L'Olympic a enfin réussi à redresser la barre. Après une série de résultats catastrophiques qui lui ont valu une triste quatorzième place, le club de Patrick Thairet s'est ressaisi à temps. C'était presque inespéré quand on pense que le joueur le plus âgé du groupe n'a que 28 ans. Il s'agit d'Harold Deglas dont une des tâches est l'encadrement du très jeune groupe : 21 ans de moyenne !
...

L'Olympic a enfin réussi à redresser la barre. Après une série de résultats catastrophiques qui lui ont valu une triste quatorzième place, le club de Patrick Thairet s'est ressaisi à temps. C'était presque inespéré quand on pense que le joueur le plus âgé du groupe n'a que 28 ans. Il s'agit d'Harold Deglas dont une des tâches est l'encadrement du très jeune groupe : 21 ans de moyenne ! Harold Deglas : Le travail physique qu'on a réalisé durant la trêve constitue l'une des multiples raisons de nos bons résultats. Avant celle-ci, de nombreux joueurs étaient blessés ou d'autres n'étaient pas encore au top. Quelques repositionnements tactiques ont aussi été effectués par le coach et ils ont porté leurs fruits. Depuis Sprimont, Christophe Preseaux est passé de la défense centrale au back droit, Axel Delière du back droit au milieu défensif et moi, de l'attaque au flanc gauche. L'équipe tourne dorénavant très bien. On s'entraîne quatre fois par semaine et on se retrouve quatre heures avant le match. Comme des pros ! Le fait d'être bien physiquement nous a apporté un bien-être mental. Le travail réalisé par le staff technique est exceptionnel. On est lancé et une progression potentielle de l'équipe est encore possible. Désormais, on essaye de jouer au foot et on l'observe dans la manière dont on acquiert nos points. Quand ça n'allait pas, on se faisait tous tirer les oreilles. De plus, le stade commençait à se vider. L'équipe manque fatalement de maturité. Je suis le plus vieux et ça n'est pas tous les jours facile à gérer. L'année passée, le club m'avait quelque peu reproché de ne pas être un véritable leader. Il y en avait d'autres. Mais cette année, ils sont tous partis. Avec mon expérience, je dois orienter mes coéquipiers. Patrick Thairet voit en moi un leader malgré que je ne porte pas le brassard de capitaine. Ce qui est très positif chez nous, c'est notre défense. C'est quasiment la même que l'année passée. Ce qui laisse à désirer, c'est notre confiance. On s'est, pendant longtemps, trop cherché. Gaetano Lamonaca éclot enfin et joue plus offensivement. On a besoin d'un véritable meneur de jeu et je pense qu'il peut remplir ce rôle. L'extrême jeunesse de notre groupe n'est sûrement pas un avantage. Quelques joueurs manquent de confiance et osent moins. Notre terrain d'entraînement est exécrable. Si on avait au moins un terrain plat en herbe, on pourrait mieux travailler. Depuis deux ans, Patrick Thairet est fidèle au 4-4-2. Ce système se modifie de temps en temps en cours de rencontre. J'ai été aligné un peu partout cette saison. C'est bien la preuve que l'entraîneur a confiance en moi. A la base, je joue milieu droit ou en attaque. Cette année, j'ai évolué au back droit, au milieu défensif et sur l'aile gauche. Ça ne me déplaît absolument pas de changer de place mais il me faut généralement un petit quart d'heure d'adaptation. Non... pas encore. Je n'ai pas atteint mon niveau optimal. Depuis Sprimont, je note une nette évolution dans mon jeu. Avant ce match, j'ai rencontré beaucoup de problèmes d'ordre familial. Mon beau-père est décédé de manière inattendue en décembre. Pendant tout un temps, je n'avais pas la tête à me concentrer sur mon jeu. Je n'ai inscrit que deux petits buts cette saison mais j'ai quand même délivré une petite dizaine d'assists. Mes changements intempestifs de positions ne m'ont pas facilité la tâche. J'ai donc éprouvé quelques difficultés à marquer. Parfois, on me reproche aussi d'être trop défensif. En début de saison, le but était d'être soit champion, soit qualifié pour le tour final. Les dirigeants ont été un peu trop optimistes apparemment. Maintenant, on va logiquement aborder match par match. On est encore dans une zone dangereuse : seulement une dizaine de points nous sépare des premiers barragistes. On va recevoir Spa, Liège et Tongres. Ces rencontres sont abordables mais par la suite, les choses vont se corser. Je pense que la tranche est envisageable. Elle ne constitue pas du tout une priorité, mais on a quand même des chances. Saviez-vous qu'on m'appelait le calculateur ? Tim Baete