Gilles De Bilde est venu, depuis lundi, s'ajouter au panel de consultants de la RTBF en matière de football. Il faut bien constater que, ces dernières années, on assiste à une véritable prolifération de ces anciens joueurs appelés à donner leur avis. Avec plus ou moins de bonheur. S'il ne fait aucun doute qu'un avis technique, dans un direct surtout, est toujours bon à entendre, les consultants font bien plus que cela puisqu'ils réalisent des interviews ou participent...

Gilles De Bilde est venu, depuis lundi, s'ajouter au panel de consultants de la RTBF en matière de football. Il faut bien constater que, ces dernières années, on assiste à une véritable prolifération de ces anciens joueurs appelés à donner leur avis. Avec plus ou moins de bonheur. S'il ne fait aucun doute qu'un avis technique, dans un direct surtout, est toujours bon à entendre, les consultants font bien plus que cela puisqu'ils réalisent des interviews ou participent régulièrement à des émissions genre talk-show. Certains se sont découvert une passion et parviennent à oublier la présence du micro ou de la caméra pour exprimer avec aisance des idées qui apportent incontestablement un plus au débat. Mais pour d'autres, dés£uvrés, la consultance est surtout l'occasion de ne pas tomber dans l'oubli tout en grappillant quelques deniers. Et dire que ceux-là n'ont pas toujours facilité ou même compris le travail des journalistes lorsqu'ils étaient joueurs... Roger Laboureur, ex-journaliste de la RTBF aujourd'hui retraité, n'a pas véritablement connu l'époque des consultants mais jette un regard critique sur la situation : " Les consultants, j'étais pour mais certains n'aimaient pas partager l'antenne et influençaient Marc Jeuniau. J'ai fini par en avoir en fin de carrière, notamment en basket où je ne m'y connaissais pas suffisamment. Mais j'avais un bouton qui me permettait de ne donner la parole au consultant que quand je le souhaitais. Pour moi, une dizaine d'interventions de 15 à 30 secondes par mi-temps, c'est suffisant car le consultant doit rester dans son rôle ". En radio, VivaCité n'a pas de consultants pour les matches de football en direct. Pour les rencontres importantes, Guy Géron opte plutôt pour deux journalistes : " La télévision a fait appel à des consultants car elle doit maintenir un long direct intégral et il convient aussi de soulager le journaliste. De plus, le consultant a l'avantage de pouvoir s'appuyer sur un ralenti pour expliquer ce qu'il dit. En radio, il nous faut des gens qui ont une très grande facilité d'expression. De plus, nous devons fournir de la matière à deux chaînes pour les flashes info, ce qui explique le dédoublement dans les grosses occasions. Mais je ne ferme pas la porte définitivement : en cyclisme, par exemple, nous pouvons compter sur Jean-Luc Vandenbroucke. Et en football, Benoît Thans participe à l' Avant Match du vendredi, de 17 h 42 à 18 h. (P. Sintzen) P.Sintzen