On leur prédisait les pires ennuis. Comme à chaque promu d'ailleurs. Caen avait certes l'avantage sur Arles-Avignon et Brest de bien connaître la D1, qu'il avait quitté l'espace d'une seule saison mais un calendrier démentiel (Marseille et Lyon d'entrée de jeu) et un recrutement bien confidentiel n'incitaient pas à l'optimisme.
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On leur prédisait les pires ennuis. Comme à chaque promu d'ailleurs. Caen avait certes l'avantage sur Arles-Avignon et Brest de bien connaître la D1, qu'il avait quitté l'espace d'une seule saison mais un calendrier démentiel (Marseille et Lyon d'entrée de jeu) et un recrutement bien confidentiel n'incitaient pas à l'optimisme. " Ces premiers matches nous effrayaient un peu ", expliquait cette semaine le président Jean-François Fortin " Avec des joueurs aussi jeunes, j'avais peur que si les choses tournaient mal, ils prennent un coup derrière la tête. " Car Caen avait décidé de miser sur la continuité et sur son centre de formation. Pas d'attaquants acquis. A charge pour les jeunes d'occuper le terrain. Et c'est ce qu'ils ont fait : victoire prestigieuse sur Marseille (1-2), éclatante sur Lyon (3-2) grâce aux produits du cru, Ismaila N'Diaye, Sambou Yatabaré, Livio Nabab et surtout le nouveau buteur maison Youssef El-Arabi, qui avait fait partie de l'équipe de France de futsal des -21 ans. Avec deux buts (un contre Marseille et un contre Lyon), El Arabi, qui célèbre ses réalisations, en mimant le geste de la mitraillette, a frappé un grand coup. A tel point qu'il fut courtisé par des clubs allemands et turcs et qu'il réfléchit une semaine avant finalement de prolonger son contrat à Caen. " Il a toute la palette d'un bon attaquant ", explique le capitaine du Stade Malherbe de Caen, Benjamin Nivet, " Technique, capable de prendre la profondeur, de dribbler, rapide et efficace ". Et polyvalent de surcroit. Il se sent aussi à l'aise sur les ailes qu'en soutien d'attaque. A 23 ans, la première surprise et découverte de Ligue 1, c'est lui. Arrivé au centre de formation de Caen à 13 ans, il fut viré après des problèmes avec son entraîneur. Mais conscient de son erreur, il refrappe à la porte de Caen deux ans plus tard. Il fallut attendre la chute en L2 pour qu'El-Arabi reçoive une réelle opportunité. Résultat : 11 buts et huit passes décisives. Ses prestations ont également attiré les scouts du Maroc. " Le Maroc, c'est mon choix. Le choix du c£ur. Je suis français et j'ai mes racines marocaines. Je connais certains joueurs et le projet qui se met en place avec l'arrivée d' Eric Gerets. On connaît ses qualités et j'espère faire partie de l'aventure. J'ai hâte de porter le maillot du Maroc. " NICOLAS ANELKA a qualifié de mascarade la sanction infligée par la Fédération française. Il a en effet reçu 18 matches de suspension ; Patrice Evra en a reçu 5, Franck Ribéry 3 et Jérémy Toulalan un. L'attaquant de Chelsea ne devrait plus porter le maillot des Bleus avant l'Euro 2012. A 32 ans, a déjà annoncé que cela ne lui disait plus rien de jouer pour la France. Ces suspensions embêtent le sélectionneur Laurent Blanc qui voit le début des qualifications perturbé. Avec la sanction de Ribéry, la suspension de Gourcuff et la blessure de Nasri, Blanc se retrouve sans meneur de jeu en Biélorussie. MAMADOU SAMASSA, déjà loué la saison dernière à Valenciennes, sera de nouveau prêté au club nordiste par l'OM. MARSEILLE a enfin réalisé son gros transfert en déboursant 15 millions d'euros pour attirer l'attaquant de Nice, Loïc Rémy. Cependant, ses débuts ont été postposés après que la visite médicale a décelé une anomalie cardiaque. Les dirigeants marseillais ont voulu se montrer rassurants, le joueur devant juste effectuer des examens approfondis. Pour compléter son attaque, Marseille s'est attaché les services du buteur de Toulouse, André-Pierre Gignac. Par ailleurs, les champions en titre ont décroché, face à Lorient, leur première victoire de la saison. LYON a résilié le contrat de son défenseur central brésilien, Cleber Anderson. TOULOUSE qu'on n'attendait pas à pareille fête, occupe la tête du championnat avec le maximum de points (9 sur 9). En Ligue 2, c'est le club de Bertrand Laquait, Evian Thon-Gaillard, promu, qui a pris un très bon départ avant de connaître sa première défaite (9 points sur 12). STéPHANE VANDE VELDE