Les différentes parties ont remis leurs armes au fourreau et le calme est revenu avenue Houba de Strooper. François De Keersmaecker a survécu à la tempête et il se prépare à l'arrivée d'un nouveau secrétaire général ainsi qu'à celle de Bart Verhaeghe au poste de vice-président, tout en rêvant d'un superbe EURO.
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Les différentes parties ont remis leurs armes au fourreau et le calme est revenu avenue Houba de Strooper. François De Keersmaecker a survécu à la tempête et il se prépare à l'arrivée d'un nouveau secrétaire général ainsi qu'à celle de Bart Verhaeghe au poste de vice-président, tout en rêvant d'un superbe EURO. FRANÇOIS DE KEERSMAECKER : La saison passée été très turbulente mais nous avons redressé le cap. Les esprits sont apaisés. Nous communiquons beaucoup avec la Pro League et notre collaboration est positive. Chacun comprend mieux le point de vue de l'autre. Vous avez devant vous un président heureux, qui attend avec impatience un événement important. DE KEERSMAECKER : Chris Van Puyvelde a renforcé le département technique et le conseil d'administration a franchi un pas. Nous étudions les finances plus en détail qu'avant. Le Comité Exécutif a retrouvé sa place et s'occupe des grands thèmes : la mise en place d'un plan à long terme, la détermination des objectifs généraux, le futsal, le football féminin et bientôt l'arbitrage. Où en sommes-nous ? Où voulons-nous aller ? Comment y parvenir ? Quel budget est nécessaire ? DE KEERSMAECKER : Nous avons effectué des économies où c'était possible. Vous ne me ferez pas dire que tout était mauvais avant et qu'on ne fournissait pas d'efforts mais désormais, un groupe plus large réfléchit et a trouvé un meilleur équilibre entre les rentrées et les investissements. DE KEERSMAECKER : C'est exact mais c'est dû à quelques contrecoups. Par exemple, le match contre l'Espagne a été annulé à cause de la menace terroriste. Ça nous a coûté près d'un million, même si l'Espagne n'a pas demandé le remboursement de ses frais de déplacement. La réforme du personnel a coûté de l'argent aussi. Heureusement, la fédération a des réserves et est à même de supporter ces pertes mais elles ne peuvent pas se répéter chaque année. DE KEERSMAECKER : Il sera plus conséquent. 2015 ne sera pas une bonne année, c'est clair. Nous pouvons compenser la perte par un bon parcours en France. 2016 sera nettement meilleur. DE KEERSMAECKER : 2014 ne peut plus se répéter. Nous devons au moins être en équilibre sans tournoi. Nous ne pouvons pas dépendre d'une participation à un EURO ou à un Mondial. Les bénéfices retirés des tournois doivent constituer un bonus et non couvrir un déficit d'exploitation. DE KEERSMAECKER : La perte sera moins importante que contre l'Espagne car la décision de ne pas jouer a été prise plus longtemps à l'avance. DE KEERSMAECKER : Je ne comprends toujours pas sa déclaration. Il parlait de projets avec les enfants des quartiers, pour lesquels il n'y aurait pas eu de temps. Nous attachons beaucoup d'importance à notre rôle social. Je pense que l'équipe nationale entretient d'excellentes relations avec le public. DE KEERSMAECKER : Pour autant que je sache, le département marketing a toujours travaillé en consensus avec les joueurs et je n'ai jamais entendu parler de difficultés. DE KEERSMAECKER : On a fondé une société pour les rentrées issues des droits d'image et tout ça. On a convenu d'une clef de répartition. Plus il y a de revenus, plus les joueurs en profitent. DE KEERSMAECKER : Je ne crois pas que ce soit possible. La philosophie d'une société en participation est d'allier une société active - la fédération, qui se charge du travail contre indemnisation - et une série de participants passifs, les joueurs, qui ont un certain apport et jouissent de revenus, après le paiement de l'indemnité à la partie qui travaille. DE KEERSMAECKER : Nous avons établi un pronostic pour chaque stade atteint et dans tous les cas de figure, il y a un gain. DE KEERSMAECKER : Pas du tout. Je vous rassure : plus nous irons loin dans le tournoi, plus nous ferons de bénéfices. DE KEERSMAECKER : Aux dernières nouvelles, ils n'étaient pas payés à certains parce qu'on ne savait pas clairement à qui effectuer le paiement. Nous n'allons pas nous mêler des contrats compliqués entre les joueurs et leurs managers mais tout est réglé à propos de qui doit avoir quoi. DE KEERSMAECKER : Nous ne parlons pas de cacahouètes. Au vu des sommes en jeu, il est évident que les joueurs mettent tout en oeuvre pour gérer de manière optimale leur fortune. DE KEERSMAECKER : Notre audit a déclenché une perquisition, certaines personnes ayant cru bon de le publier. L'enquête est toujours en cours mais nous sommes droits dans nos bottes. DE KEERSMAECKER : En effet. DE KEERSMAECKER : Non. DE KEERSMAECKER : Une commission présidée par moi-même, comprenant Gilbert Timmermans des amateurs flamands, Gérard Linard au nom des amateurs francophones et deux représentants de la Pro League, Philippe Collin et Bart Verhaeghe. Le Comité Exécutif a désigné le secrétaire-général sur base de l'avis de la commission. DE KEERSMAECKER : Nous cherchions une personne capable de diriger une organisation comme l'URBSFA, qui avait de l'expérience avec la structure d'un organisme composé d'un Comité Exécutif, d'un conseil d'administration et d'un management. Cette personne devait aussi avoir des notions de gestion financière, de marketing et d'informatique. Et pouvoir diriger un comité de direction composé d'une série de spécialistes en sport, en communication, en événements, etc. Cette personne devait aussi être intègre et disposer de capacités de leadership tout en faisant preuve de diplomatie et d'empathie. Koen De Brabander a démontré chez son employeur actuel qu'il possédait ces atouts. Il s'intéresse beaucoup au sport et souhaitait relever un nouveau défi. Je m'attends à ce qu'il fasse progresser la fédération, qu'il exploite les opportunités et mette sur pied une solide organisation afin d'offrir un meilleur service à tous nos clubs, professionnels et amateurs. DE KEERSMAECKER : Il doit respecter son préavis. Gérard Linard est secrétaire-général ad intérim et devait occuper ce poste jusqu'au terme de l'EURO. Ce n'est pas grave qu'il reste en poste quelques mois de plus. DE KEERSMAECKER : Je n'ai pas dit ça mais ce n'est pas super urgent. Le navire ne va pas sombrer. DE KEERSMAECKER : Sur les 130 sollicitations, il y avait peu de candidats issus du football. En plus, Hudson ne s'est pas contenté de récolter les candidatures, il a lui-même cherché des personnes qui pouvaient convenir. DE KEERSMAECKER : De Brabander sera le cerveau opérationnel de l'URBSFA et sera à la tête de l'administration mais la gestion est décidée par le Comité Exécutif et le conseil d'administration. DE KEERSMAECKER : Nous sommes des bénévoles, nous ne nous occupons pas de football à temps plein. Il faut donc quelqu'un qui dépose les projets sur la table. L'administration peut donner des idées mais n'a pas de compétences décisionnelles. C'est pour ça que nous voulons un secrétaire général et non un CEO. La gestion et les décisions stratégiques relèvent des deux instances que je viens de citer. DE KEERSMAECKER : Je ne veux pas régler de comptes. C'est le passé. Dans quelques années, il sera plus facile de replacer tout ça dans son juste contexte. Il y a eu des changements positifs. Le fait que les Diables Rouges ont gagné plus souvent que dans le passé n'y est pas étranger mais la passion suscitée par l'équipe nationale grâce aux défis des Diables était positive. Seulement, par la suite, nous avons bien dû constater que le coût financier aurait pu être inférieur. DE KEERSMAECKER : Le conseil d'administration a certainement perdu des plumes dans cette tâche. Il peut aussi y avoir des échecs opérationnels. Je pourrais vous donner un exemple mais... Non, je ne vais plus parler de l'hôtel des femmes au Brésil. On en a fait le procès mais tout ne s'est pas déroulé comme on l'a écrit. Je n'en dirai pas plus. DE KEERSMAECKER : On peut compter sur les doigts d'une main les sujets soumis au vote du conseil sur une année. On trouve pratiquement toujours un consensus entre amateurs et professionnels. DE KEERSMAECKER : Les membres du conseil d'administration s'occupent de football et pas seulement de ce qui est positif pour leur section. Ils prennent des décisions dans l'intérêt général. Il est vraiment exceptionnel que deux blocs s'affrontent. Ma voix était prépondérante dans l'ancien système mais c'est une expression fautive. Pour que ça aille mal, il faut imposer quelque chose à la moitié du conseil d'administration. Nous sommes de toute façon condamnés à trouver un accord. Tout ceci n'entame pas la présidence. DE KEERSMAECKER : Je ne parle pas en termes de pouvoir. Je n'ai jamais considéré le pouvoir comme l'élément essentiel de ma présidence. De Keersmaecker détient le pouvoir ? Ça ne marche pas comme ça. Nous travaillons en consensus. Ce n'est pas facile, ce n'est peut-être pas toujours performant mais c'est comme ça qu'on va le plus loin. Si je m'accorde une qualité, c'est la diplomatie. C'est la meilleure façon d'aller loin. Il faut toujours s'appuyer sur de bons principes de base, établir une stratégie claire et tenter de la concrétiser en concertation avec les autres. DE KEERSMAECKER : Des machinations ! Des machinations ! Nous ne sommes pas dans Games of Thrones, hein. DE KEERSMAECKER : J'ai assisté à pas mal de réunions avec Bart ces derniers mois, puisqu'il est membre du conseil d'administration et de la commission de désignation du secrétaire général. Je reconnais qu'il possède beaucoup de qualités. Un moment donné, je n'ai pas apprécié la manière dont il m'a traité dans la presse mais j'ai passé l'éponge et j'ai appris à l'apprécier. Je pense que nous avons établi de bonnes bases pour une longue collaboration. DE KEERSMAECKER : Oui. Je pense qu'il était un peu frustré de ne pas siéger au conseil d'administration. Le Comité Exécutif se réunissait à peine trois ou quatre fois par an, à l'époque, et il n'avait pas son mot à dire au conseil. DE KEERSMAECKER : J'aime ce que je fais et je souhaite continuer un moment mais ce ne sera pas la fin du monde si je dois arrêter. DE KEERSMAECKER : Chacun est convaincu de l'importance de la qualité mais il n'est pas bon qu'une partie du pays soit prépondérante au sein d'une fédération nationale. PAR FRANÇOIS COLIN ET JAN HAUSPIE - PHOTOS BELGAIMAGE CHRISTOPHE KETELS" Je vous rassure : plus nous irons loin dans le tournoi, plus nous ferons de bénéfices. " FRANÇOIS DE KEERSMAECKER " De Keersmaecker détient le pouvoir ? Ça ne marche pas comme ça. Nous travaillons en consensus ". FRANÇOIS DE KEERSMAECKER " 2014 ne peut plus se répéter. Nous devons au moins être en équilibre sans tournoi. " FRANÇOIS DE KEERSMAECKER