L'Italie

Vanden Borre : On te propose de rejoindre un club du top 5 en Italie, tu ne refuses pas. Si c'était à refaire, je le referais.
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Vanden Borre : On te propose de rejoindre un club du top 5 en Italie, tu ne refuses pas. Si c'était à refaire, je le referais. Mboyo : Question expérience, un match en Italie, ça en vaut 10 en Belgique. Je préfère jouer 2 fois contre Milan que 20 fois contre Anderlecht. Il a joué, s'est entraîné avec des Jovetic, Luca Toni, etc. Vanden Borre : C'était le top. C'est un championnat qui attire tout le monde. Et on est clair avec toi : le noyau est pléthorique, les problèmes internes au club existent, etc. Malgré tout, on a disputé une finale de la Coupe et au niveau individualités, on avait une équipe pour terminer dans le ventre mou. Mboyo : Le public l'adorait. Un jour où j'étais venu le voir, on n'arrivait même pas à sortir du stade en voiture, les supporters tapaient sur le carreau. C'est un truc de malades dont on ne se rend pas compte ici. Vanden Borre : Mon match face à l'Espagne reste dans l'imaginaire des gens, c'est un peu bizarre. C'est comme si on s'était rendu compte que je savais jouer au foot. Ça faisait un an que n'avais plus été repris en équipe nationale. Je me suis dit que c'était l'occasion de montrer à tout le monde - à ma famille aussi qui se posait des questions - que je savais encore jouer. Je voulais juste faire plaisir à mon entourage. Le contexte était idéal. Et j'ai compris dès les premières touches de balle que ça allait fonctionner. Que pensez-vous de la nouvelle génération belge ?Mboyo : Elle a un très gros potentiel. Et depuis longtemps. Avec les jeunes d'Anderlecht, on gagnait tous les tournois internationaux. Maintenant, il faut que la mentalité suive. Avant, les Diables jouaient avec l'amour de la Belgique. Maintenant, on peut se poser la question si ces joueurs aiment vraiment jouer pour la Belgique. Si on t'appelle tu serais fier de porter la vareuse des Diables ?Mboyo : Bien sûr, j'ai grandi ici. C'est une question qui ne devrait même pas être posée. Vanden Borre : Van Holsbeeck ne m'a jamais contacté pour un retour. Mais t'aurais aimé revenir ?Vanden Borre : Anderlecht, c'est chez moi. Et le Standard ?Vanden Borre : Je n'ai jamais eu un dirigeant en face de moi. Après, les gens ont dit que j'ai dit non au Standard. C'est faux. Je ne sais pas ce qu'ils pensent de moi au Standard. Tout ça, ça encore été bêtement monté en épingle.