoires qu'on aurait pu écrire après un apéro d'été qui commence à 11 heures et se finit quand... quelle que soit l'heure, ça rime avec bonheur.
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Avant que les ténors européens ne reprennent, on va encore se faire des petits plaisirs avec des histoires de rien du tout mais qui veulent dire beaucoup. Des histoires qu'on aurait pu écrire après un apéro d'été qui commence à 11 heures et se finit quand... quelle que soit l'heure, ça rime avec bonheur. Wayne Rooney et Romelu Lukaku, viennent de se croiser. Un jour, ils ont pris le même chemin, pour la même destination. Pour Rooney, c'était il y a 13 ans. Il quittait le club de son coeur pour celui avec lequel tu ne peux que gagner des titres. C'est fait pour Rooney. Cinq fois champion, une Ligue des Champions et tout le reste. Romelu ne rêve que de ça. Et l'histoire nous dira peut être que le Rom rêvera dans la même étoffe que le " Roo ". Wayne vient de confier que, durant ses 13 années à ManU, il a dormi chaque nuit avec un pyjama aux couleurs d'Everton. Seule certitude, la taille sera différente. Quasi certitude, le bleu virera plutôt vers le mauve pour notre Diable décidément de plus en plus rouge. Les deux mégastars croiseront cette saison, les mégas burnés d'Huddersfield. 5e de la saison régulière avec une différence de buts...négative. Ils accèdent à la Premier League via un dernier match de play-offs qui se termine par un 0-0 et une victoire aux tirs aux buts. La meilleure attaque, c'est la défense. Pas champion donc, mais promu. Dans l'histoire du foot, une équipe brésilienne a été championne de D1 en ayant moins marqué qu'encaissé. En 1985, Coritiba a mis 25 buts en 29 matchs de championnat. Suffisant pour trôner sur le toit du pays foot samba. Un paradoxe à une époque où il y avait des groupes puis des play-offs et tralala. Lors de la première phase, ils terminent huitièmes sur les 10 équipes de leur groupe. Pas de soucis qualifié quand même et champion à la fin. Elle n'est pas belle la vie ? Pour Portsmouth aussi. En League two (D4 chez nous), ils ne sont passés en tête qu'à 32 minutes de la fin du championnat. Cela nous rappelle la saison de folie de Liga espagnole en 91/92. Le Barça a couru derrière le Real Madrid toute la saison et passe devant à 18 minutes de la fin du dernier match. Olééééééé Passons aux cas individuels. Les joueurs qui veulent bien bouger, mais pas trop. Il y en a un qui a joué dans 10 clubs différents de la même ville. Un certain Jody Banim. Formé à Manchester United, il a écumé tous les autres clubs mancuniens dans des divisions inférieures. Le plus marrant, c'est qu'en tant que coach il est parti loin à ... Londres et puis très loin aux USA. Parlons de Londres où un certain Clive Allen a joué pour tous les clubs du top Londonien. QPR, Arsenal, Chelsea, Tottenham, Milwall, West Ham et Crystal Palace. Vous avez bien compté. Sept clubs de la même ville. Y a pas à dire, l'emblème de la ville est plus fort que la couleur du maillot. Plus connu encore, un certain Rivaldo a joué dans 15 clubs tout au long de sa carrière dont six à Sao Paulo. Bon, nous c'est au Barça qu'on l'a bien connu. Club avec lequel il a joué la Ligue des Champions. Normal pour lui. Beaucoup moins banal pour un certain Georg Margreitter. Lui, il a réussi la perf de se faire louer d'un club de D3 anglaise au FC Copenhague avec lequel il a directement joué la belle aux grandes oreilles. Well done, man. Terminons notre tour du foot dans tous ses états par notre beau pays. Et rappelons-nous que nous sommes le pays du surréalisme. En 1934, notre équipe nationale s'est qualifiée pour la Coupe du Monde sans gagner le moindre match de qualif. 40 ans plus tard, le boomerang nous revient en pleine surface. Malgré des qualifs dignes d'Eden et les autres avec quatre victoires et deux partages, nos petits Belges passent à la trappe à la différence de buts au détriment des Hollandais. A l'époque où l'argent et les arrangements n'étaient pas encore devenus aussi importants que le ballon et les résultats, le surréalisme donnait les mêmes aberrations que l'hyperréalisme. On vit dans un monde de fous... PAR FRÉDÉRIC WASEIGE