in septembre, on peut déjà dresser un bilan des équipes belges en coupes d'Europe. Et on peut dire qu'il risque d'être catastrophique. Si Bruges et Anderlecht ont réussi à franchir les différents tours préliminaires de la LC pour se qualifier pour les lucratives phases de poules, on ne peut pas dire que leur bilan chiffré actuel soit réjouissant. Bien que jamais surclassés (les quatre défaites l'ont été par un seul but d'écart), le 0 sur 6 de nos deux représentants ne leur laisse déjà que très peu de chances de continuer leur parcours au-delà de la première phase. Il leur reste par contre un mince espoir de se voir reverser en Coupe de L'UEFA où les deux belges engagés on...

in septembre, on peut déjà dresser un bilan des équipes belges en coupes d'Europe. Et on peut dire qu'il risque d'être catastrophique. Si Bruges et Anderlecht ont réussi à franchir les différents tours préliminaires de la LC pour se qualifier pour les lucratives phases de poules, on ne peut pas dire que leur bilan chiffré actuel soit réjouissant. Bien que jamais surclassés (les quatre défaites l'ont été par un seul but d'écart), le 0 sur 6 de nos deux représentants ne leur laisse déjà que très peu de chances de continuer leur parcours au-delà de la première phase. Il leur reste par contre un mince espoir de se voir reverser en Coupe de L'UEFA où les deux belges engagés ont déjà été contraints de reporter leurs ambitions sur la compétition... domestique. Si l'élimination du G. Beerschot est logique (et avec les honneurs) contre Marseille, que dire de celle de Genk contre une équipe bulgare inconnue ? Ces piètres résultats qui se répètent depuis de nombreuses années devraient faire réfléchir nos décideurs afin de trouver des solutions ! Arrêtons de nous retrancher derrière le faux prétexte que la Belgique est un petit pays, et arrêtons d'être nostalgiques des années 76-90 où les Belges gagnaient des coupes d'Europe. Ne sommes-nous pas capables de faire aussi bien que d'autres petits pays qui placent plusieurs clubs dans les poules de la Coupe UEFA ? a Bulgarie avec trois équipes élimine entre autres Leverkusen, Auxerre et... Genk. La seule ville de Bucarest place trois clubs face à Everton, Feyenoord et Valerenga (éliminé par Bruges aux tirs aux buts et 6-1 par le Steaua !). La Norvège place deux clubs qui éliminent l'Austria Vienne de et le Galatasaray d'. La France (cinq clubs) et la Suisse (deux) ont, depuis quelques années, compris qu'il fallait s'investir dans la formation des jeunes. Les Français ont développé leurs centres de formation début des années 80 et en ont retiré les premiers dividendes 15 ans plus tard. La Suisse, d'après les propos de Michel Renquin sur ClubRTL mardi dernier, a misé sur les jeunes depuis 10 ans et en retire les fruits maintenant. Qui connaissait le FC. Thoune il y a deux mois ? Qui aurait cru que l'équipe nationale aurait son sort entre les mains dans le groupe de la France à deux rencontres de la fin des qualifications pour le Mondial ? uand comprendrons-nous qu'il ne suffit pas de construire des centres d'entraînement (style Futurosport, Neerpede ou ) pour réussir dans la formation des jeunes ? L'outil est évidemment très important mais l'encadrement l'est encore bien plus. En France, les entraîneurs de jeunes sont des professionnels et chez nous, la plupart des clubs de l'élite payent des ronds de carottes à leurs éducateurs. Travailler à des salaires mensuels allant de 200 à 400 euros, c'est reconnaître sa propre incompétence ! A ce niveau, les pouvoirs publics devraient intervenir auprès des clubs pour engager des formateurs compétents. Mais quand on voit que les étrangers sont protégés par la réglementation on se dit que la roue n'est pas prête de tourner. Est-ce normal de pouvoir aligner 11 extra communautaires comme Beveren l'a déjà fait et que les clubs préfèrent faire confiance aux étrangers qu'aux jeunes du cru ? Les Pays-Bas font plus facilement confiance à nos jeunes expatriés. C'est le monde à l'envers !Étienne delagrangeLes centres d'entraînement ne suffisent pas pour réussir dans la formation