Croatie-Belgique, double commentaire en espérant qu'il soit le dernier d'ici juin: ça voudra dire feu vert ce soir pour nos rouges au pays des jaunes!
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Croatie-Belgique, double commentaire en espérant qu'il soit le dernier d'ici juin: ça voudra dire feu vert ce soir pour nos rouges au pays des jaunes!Comme toujours, le premier chapitre a été écrit avant et le second après, je le jure cette fois sur la tête de Wilmots: Robocop est l'âme du groupe, et sa tête est le seul endroit de son corps que tu puisses toucher sans crainte de lui rebousiller quelque chose! Ch.1, samedi 6 octobre 2001, 16h00. Waseige n'a pas donné la composition, ça semble énerver les télés autant qu'un match de tennis qui n'en finit pas, mais c'est la tendance naturelle de tout coach quoi qu'on l'ait oublié: le résultat se joue sur un détail, et l'adversaire est toujours un temps mal à l'aise quand la composition d'en face n'est pas celle qu'il croyait. Pour le spectateur, c'est bien mieux aussi, il ignore, il suppute, il papote: au coup d'envoi, ça lui refile un délicieux p'tit coup d'adrénaline quand il est surpris par le onze, et il peut s'imaginer aussi fûté que Waseige quand il l'a bien pronostiqué! Il est de bonne guerre d'ouvrir son parapluie au cas où, j'entends donc dire: "La Croatie est supérieure grâce à ses individualités". Ah? Qu'est-ce qu'une individualité? Pour moi, c'est un gars qui a su décrocher une place (et un juteux contrat) de titulaire dans un club actuel du top européen. Les individualités croates ont donc pour noms Tudor, R. Kovac, Simic, des mecs dont la spécialité est de dresser une forteresse pour garder le 0-0: ça tombe bien, c'est le score qu'on souhaite! Prosinecki? Ce n'est plus une individualité du top, c'est une individualité de Portsmouth. La grande arme de Prosinecki, la seule qui lui reste, c'est sa grande fainéantise, et je ne rigole pas: Prosinecki a compris qu'en marchant TOUT LE TEMPS, il finissait TOUJOURS par y avoir des moments où il se retrouvait dangereusement démarqué, vu que ses adversaires ne peuvent pas s'empêcher de bouger comme des dingues! Si Vanderhaeghe colle Prosi en se retenant de trop courir, quitte à finir frais comme un gardon désoeuvré, ce sera le nul blanc et la vie en rose. A tout à l'heure. Ch.2, samedi 6 octobre 2001, 20h30. Ouille. A chaud au JT, les Diables interviewés ont tous dit être passés tout près: comme quoi, en foot, on peut passer tout près du résultat et beaucoup plus loin de la manière! Car faut l'admettre, ça a davantage schlingué le roussi côté De Vlieger que Pletikosa, et la victoire est méritée. Nous avons mal contenu leurs attaquants, tandis que leurs défenseurs ont bien bouffé les nôtres: ce qui me permet de placer ici que Tudor n'a rien d'un endormi, ha! ha! ha!, le rire reste l'antidote en cas de blues. Prosinecki? Bof. Décalé à gauche, il a quasi flemmardé tout le match alentour de Jarni, avec deux conséquences. D'une part, Deflandre et Verheyen se sont tous deux sentis obligés de lui garder un oeil dessus, et Jarni en a (trop?) profité pour montrer ses pistons. D'autre part, la seule fois où Prosi s'en est allé flemmarder à droite, le temps qu'on se demande ce qu'il venait y foutre, il nous a foutu pour Balaban la belle ouverture profonde du 1-0 par Boksic! De là à dire que c'est l'ex-touriste de Sclessin qui a gagné le match, c'est pas moi qui le dirai. Faut savoir être fataliste pour être fair-play, y'a pas forcément de la honte et des coupables lorsqu'il y a défaite: nous sommes simplement battus, point final qui ne l'est pas puisqu'il reste les barrages. Mais plus que la défaite et ses conséquences, c'est le chapelet prochain des lieux communs criticailleurs qui m'atterre, avant même de les avoir lus. Mollo, les mecs: seul celui qui a osé écrire avant, clairement, qu'il VOULAIT dans le onze, au lieu de tel et tel, Valgaeren, Simons, Sonck ou Tournesol, seul celui-là a le droit d'écrire après qu'il FALLAIT Valgaeren, Simons, Sonck ou Tournesol et celui-là est peu nombreux! Le moment est venu du self-control, celui de se dire que tout ça n'est qu'une distraction. Croatie-Belgique 1-0, c'est une petite tristesse à prendre avec footosophie. Bernard Jeunejean