Le cyclisme féminin a donc le vent en poupe. A partir de l'an prochain, d'autres réformes verront le jour et cette discipline sera plus professionnelle encore. L'UCI remplacera en effet la Coupe du monde actuelle (dix courses d'un jour dont le Tour des Flandres et la Flèche Wallonne) par le Women's WorldTour, une copie de la version masculine. Outre les courses de coupe du monde déjà existantes, il tiendra compte des épreuves par étapes comme le Giro Rosa. Au total, trente jours de course seront ainsi comptabilisés.
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Le cyclisme féminin a donc le vent en poupe. A partir de l'an prochain, d'autres réformes verront le jour et cette discipline sera plus professionnelle encore. L'UCI remplacera en effet la Coupe du monde actuelle (dix courses d'un jour dont le Tour des Flandres et la Flèche Wallonne) par le Women's WorldTour, une copie de la version masculine. Outre les courses de coupe du monde déjà existantes, il tiendra compte des épreuves par étapes comme le Giro Rosa. Au total, trente jours de course seront ainsi comptabilisés. On établira un classement individuel, un classement par équipes et un classement par nations. La leader du classement individuel portera un maillot distinctif, ce qui n'est plus le cas chez les messieurs. Toutes les équipes du Top 15 (pour les courses par étapes) et du Top 20 (pour les courses d'un jour) pourront prendre le départ. Mais, contrairement à ce qui se passe dans le cyclisme masculin, elles n'y seront pas obligées. Outre des exigences de plus en plus élevées en matière d'organisation et d'hôtels (un gros point noir par le passé), l'UCI demandera également aux organisateurs de chaque épreuve de prévoir un site internet en anglais et en français, un compte Twitter et un compte Facebook. De plus, les organisateurs devront veiller à ce que les courses soient retransmises à la télévision ou sur internet. Ils devront à tout le moins pouvoir fournir un résumé de cinq minutes diffusé sur ces canaux. L'UCI veut ainsi implanter une marque et développer encore l'attention grandissante dont bénéficie le cyclisme féminin. Au sein du peloton, on apprécie, même si d'aucuns pensent que certaines épreuves vont disparaître en raison du prix engendré par les exigences médiatiques. Les organisateurs sont certes autorisés à vendre les droits de retransmission mais qui va les acheter ? L'UCI apportera son aide en fournissant du contenu et des graphiques. Elle diffusera également les images aux producteurs internationaux. Une fois le Women's WorldTour lancé, l'UCI veut, à court ou à moyen terme, fixer un salaire minimum pour les professionnelles. Chez les hommes, un coureur d'une équipe WorldTour doit gagner au moins 35.000 euros par an. Evidemment, les équipes féminines ont moins de moyens. L'an dernier, Brian Cookson, le président de l'UCI, estimait qu'une telle mesure serait contre-productive car de nombreuses équipes féminines actuellement professionnelles risqueraient dès lors de repasser chez les amateurs, où elles n'auraient aucune obligation en matière salariale. Mais si le WTT engendre plus de stabilité, Cookson se montrera favorable à l'introduction du salaire minimum. Les dames ne s'enrichiront pas en pédalant puisque, actuellement, le prize-money du WTT est de 5.100 euros pour une course d'un jour, la gagnante touchant un peu plus de 1.100 euros... En guise de comparaison : chez les messieurs, le vainqueur du Tour des Flandres empoche 20.000 euros. PAR JONAS CRETEUR