La nouvelle était dans l'air depuis un certain temps. La semaine dernière, elle a été officialisée: José Antonio Camacho, pourtant encore sous contrat jusqu'en 2004, ne poursuivra pas l'aventure à la tête de l'équipe nationale. "La vie est une succession d'étapes, et dans mon cas, je pense en avoir terminé une", a-t-il déclaré. "Attendre quatre ans pour pouvoir vivre une nouvelle Coupe du Monde, ce serait trop long. J'ai besoin de humer quotidiennement l'atmosphère d'un vestiaire et seul un poste d'entraîneur dans un club peut m'offrir cela".
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La nouvelle était dans l'air depuis un certain temps. La semaine dernière, elle a été officialisée: José Antonio Camacho, pourtant encore sous contrat jusqu'en 2004, ne poursuivra pas l'aventure à la tête de l'équipe nationale. "La vie est une succession d'étapes, et dans mon cas, je pense en avoir terminé une", a-t-il déclaré. "Attendre quatre ans pour pouvoir vivre une nouvelle Coupe du Monde, ce serait trop long. J'ai besoin de humer quotidiennement l'atmosphère d'un vestiaire et seul un poste d'entraîneur dans un club peut m'offrir cela". Pour l'instant, il n'a toutefois reçu aucune proposition, mais il espère que les premiers contacts ne se feront pas attendre.José Antonio Camacho a démenti les insinuations du quotidien sportif madrilène As, selon lequel il aurait présenté sa démission à la suite des critiques dont il avait fait l'objet dans certains journaux à propos des décisions qu'il avait prises durant la Coupe du Monde et de la manière dont l'équipe s'était préparée. "C'est simplement la fin d'un cycle", a-t-il précisé. L'ancien arrière gauche du Real Madrid avait débuté comme coach fédéral le 24 septembre 1998, par une victoire 1-0 contre la Russie, en match amical à Grenade. Il avait succédé à Javier Clemente, que l'on avait laissé en place malgré une Coupe du Monde calamiteuse en France, mais qui avait subi l'humiliation d'une défaite à Chypre lors du premier match éliminatoire de l'EURO 2000. José Antonio Camacho a réussi à qualifier l'Espagne pour les deux compétitions majeures durant son règne. Il a prôné un football offensif, basé sur une circulation du ballon fluide, et a réalisé quelques scores-fleuves, dont un mémorable 9-0 contre l'Autriche. Sachant que les postes-clefs sont souvent occupés par des étrangers dans les grands clubs, il n'avait pas hésité à faire appel à des joueurs évoluant dans des clubs modestes du championnat d'Espagne aux côtés de valeurs sûres comme Raul, Hierro ou LuisEnrique. En phase finale, cependant, José Antonio Camacho n'est pas parvenu à vaincre la malédiction des quarts de finale qui avait été fatale à plusieurs de ses prédécesseurs. Lors de l'EURO 2000, l'Espagne avait été éliminée par la France: à la dernière minute, Raul avait loupé la conversion d'un penalty qui aurait pu remettre les deux équipes à égalité. Durant la Coupe du Monde 2002, elle fut battue aux tirs au but par la Corée du Sud... et par quelques erreurs d'arbitrage.Le bilan d'ensemble de José Antonio Camacho est néanmoins positif: en 44 matches à la tête de l'équipe nationale, il a conquis 28 victoires, contre neuf partages et sept défaites, pour une différence de buts globale de 105-37.La fédération, qui avoue avoir été prise au dépourvu, s'est mise en quête d'un nouveau sélectionneur, puisqu'un match amical est prévu le 21 août en Hongrie dans le cadre des festivités d'hommage à Ferenc Puskas et que le début des éliminatoires de l'EURO 2004 est fixé au 7 septembre, en Grèce. Et mercredi dernier, elle a désigné Inaki Saez. Cet homme de 47 ans a déjà travaillé pendant six ans pour la fédération et a dirigé les autres équipes représentatives, enlevant le titre européen en 1998 avec les -21 ans et la médaille d'argent aux Jeux de Sydney. (D.Devos)