Très à l'aise contre le Germinal Beerschot comme il le fut à Charleroi, où il fêta son retour à la compétition après une longue absence suite à sa blessure au genou droit, Sinan Bolat a repris les clefs de la défense de son équipe. Balle au pied, dans les airs ou au sol, le gardien limbourgeois a calmé ses équipiers qui avaient bien besoin de cette assurance-vie. Il lit bien le jeu et domestique parfaitement la sphère lors des passes en retrait, justifiant ainsi les compliments selon lesquels " comme joueur de champ, il tiendrait facilement sa place en D3 ". Le tissu défensif liégeois a été imperméable au Stade du Pays de Charleroi et face à la formation du Kiel. En demi-finale aller de la Coupe à Gand, il aura fallu un superbe but de Yassine El Ghanassy pour secouer les filets de Bolat.
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Très à l'aise contre le Germinal Beerschot comme il le fut à Charleroi, où il fêta son retour à la compétition après une longue absence suite à sa blessure au genou droit, Sinan Bolat a repris les clefs de la défense de son équipe. Balle au pied, dans les airs ou au sol, le gardien limbourgeois a calmé ses équipiers qui avaient bien besoin de cette assurance-vie. Il lit bien le jeu et domestique parfaitement la sphère lors des passes en retrait, justifiant ainsi les compliments selon lesquels " comme joueur de champ, il tiendrait facilement sa place en D3 ". Le tissu défensif liégeois a été imperméable au Stade du Pays de Charleroi et face à la formation du Kiel. En demi-finale aller de la Coupe à Gand, il aura fallu un superbe but de Yassine El Ghanassy pour secouer les filets de Bolat. Son retour gagnant ne trouble pas les commentaires et les ambitions du keeper volant des Rouches que beaucoup estiment " mûr pour un transfert vers un grand championnat étranger ". Le principal intéressé garde les pieds sur terre, se concentre d'abord sur les PO1 et la Coupe. Sinan Bolat : Je me suis blessé au Club Bruges fin octobre. Avec une déchirure de ligaments internes, l'opération était inévitable. Les croisés étaient touchés aussi mais, heureusement, une intervention chirurgicale n'était pas nécessaire. Physiquement, j'étais totalement prêt pour le service pour le déplacement à Charleroi. Même si j'ai beaucoup travaillé durant la revalidation, je ne me suis pas précipité. J'ai eu le temps d'entretenir ma masse musculaire. Maintenant, il faut cultiver ses sensations et les automatismes. Trois mois et demi loin du terrain, c'est long évidemment. J'ai suivi tous les matches à domicile. Tout à fait. J'ai participé à tant de choses avec ce club. Là, j'étais éloigné, sans aucune utilité. C'est éprouvant mais je n'avais pas le choix. Le Standard a vécu une saison 2009-2010 éprouvante mais je n'ai pas l'habitude de vivre avec un £il dans le rétro. Je sais mais quand on affirme, par exemple, que la défense change souvent de visage, je voulais préciser que c'était déjà le cas la saison passée. Un gardien de but préfère généralement jouer avec la même ligne devant lui. Moi, je n'ai pas trop de problèmes avec les changements car j'aime bien coacher mes arrières, placer les pions en fonction de certains dangers. Je m'occupe beaucoup de ces aspects : diriger la défense, expliquer ce qu'il convient de faire, détailler ce que j'attends de la part des arrières. Evidemment. Oui, bien sûr. Bah... Je n'ai pas tellement joué à cause de ma blessure. Et quand c'est le cas, je dis tout de suite ce qui ne va pas et je ne rumine pas. Il ne faut pas négliger le fait que le Standard possède une des plus jeunes défenses de D1. Elle doit grandir et, même si on tente de les éviter, cela passe forcément par des hauts et des bas. Dans un ou deux ans, Eliaquim Mangala et Kanu seront aussi forts que Momo Sarr et Oguchi Onyewu. En début de saison, il n'y avait pas tellement de problèmes. A un moment, il y a eu perte de confiance et certains n'ont plus atteint leur niveau habituel. La fin de la phase classique le prouve : cet effectif a de l'allure et des perspectives. Je ne dis que tout est désormais parfait. Mon constat concerne d'abord la sérénité. Quand cela se passe bien dans les têtes, le reste finit par suivre sur le terrain. Une équipe aux prises avec les démons du doute ne s'impose jamais facilement. La confiance permet de résoudre les problèmes. Loin, beaucoup plus loin qu'avant mon arrivée. A Genk, je rêvais de temps de jeu et je l'ai trouvé au Standard. Je me suis fait un nom en D1 à Sclessin. J'étais certain d'avoir le niveau mais il fallait que je joue. J'ai développé mon style. Ma blessure ne changera pas ma façon de jouer. Je n'ai jamais eu peur de prendre des risques. Pas de problème si je dois plonger dans les pieds ou secouer le cocotier dans le trafic aérien ; cela fait partie du métier. Ne pas s'engager à fond la caisse et rester sur la ligne ? Non merci, ce n'est pas pour moi. J'y vais, c'est probablement une question de caractère et de formation passée à Genk. Logan Bailly est passé par là comme moi et n'a peur de rien non plus. J'aime bien prendre des risques. Quand il y a du trafic aérien, j'y vais de bon coeur, c'est tout. Et j'ai déjà commis des erreurs sur ce genre de phase de jeu, je ne le nie pas. On me l'a reproché, ce que je peux comprendre. Evidemment, un gardien peureux, qui reste collé sur sa ligne, ne s'expose pas à de telles fautes mais est-ce mieux ? Moi, j'ose et je crois que c'est plus utile. Je le concède, je dois mieux choisir le moment de mes sorties aériennes, être certain à 100 % que j'aurai le ballon. Je dois travailler mon timing : c'est autre chose que de dire que je ne suis pas bon dans les airs. J'adore la pression ; plus il y en a, mieux je joue. C'est mon essence et je n'ai pas peur des attentes, des grands rendez-vous dans des stades bourrés à craquer. Oui, je ne suis pas le seul, mais, il ne faut pas l'oublier, nous savions aussi que ce serait difficile. Des piliers sont partis et la relève est jeune. Le staff technique a eu beaucoup de pain sur la planche pour tout mettre en place. C'est dur mais je m'attendais quand même à un meilleur classement et à un niveau de jeu plus élevé. Bien sûr. On en revient à la jeunesse. Quand on voit à ce que Steven Defour et Franck Berrier lui apportent... Aurait, comment cela... aurait ? Il n'y a pas d'aurait qui compte. J'estime que le Standard va compter dans la lutte pour le titre. J'y crois, nous y croyons. Pour avancer cela, je ne m'appuie pas que sur notre présence en PO1. C'était un des deux buts de notre saison. Il est atteint et le niveau de jeu, en progression constante, nous permettra de concurrencer les favoris et même plus d'après moi. Frankie Vercauteren y livre un travail splendide et mon ex-club continue sur sa lancée de la saison passée. C'est notre deuxième objectif. Je veux atteindre la finale. D'après moi, et au vu de ce que nous avons montré à Gand, où nous méritions au moins le nul, c'est du 50-50. Si le Standard obtient sa place en finale de la Coupe et décroche un ticket européen via les PO1, nous pourrons parler de saison réussie. Cela nous permettrait de retrouver les grandes soirées européennes. Cela me manque pour l'ambiance, bien sûr, mais surtout pour les progrès que cela génère. J'avais atteint un niveau de performance intéressant. Grâce à cela, j'en sais plus sur moi-même. Honnêtement, oui car je viens à peine de retrouver la compétition après avoir été sévèrement touché au genou, une opération et forcément, une longue absence. Je n'avais plus été sélectionné depuis Belgique-Turquie. J'avais des problèmes avec une personne du staff et je ne désirais plus être repris tant qu'elle serait là. Elle est toujours en place. De toute façon, c'était une erreur de ma part : on ne fait pas une croix sur une équipe nationale pour une telle raison. Turquie-Autriche pourrait être mon premier match officiel pour la Turquie. J'aurais réfléchi, bien sûr. Mais pour moi, c'est clair : j'ai toujours estimé avoir plus de chances de jouer en équipe nationale turque qu'avec les Diables Rouges. Je n'ai jamais caché cet aspect de ma réflexion. Il y a beaucoup d'excellents jeunes gardiens belges bien formés. Ce n'est pas le cas en Turquie où la formation est faible. Mon choix a été facile car il est personnel, purement sportif et n'est pas dû au fait que je serais plus turc ou belge. Je ne me sens pas inférieur à n'importe quel gardien. Ce n'est pas à moi de faire des comparaisons. Ce n'est parce que j'ai opté pour la Turquie que je redoute la concurrence. Je suis venu au Standard parce que je désirais jouer, avancer, progresser. Je veux évoluer au top, vivre pleinement une expérience dans un club en vue d'un grand championnat. C'est vrai, je ne le crie pas sur tous les toits. Cela ne sert à rien. Je n'y vois pas du tout une forme de modestie. Je sais que cela arrivera mais chaque chose en son temps. Je suis très heureux au Standard, un des meilleurs clubs de Belgique où, à mon âge, j'ai déjà accumulé un vécu intéressant : un titre, des matches de haut niveau, la Ligue des Champions, l'Euro League, etc. Ecoutez, je dois rester titulaire, améliorer sans cesse mon niveau et on verra en fonction des offres. Il y a déjà eu des propositions en été mais je n'ai que 22 ans. C'était trop tôt, je ne suis titulaire en D1 que depuis deux ans. Je ne dois pas franchir ce pas trop vite. Il ne faut pas décider dans la précipitation. C'est mon avis et celui des gens qui m'entourent ou de la direction du club. Je dois me donner le temps qu'il faut avant de constater sereinement que le moment de partir est arrivé. J'ignore quel est l'âge idéal pour trancher : 24, 25, 26 ans ? J'espère atteindre un tel niveau le plus rapidement possible mais, bon, je ne peux pas dire si je serai encore ou pas au Standard la saison prochaine. Comme tout le monde, c'est normal. A court terme, il faut d'abord bien terminer cette saison. L'Europe m'a appris que je ne devrais pas douter en cas d'offre d'un grand club. Pas nécessairement. Je suis d'origine turque et j'aimerais évoluer un jour dans ce championnat plus relevé que la D1 belge. Mais cela peut attendre, ce n'est pas forcément pour la saison prochaine. Si j'avais le choix, je préférerais même passer par un autre grand championnat, l'Angleterre, l'Allemagne ou l'Espagne, avant de découvrir la Turquie plus tard. Qu'est-ce qu'il manque ? Pas facile. Rien je crois... Oui, je l'ai vu à Hasselt. J'ai joué cinq ou six ans avec lui. Jelle est et reste un ami. Quand je commets une erreur, je le reconnais. J'ai dit certaines choses lors de ce fameux Genk-Standard, lui aussi et... Bah... c'était écrit dans les journaux. Il faudra la retrouver. Vous savez, Jelle et moi, on en a parlé longuement, c'est le passé et c'est oublié. PAR PIERRE BILIC, GEERT FOUTRÉ - PHOTOS: REPORTERS/ GOUVERNEUR " Le Standard va compter dans la lutte pour le titre. " " Il ne sert à rien de regarder dans le rétro. "