Le nouveau président de la Ligue Pro, Ivan De Witte, est un psychologue de formation qui a fait fortune dans le secteur des chasseurs de têtes (il vient de vendre son bureau aux Américains) et qui a débarrassé La Gantoise de ses soucis financiers. Le voici maintenant plébiscité à la tête de la Ligue Pro à un moment historique du foot belge. La pression politique communautaire est plus forte que jamais et les clubs - pour bénéficier des subsides sportifs selon les schémas des deux administrations compétentes (l'ADEPS pour la francophonie et le BLOSO pour la Flandre) - doivent penser à se déterminer. A terme, cette nouvelle donne emportera le splitsing de l'Union Belge en deux ailes avec une coupole fédérale pour tout ce qui concerne le football international de clubs et de l'équipe nationale. A l'exclusion du championnat national puisque...

Le nouveau président de la Ligue Pro, Ivan De Witte, est un psychologue de formation qui a fait fortune dans le secteur des chasseurs de têtes (il vient de vendre son bureau aux Américains) et qui a débarrassé La Gantoise de ses soucis financiers. Le voici maintenant plébiscité à la tête de la Ligue Pro à un moment historique du foot belge. La pression politique communautaire est plus forte que jamais et les clubs - pour bénéficier des subsides sportifs selon les schémas des deux administrations compétentes (l'ADEPS pour la francophonie et le BLOSO pour la Flandre) - doivent penser à se déterminer. A terme, cette nouvelle donne emportera le splitsing de l'Union Belge en deux ailes avec une coupole fédérale pour tout ce qui concerne le football international de clubs et de l'équipe nationale. A l'exclusion du championnat national puisque la Ligue Pro est en train de réfléchir à une refonte du championnat pouvant aller dans toutes les directions. Dont aussi (c'était le thème que S/FM avait développé la semaine dernière), une division francophone. De Witte n'entre pas dans les détails de la refonte. Comme il vient d'être élu, il place comme priorité son engagement envers les promesses qu'il a obligatoirement dû faire : trouver plus d'argent pour les clubs pros. Par le biais des droits tv, du sponsoring, etc. Mais il veut y arriver à ses conditions : en pouvant décider comme il le veut, quand il le veut. Il entend utiliser à fond le mandat qu'on lui a donné et comme aucun président de Ligue Pro avant lui. Ce sens de l'entreprise est sa marque de fabrique et on se demande où elle va le mener. Notamment par rapport à l'Union Belge dont la Ligue Pro ne s'est pas encore réellement affranchie, alors que c'est le cas dans les grands championnats étrangers. Ici, on a l'impression que les louveteaux et le patro partagent les mêmes locaux et les mêmes idées. Cela risque de changer très vite. On fait confiance à De Witte pour arriver à ses fins. C'est lui qui avait critiqué Roger Vanden Stock quand il voulait devenir président de la Fédération en disant : " C'est incompatible, on ne peut être président fédéral et d'Anderlecht ". Mais De Witte ne voit aucune objection à être président de La Gantoise et de la Ligue Pro. Est-ce de l'éthique à géométrie variable ou du refus à ce qu'un calibre comme RVDS renforce l'Union Belge ? La prestation du manager général d'Anderlecht Herman Van Holsbeeck devant les caméras de Studio 1 est à ranger dans les grands moments de diplomatie sportive. Face aux critiques, il a prouvé qu'il possédait une peau de crocodile, un sens quasi-christique du pardon et le goût de la fête. Un dur sur le terrain qui te paye une chope à la buvette. Van Holsbeeck a donné une bonne image de son club, même s'il a égratigné Raymond Mommens en disant qu'il n'avait pas le caractère pour fonctionner à Anderlecht et qu'il s'était planté dans le transfert de Cyril Théréau. Ce qui donna lieu à une réplique parfaite de l'ex-néo Zèbre : -Si refuser de continuer à travailler à Anderlecht n'est pas une preuve de caractère... La haute direction mauve appréciera, elle qui voit des ennemis partout. Mais là aussi, Van Holsbeeck a fait fort en confirmant que le club pensait sérieusement à un pro de la com'. Etait-ce un hasard que David Steegen se trouvât à quelques mètres de lui sur le plateau ? Le président du Sporting Charleroi Abbas Bayat, nous a déjà affirmé qu'il n'engagera jamais de directeur de la communication : - Je préfère utiliser mon argent à renforcer l'équipe. Mais il nous a accordé une interview sans faux-fuyants. Quelques temps forts : " Ce serait bien que le Standard soit champion (...) Contre Mouscron, on a atteint un niveau européen (...) Je rêve qu'Anderlecht perde tous les week-ends (...) Mathijssen est un entraîneur défensif ". C'est parfois difficile de rentrer dans sa logique conquérante, mais les objectifs qu'il se fixe et qu'il atteint sont globalement inattaquables. Ce businessman réalise ses prédictions financières et, sans arbitre dans les parages, sa froideur d'analyse est parfois impressionnante. Il laisse même entendre qu'à terme, les Zèbres n'auraient même plus besoin de la presse écrite. Ils seraient diffusés en télévision et leurs fans s'informeraient sur Internet. Pour obtenir une interview, S/FM devrait payer. Est-ce du sport-fiction ? PAR JOHN BAETE