La période des transferts a débuté par un gros coup: le passage de Fabio Cannavaro de Parme à la Juventus a été annoncé par le directeur sportif de la Juventus, Luciano Moggi, et le manager du joueur samedi dernier. Le montant de la transaction s'élèverait à 25 millions d'euros plus plusieurs joueurs. Le bail serait de cinq ans avec un salaire de 4,5 millions d'euros par an. Même si le départ du défenseur international était attendu, les supporters de Parme n'ont pas vraiment eu le temps de fêter la victoire en finale de la Coupe d'Italie de la veille précisément contre la...

La période des transferts a débuté par un gros coup: le passage de Fabio Cannavaro de Parme à la Juventus a été annoncé par le directeur sportif de la Juventus, Luciano Moggi, et le manager du joueur samedi dernier. Le montant de la transaction s'élèverait à 25 millions d'euros plus plusieurs joueurs. Le bail serait de cinq ans avec un salaire de 4,5 millions d'euros par an. Même si le départ du défenseur international était attendu, les supporters de Parme n'ont pas vraiment eu le temps de fêter la victoire en finale de la Coupe d'Italie de la veille précisément contre la Juventus (1-0 au retour, les Turinois l'avaient emporté 2-1 à l'aller). En fait, ce transfert était devenu une obligation pour les dirigeants de Parme qui, l'année précédente déjà, s'étaient débarrassés à un bon prix de leurs autres joyaux, Buffon et Thuram tout deux partis à la Juventus. Cannavaro était lui aussi sollicité voici 12 mois mais la direction parmesane n'avait pas trouvé nécessaire de répondre à l'offre réelle effectuée par la Lazio, qui avait l'intention d'aligner la charnière de l'équipe nationale Nesta-Cannavaro. En réalité, les dirigeants de Parme avaient estimé qu'ils n'avaient plus besoin de vendre car ils étaient parvenus à ramener leur déficit à 6,65 millions d'euros au 30 juin 2001. Certes ce n'était rien comparé aux 88 millions d'euros de l'Inter (66% de la dette totale des clubs qui s'élève à 133 millions d'euros), aux 39 millions de la Lazio ou aux 34 de l'AC Milan mais mis à part Brescia (8,6 millions d'euros), Naples (1,9), Lecce (1,5), Vérone (1,2) et Reggina (0,5), tous les autres clubs avaient bouclé l'exercice en positif.La situation financière de Parme est préoccupante au point que certains membres du club sont effrayés à l'idée de répéter le scénario vécu par la Fiorentina qui, voici un an s'était retrouvée dans les mêmes conditions précaires. Le club avait été obligé de vendre tous ses meilleurs joueurs et, dès le coup d'envoi de la saison, il ne faisait aucun doute que seul un miracle aurait permis au club florentin de rester en D1.Malgré le succès en Coupe, la saison 2001-2002 n'aura pas été florissante, le club ayant flirté avec la quatrième place descendante jusqu'à la fin. Le manque de spectacle n'aura pas encouragé les supporters à se rendre au stade et les nombreuses erreurs de la direction n'auront rien arrangé. Au moment des comptes, les 2,5 millions d'euros de dédommagement accordés à Daniel Passarella, resté seulement 42 jours en poste, le limogeage de Renzo Ulivieri, l'embauche de Pietro Carmignani et surtout celle d' Arrigo Sacchi pèsent lourd. En effet, alors qu'il avait abandonné le poste d'entraîneur parce qu'il ne pouvait plus soutenir le stress inhérent à la fonction, l'ex-sélectionneur de la Squadra est revenu en tant que conseiller technique. Officiellement, parce que Parme est le club de son coeur, officieusement parce que le second contrat comportait quelques zéros supplémentaires. Une différence importante toutefois, la direction de Parme est plus solidaire que celle de la Fiorentina. (N. Ribaudo)