FREDERIC VANHEULE
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FREDERIC VANHEULE Jonas De Roeck constate un choc culturel " Pour le moment, Michel Preud'homme met fort l'accent sur le travail physique, en vue de son football : beaucoup de pressing - de préférence dans la moitié adverse -, une circulation rapide et énormément de mouvement - aussi sans ballon. Je vois beaucoup de joueurs à bout de souffle, mais le coach nous explique que nous en récolterons les fruits pendant toute la saison. Il a prouvé l'an dernier que c'était efficace : le Standard a souvent émergé dans la dernière demi-heure et il y a eu peu de blessures dans le noyau. Nous subissons un vrai choc culturel. Le climat est hyper-professionnel, nous nous entraînons plus dur et plus longtemps. Avec Trond Sollied, tout avait démarré calmement, avec Preud'homme on rentre directement dedans. L'arrivée d'un préparateur physique peut aussi nous apporter un plus car tout est mieux contrôlé. La concurrence, qui est maintenant plus rude, va aussi nous améliorer sur le plan mental. Preud'homme nous demande d'avoir une pensée positive. Il met sans arrêt l'accent sur nos qualités : nous allions puissance, taille et technique. L'an dernier, nous jouions beaucoup dans des espaces réduits pour monter progressivement, maintenant il faut créer des espaces et chercher la profondeur. Nous sommes donc obligés de solliciter notre créativité et notre intuition. Les deux médians défensifs ne sont plus obligés de rester côte à côte, l'un d'eux peut s'infiltrer, se joindre aux attaquants. Karel Geraerts a autrefois prouvé toute l'utilité de ce jeu au Standard, mais il faut une condition physique supérieure à la moyenne pour y parvenir. Preud'homme impose une plus grande discipline que Sollied. En fin de saison dernière, un tiers du groupe se pointait systématiquement en retard, ça devenait énervant. C'est terminé. Ce groupe avait besoin d'un patron car il était incapable de s'auto-discipliner. Le nouvel entraîneur s'implique aussi plus que l'ancien dans les entraînements. Il est physiquement proche des joueurs alors que Sollied observait souvent depuis la touche et laissait le boulot à ses adjoints. Preud'homme exige également que nous rentrions au vestiaire avec un maillot trempé à la fin du match.. Si nous sommes incapables de faire la différence techniquement ou tactiquement, nous devons émerger grâce à notre engagement ". Davy De Beulene compte déjà plus les heures passées au club " Quand je compte les heures que nous avons déjà passées au complexe d'entraînement, je me dis qu'il y a un monde de différence avec Sollied. Preud'homme fait passer son message de façon sereine et claire. Il nous demande de dépasser constamment nos limites. Il ne supporte pas la nonchalance. Rien ne lui échappe et il est très direct dans ses consignes. Gand est en pleine phase de progression, ce club veut s'accrocher au top endéans les trois ans. L'arrivée de Preud'homme doit y contribuer. J'ai vu qu'il avait déjà très bien analysé ce groupe et cela m'a frappé. J'ai eu une longue discussion avec lui et j'ai compris qu'il savait tout sur ce que j'avais fait la saison dernière ". Christophe Grondin comprend que les matches se gagnent avec la tête " On peut déjà parler d'un effet Preud'homme. J'ai l'impression que les méthodes françaises, anglaises et allemandes arrivent chez nous. On travaille plus en groupe et il y a un vrai suivi individuel. La saison dernière, il manquait de la rigueur dans ce noyau, nous n'avions pas la mentalité adéquate pour viser le plus haut possible. Dès son premier speech, Preud'homme a insisté sur la nécessité d'une concentration maximale. En mettant l'accent sur les qualités de chacun, il nous stimule. Une bonne idée car beaucoup de matches se gagnent avec la tête. Il nous donne de l'inspiration ce qui doit nous permettre de bien réfléchir et de mettre ses idées en pratique. Il est fort possible que Preud'homme soit l'homme capable de nous mener au succès. Presque tout le noyau a été conservé, la base est là. Si nous comprenons rapidement sa vision et ses idées, je m'attends à une très bellesaison ".