" J'avais souvent répété, dans le passé, qu'on ne pouvait pas prévoir son destin ", affirme Albert Cartier. " J'étais loin de m'imaginer, lorsque j'ai débarqué à La Louvière en 2004, que j'entraînerais aussi longtemps en Belgique. Je vais entamer ma cinquième saison dans votre pays. Je possède désormais un vécu, ici. Mes expériences précédentes au Tivoli, au Brussels et à Mons m'ont ouvert d'autres portes. Ma vocation d'entraîneur, je l'ai découverte très tôt. Il y a eu un détonateur qui me l'a révélée. La passion est toujours restée intacte, au fil des ans. ...

" J'avais souvent répété, dans le passé, qu'on ne pouvait pas prévoir son destin ", affirme Albert Cartier. " J'étais loin de m'imaginer, lorsque j'ai débarqué à La Louvière en 2004, que j'entraînerais aussi longtemps en Belgique. Je vais entamer ma cinquième saison dans votre pays. Je possède désormais un vécu, ici. Mes expériences précédentes au Tivoli, au Brussels et à Mons m'ont ouvert d'autres portes. Ma vocation d'entraîneur, je l'ai découverte très tôt. Il y a eu un détonateur qui me l'a révélée. La passion est toujours restée intacte, au fil des ans. J'aime toujours autant relever des défis, et celui que m'a proposé Tubize est très intéressant. C'est une opportunité très rare dans la carrière d'un entraîneur. L'expérience s'an-nonce très enrichissante et j'ai envie de la vivre ". Vous avez refusé de prolonger à Mons, alors que vous avez accepté le challenge que vous proposait Tubize, un club aux moyens a priori inférieurs, tant sur le plan sportif que financier ?Lorsque je me suis engagé à Mons en janvier, j'ai relevé une mission que certains qualifiaient d'impossible. Effectivement, si l'on s'en réfère au passé, aucune équipe n'était encore parvenue à se maintenir en comptant moins de 16 points à la trêve. J'ai réussi cette gageure et considéré que ma mission était terminée. Après cela, j'ai éprouvé des difficultés à me projeter dans l'avenir montois pour une autre mission. Le nouveau projet m'apparaissait plus fou. J'avais besoin de prendre un peu de recul. Qu'est-ce qui vous a plu dans le projet tubizien ?Peut-être, justement, la difficulté du défi. Je suis aussi très sensible aux relations humaines, et de ce point de vue-là, le contact s'est très bien passé à Tubize. J'ai été séduit par l'enthousiasme qui régnait dans le club, par la spontanéité qui s'est dégagée des contacts. Cela cadrait avec ma philosophie. C'est la première fois que je prends en charge une équipe qui accède à l'élite pour la première fois de son histoire. Mais le club ne considère pas la montée comme un aboutissement : il veut continuer à avancer, s'installer dans la durée. Tubize a une histoire atypique, mais la volonté d'aller de l'avant est réelle. Vous connaissez la difficulté de la tâche ?Je connais effectivement la charge de travail qui sera nécessaire pour réussir. Je connais aussi le créneau pour mettre en place un effectif qui tiendra la route. La marge de man£uvre est réduite, le délai imparti est court. Mais cela ne m'effraie pas. Vous n'avez signé que pour un an ?Cela n'empêche pas une éventuelle prolongation par la suite. Il faut apprendre à se connaître. Après quatre ans en Belgique, et la réputation que vous avez acquise, ne rêviez-vous pas d'entraîner enfin un club qui vise autre chose que le maintien ?C'est la presse qui me citait ailleurs. Mais on est toujours plus petit que quelqu'un d'autre.