Le retour de Mons en D1 n'est pas passé inaperçu sur les terres natales du papa de Maël Lépicier (25 ans). Le Dragon figure désormais sur les pages des carnets de scouting de Robert Nouzaret, le coach des Léopards de RDC. Pour lui, il s'agit d'une immense satisfaction qui couronne ses défis belges. Les aventures wallonnes de ce Franco-Congolais n'ont pas commencé à Mons mais à Virton, en 2008-2009. Coach des Gaumais à cette époque, Sébastien Grandjean (actuel T1 de la Jeunesse Esch), se souvient de Lépicier qui venait de Martigues : " Dès ses premiers pas en D2, ce garçon pouvait et voulait atteindre son objectif : réussir. Il soignait son travail lors de chaque entraînement. Sans oublier ses atouts athlétiques qui en font un excellent arrière central de formation, ou même un médian récupérateur comme c'est le cas pour le moment à Mons, il affichait les qualités techniques et un volume de jeu ...

Le retour de Mons en D1 n'est pas passé inaperçu sur les terres natales du papa de Maël Lépicier (25 ans). Le Dragon figure désormais sur les pages des carnets de scouting de Robert Nouzaret, le coach des Léopards de RDC. Pour lui, il s'agit d'une immense satisfaction qui couronne ses défis belges. Les aventures wallonnes de ce Franco-Congolais n'ont pas commencé à Mons mais à Virton, en 2008-2009. Coach des Gaumais à cette époque, Sébastien Grandjean (actuel T1 de la Jeunesse Esch), se souvient de Lépicier qui venait de Martigues : " Dès ses premiers pas en D2, ce garçon pouvait et voulait atteindre son objectif : réussir. Il soignait son travail lors de chaque entraînement. Sans oublier ses atouts athlétiques qui en font un excellent arrière central de formation, ou même un médian récupérateur comme c'est le cas pour le moment à Mons, il affichait les qualités techniques et un volume de jeu propres aux jeunes formés en France. Mais ces centres de formation sont aussi des usines qui produisent les bons éléments à la chaîne et les clubs n'offrent pas nécessairement le temps de l'éclosion. Tant de jeunes attendent leur chance... " Après avoir été formé au Mans, joué en National (Châtellerault et Martigues), Maël a bousculé ses habitudes en signant à Virton en D2. Grandjean : " Ce fut sa rampe de lancement comme pour Koita, ThomasMeunier, KarimBelhocine, etc. L'Excelsior était handicapé par des soucis internes sans lesquels nous serions restés en D2. Une saison délicate et stressante, mais cela n'empêcha pas Maël de signer un très bon championnat. Son transfert à Mons lui a offert une étape intéressante (lutte pour la montée) avant de s'aventurer en D1 avec un bagage qui tient la distance. " Fils d'un papa congolais et d'une maman (dont il porte le nom de famille) originaire du Mans, Maël a grandi dans la Sarthe. Il est retenu dans les présélections de jeunes internationaux français et y côtoie notamment YoannGourcuff. A 18 ans, il remporte la Coupe Gambardella face à Nîmes (2-0) dans un Stade de France bien garni. Malgré cet exploit très prisé en France, il se retrouve en National à Châtellerault d'abord, puis Martigues, deux formations qui plongent chaque fois un étage plus bas. " Je ne me suis pas du tout amusé à Martigues ", dit-il. " Je n'appréciais pas l'atmosphère qui régnait dans le sud. " Un agent de joueurs français le guide vers la Belgique. Maël saisit sa chance à deux mains à Virton (D2) où il se sent d'autant plus chez lui que les supporters entonnent la Marseillaise avant chaque match. Une saison suffit pour que des clubs plus huppés s'intéressent à ce jeune homme au prénom breton. Le Sporting Charleroi a noté son nom sur ses tablettes mais il opte rapidement pour Mons car " les installations sont d'une qualité supérieure ". Maël vit durant deux ans dans les hautes sphères de la D2 avant de fêter une montée tant attendue après un tour final stressant. L'élite était son objectif et il parapha vite la prolongation de contrat proposée par Dimitri Mbuyu, le directeur sportif des Dragons. " Nous ne sommes pas là depuis longtemps mais Mons peut réaliser un bon championnat ", prétend-il. " Je ne veux pas brûler les étapes mais notre effectif, sain, simple et sans problème, peut espérer plus qu'un simple maintien. Nous n'en sommes qu'au début du championnat et je constate que Mons détient des arguments intéressants bien gérés par un coach intelligent. " Lépicier songe sans aucun doute à l'esprit d'unité, à la force de travail et à ce diable de Jérémy Perbet. Arrière central de métier, Lépicier a installé sa boutique dans la ligne médiane. " C'est nouveau pour moi ", reconnaît-il. " Je ne sais pas combien de temps cela va durer mais j'en profite pour apprendre, mieux gérer mon jeu court, soigner mon placement au service de la défense, réfléchir, donner de bons ballons. Je suis ambitieux et je ne me contenterai certainement pas de vivre paisiblement en D1. " Il n'a jamais mis un orteil en Afrique noire. Son père est originaire de Brazzaville mais c'est l'équipe nationale de la République Démocratique du Congo (Kinshasa) qui lui tend les bras. Il a son passeport et s'aventurera bientôt sur les traces de Stanley et Livingstone. Son papa, électronicien, sa maman, chef de service dans un hôpital et son frère, professeur de natation pour enfants défavorisés, espèrent l'accompagner dans ses safari-foot. Son cousin, le champion de tennis Jo-Wilfried Tsonga, n a guère de temps mais Maël espère l'inviter un jour à Mons. Le Montois a déjà gagné quelques balles de match en D1. Et entre deux rencontres, celui qui été récemment nommé capitaine à la place de Cédric Berthelin (" Le coach voulait que l'homme au brassard soit plus près du jeu ") joue au golf. PAR PIERRE BILIC" Ambitieux, je ne me contenterai pas de vivre paisiblement en D1. "