Après deux échecs au GBA et contre Bruges (et une défaite au Steaua Bucarest en Coupe de l'UEFA), le Standard a renoué avec la victoire, samedi à Mons. Le grand Américain Ogushi Onyewu, monté aux avant-postes en désespoir de cause comme il l'avait fait à Bochum, a débloqué une situation compromise. Grâce à ce succès, les Rouches restent à... 12 points du leader brugeois. A-t-il pour autant retrouvé son fonds de jeu ? Le point avec le capitaine Eric Deflandre.
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Après deux échecs au GBA et contre Bruges (et une défaite au Steaua Bucarest en Coupe de l'UEFA), le Standard a renoué avec la victoire, samedi à Mons. Le grand Américain Ogushi Onyewu, monté aux avant-postes en désespoir de cause comme il l'avait fait à Bochum, a débloqué une situation compromise. Grâce à ce succès, les Rouches restent à... 12 points du leader brugeois. A-t-il pour autant retrouvé son fonds de jeu ? Le point avec le capitaine Eric Deflandre. Eric Deflandre : C'est sûr que les résultats ne sont pas des plus positifs. J'espérais que l'équipe se situerait un peu plus haut dans le classement, et surtout, qu'elle compterait moins de points de retard sur Bruges et Anderlecht. Force est de constater que ces deux formations perdent très peu de points alors que, de notre côté, nous avons déjà abandonné neuf unités à Sclessin. Ces points perdus à domicile pèsent lourd. Surtout ceux laissés face à Charleroi et au FC Brussels. En déplacement, la moisson û sans être exceptionnelle û est acceptable. Trois victoires (Cercle Bruges, La Louvière et Mons), deux matches nuls (Lierse et Genk) et une défaite (GBA), ce n'est pas mal. C'est difficile à dire. Peut-être éprouvons-nous des difficultés à faire le jeu. Or, à domicile, c'est souvent une obligation. En outre, en début de saison, on n'a pas pu profiter du groupe entier, car beaucoup de joueurs ont rejoint le noyau plus tard que les autres. Les automatismes n'étaient pas présents, et sans automatismes, c'est difficile de prendre un match à son compte. En déplacement, on a pu s'appuyer sur un système défensif assez rugueux pour forger un résultat. Effectivement, on avait réussi une série de matches sans encaisser le moindre but. Contre Bruges, on en a encaissé quatre d'un coup, mais cela ne signifie pas nécessairement que c'est en défense que le bât blessait. C'était un problème collectif. On avait été noyés dans l'entrejeu, face au trio Simons-Englebert-Ceh. Les deuxième et troisième buts brugeois furent l'£uvre de Gaëtan Englebert, un joueur de la deuxième ligne, alors qu'aucun joueur à nous n'avait accompli son travail défensif. Quand on perd la bataille de l'entrejeu, il y a plus de pression sur la défense. A 1-2, on a pris un coup au moral et on a baissé les bras. Bruges a pu faire la différence en faisant circuler le ballon en milieu de terrain et en remportant les duels. On doit devenir plus méchant en match. On est trop gentil, on doit se faire respecter. Au Standard aussi, on met l'accent sur le jeu. Il faut suivre les entraînements : on fait beaucoup de petits matches, durant lesquels on insiste sur la possession du ballon. Celui-ci circule parfois avec une grande fluidité. Mais on ne parvient pas à reproduire cela en match. On y parvient par périodes, mais pas pendant 90 minutes. C'est à n'y rien comprendre. L'entraîneur aussi doit parfois y perdre son latin. Bruges est une équipe qui peut s'appuyer sur le même potentiel depuis de longues années. Elle joue vers l'avant, de manière bien compacte. Tout paraît bien huilé. On ne peut pas jeter la pierre aux dirigeants. Ils fournissent beaucoup d'efforts pour construire la meilleure équipe possible. La semaine dernière encore, ils ont engagé un joueur du calibre de Milan Rapaic. On peut regretter que l'effectif n'était pas au complet pour entamer la saison, mais les joueurs, il faut les trouver. Je n'étais pas là lors des saisons précédentes, je ne peux donc pas parler de ce qui s'est passé. Par ailleurs, il ne m'appartient pas de commenter la politique du club. Mon rôle, en tant que joueur, est de donner le maximum sur le terrain. C'est tout. A la stabilité, au fait qu'on a appris à jouer ensemble et qu'on a acquis des automatismes. Dans l'axe, Ogushi Onyewu et Ivica Dragutinovic n'avaient jamais joué ensemble. Moi, j'étais nouveau à droite. Philippe Léonard est nouveau à gauche. Maintenant, cela fait quelques semaines que le quatre défensif est immuable. C'est déjà bien d'avoir trouvé des automatismes au niveau défensif, il faut maintenant les trouver dans les autres secteurs. Pas nécessairement d'une équipe-type, mais d'un groupe solidaire, qui apprend à jouer ensemble à l'entraînement. Les autres secteurs ont souvent été chamboulés, mais l'entraîneur n'en était pas toujours responsable. Il a dû composer avec les blessures de Wamberto et de Sergio Conceiçao, avec les problèmes d'Alexandros Kaklamanos et avec d'autres impondérables. Continuer à travailler comme on le fait, cela va finir par payer. Il ne faut surtout rien changer aux méthodes, simplement nous laisser un peu de temps. Au risque de surprendre beaucoup de gens, je répondrai par la négative. Les entraînements auxquels j'étais soumis en France et ceux auxquels je participe actuellement au Standard sont fort similaires. Ceux de Dominique D'Onofrio sont, en tout cas, très bien dosés. Je dirais même que les tests auxquels on a été soumis au départ étaient plus poussés qu'à Lyon. Pendant trois ou quatre jours complets, on a évalué le c£ur, la masse graisseuse, la force dans les jambes (gauche et droite) et d'autres paramètres, afin de pouvoir individualiser le travail. Cela, c'est une chose que je n'avais jamais connue à Lyon. Par la suite, on a enchaîné avec des séances physiques, avant de passer aux exercices tactiques. C'est un enchaînement tout à fait logique. Effectivement, ce fut un problème. La moitié des joueurs qui ont effectué la préparation ne font plus partie de l'équipe aujourd'hui. Soit ils sont partis, soit ils ne jouent plus. Des nouveaux joueurs sont arrivés, et ont pris leur place. Un petit retard, oui, mais aujourd'hui ils l'ont comblé. Il n'y a plus que Milan Rapaic qui doit encore travailler sa condition physique. Mais on voit qu'il s'est bien entretenu individuellement, car il a déjà l'air très en forme. Oui, et je dois reconnaître que cela a posé un problème. Mais il fallait passer par là. Encore une fois, je ne suis pas dirigeant et je ne veux pas commenter la politique du club. Je suis mal placé pour parler de ce qui s'était produit la saison dernière. Mais, cette fois, il n'y a pas eu d'accrochage à ce sujet : la concurrence a été bien acceptée. On savait qu'on éprouvait des difficultés à marquer des buts, et donc, lorsqu'on encaissait, on prenait conscience que ce serait difficile de renverser la vapeur. Mais, à l'avenir, on aura plus de possibilités pour faire le jeu, avec les retours de Sergio Conceiçao et de Wamberto, et l'arrivée de Milan Rapaic. C'est un très bon joueur, expérimenté de surcroît, qui a déjà démontré toute l'étendue de son talent lors des quelques entraînements qu'il a effectués avec nous. Ce sont des joueurs créatifs qui vont apporter énormément à l'équipe. Tout à fait. Comment peut-on dire qu'on manque des technique lorsqu'on a dans ses rangs de joueurs sud-américains ou des éléments de la trempe de Sergio Conceiçao et Milan Rapaic. On a aussi d'autres joueurs, plus physiques, mais cela devrait normalement faire un bon mix. C'est l'impression que j'ai, en tout cas. Anderlecht ne joue pas très bien pour l'instant, mais prend des points. Dans le cas du Standard, lorsqu'on a gagné, c'était généralement parce qu'on était supérieur à l'adversaire. Il n'y a qu'à La Louvière où l'on a réalisé un petit hold-up. Je dois admettre qu'au Tivoli, on ne méritait pas de l'emporter. La Louvière est une très belle équipe avec laquelle il faudra compter cette saison. C'était sans doute le cas jusqu'à présent. Anderlecht possède ce genre d'individualités. Mais nos individualités à nous vont revenir dans le parcours. J'ai confiance dans le groupe, je connais les joueurs avec lesquels je travaille et je sais qu'ils ont énormément de qualités. On obtiendra très bientôt de grands résultats. Jamais. Beaucoup de personnes m'ont déjà posé la question, mais j'assume pleinement mon choix. J'ai eu une belle carrière, et je suis fier d'être l'un des rares Belges à avoir pleinement et réellement réussi à l'étranger. J'ai bâti ma carrière progressivement, j'ai beaucoup travaillé et j'ai été très bien conseillé par Yves Baré. Mais il faut pouvoir tourner la page et je ne considère aucunement que ma carrière est terminée, ni que je suis sur la pente descendante. C'est ici que j'avais envie de jouer. Liège est ma ville et j'aime la mentalité qui règne à Sclessin. Le Standard est un club qui n'attend qu'une chose : bouillir, comme ses supporters. On va y arriver d'ici quelque temps. Mon retour au pays était programmé, et à part au Standard, je ne vois pas où j'aurais pu revenir en Belgique. Non, car à la suite de problèmes entre la direction et un manager français, j'étais parti en assez mauvais termes. Mon épouse est brugeoise, mais on habite actuellement dans le Limbourg, cela lui permet de parler flamand. Daniel Devos" Comment peut-on dire qu'on MANQUE DE TECHNIQUE ? Avec nos Sud-Américains, Conceiçao, Rapaic... " " NOS INDIVIDUALITéS VONT REVENIR. On obtiendra très bientôt de grands résultats "