Depuis quelques semaines sur BeTV, on assiste à une situation quelque peu originale. Il n'est, en effet, pas si courant qu'un entraîneur licencié partage le plateau avec son successeur.
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Depuis quelques semaines sur BeTV, on assiste à une situation quelque peu originale. Il n'est, en effet, pas si courant qu'un entraîneur licencié partage le plateau avec son successeur. Albert Cartier, toujours content de votre job de consultant ?Oui et avec le temps, cela devient même de mieux en mieux. Comme dans le foot, les automatismes s'affinent. Et puis, on gagne en feeling, on sent mieux quand il faut prendre le relais si un collègue est en difficulté, par exemple. Au niveau des commentaires, la complémentarité s'améliore également de façon constante. Ce collectif, c'est ce qui fait vraiment la force de l'équipe. Ce n'est pas un peu bizarre de partager le plateau avec José Riga, l'homme que vous avez remplacé à Mons ?José est un entraîneur qui connaît le métier. C'est un confrère, un collègue et aussi quelqu'un que j'apprécie. Ni lui ni moi ne sommes responsables de la situation. Je ne trouve pas que ce soit si exceptionnel que cela. Vous savez, nous avons été face à face en compétition, nous sommes côte à côte en télévision, il n'y a aucune raison que soyons dos à dos. Vous avez eu une conversation ensemble à ce sujet ?Non, on n'en a pas eu besoin. Cela s'est fait naturellement. On ne mélange pas tout. Et puis, tous les coaches savent que c'est le jeu, bien que cela fait toujours mal de se faire renvoyer d'un club auquel on a beaucoup donné. C'est aussi pour cela qu'avec José, je n'ai envie de parler que de choses positives. Il n'y a pas de raisons de retourner le couteau dans la plaie. D'autant plus qu'il sera de retour dans le circuit dans quelques mois, j'en suis sûr. Et au niveau de BeTV, il y a eu des craintes ou des commentaires des responsables ?Non, aucun. Quand les gens sont intelligents, il n'y a pas de problèmes. Et c'est le cas sur cette chaîne. C'est la stupidité des comportements qui crée les ennuis et à ce niveau-là, ils nous connaissent et nous font confiance. Ils savent qu'ils ne courent pas de risques. Comment voyez-vous la suite de vos aventures télévisuelles ?Il nous reste les quarts de finale de Ligue des Champions et ensuite, nous aurons fini. Pour la saison prochaine, nous n'avons pas encore discuté mais, à priori, on repartira pour une année supplémentaire. Enfin, si j'entraîne encore en Belgique, bien sûr...