Le coach - Andriy Shevchenko

Né le 29 septembre 1976
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Né le 29 septembre 1976 L'actuel sélectionneur a terminé sa carrière de joueur dans le club où il l'a commencée. Il a fait fureur au Dynamo Kiev s'est fait connaître au niveau international en brillant en Ligue des Champions. En 1999, il a été transféré pour 24 millions à l'AC Milan où il a vécu ses meilleures années. Avec les Rossoneri, il est devenu le premier Ukrainien à remporter la Ligue des Champions, en 2003. Il a lui-même converti le tir au but décisif lors de la finale contre la Juventus. Avec Milan, il a aussi été meilleur buteur de Serie A et est devenu le troisième Ukrainien à remporter le Ballon d'Or en 2004, après Oleg Blokhin et Igor Belanov. En 2006, il a été transféré à Chelsea pour 43 millions d'euros. C'était, à l'époque, une somme record pour un club anglais. Lorsqu'il s'est retrouvé sur le banc, il est retourné à Milan et a décidé, en 2009, de boucler la boucle, en rentrant au Dynamo Kiev. Il a définitivement raccroché en 2012, au terme de l'EURO organisé dans son pays. Il a revêtu à 111 reprises le maillot de l'Ukraine et a inscrit 48 buts. En 2012, il a refusé une offre de la Fédé ukrainienne, qui lui proposait de succéder directement à Blokhin après l'EURO. Un moment, il a donné l'impression de vouloir se lancer en politique, mais en février 2016, l'appel du foot a été trop fort et il est devenu assistant du sélectionneur national, avant de succéder en juillet à Fomenko, qui n'avait pas réussi à se qualifier pour l'EURO. Il avait alors 39 ans. Au terme du tournoi, il ne serait pas surprenant de le voir prendre les rênes d'un club d'une grande compétition. "Si l'EURO s'était déroulé en 2020, on aurait attendu au moins une place en quart. Mais, après quelques prestations assez timides, les ambitions ont été revues à la baisse. Contre la France, on a pu procéder par contre-attaques et on a arraché un bon partage, mais lorsqu'on a dû prendre l'initiative contre la Finlande et le Kazakhstan, ça s'est mal passé. Notre point fort se situe dans l'entrejeu, avec Malinovskyi, qui s'érige désormais en leader, et aussi avec Yarmolenko, qui demeure une valeur sûre. Le triangle Malinovskyi- Stepanenko-Zinchenko est très bon, avec Stepanenko comme milieu défensif. À City, Zinchenko joue arrière gauche, mais en équipe nationale, il officie comme milieu offensif. Dans un 4-4-1-1, il joue en soutien de l'attaquant de pointe, Yaremchuk. Notre défense est solide, mais très jeune. Trois des quatre centraux ont moins de 25 ans. Dans le but, pour la première fois depuis l'indépendance, on n'a plus de titulaire incontesté. Celui qui a défendu les buts ces dix dernières, Pyatov, a aujourd'hui 36 ans et a subitement été relégué sur le banc au Shakhtar durant l'automne. Je m'attends à ce que Bushchan, du Dynamo, soit titulaire, mais Lunin, qui est réserviste au Real Madrid, est meilleur que lui." Le meilleur joueur d'une défense ukrainienne très jeune. Formé au Dynamo Kiev, il a débuté en équipe première en 2017 et est presque toujours titulaire. Il défend bien, mais participe aussi aux offensives et délivre de temps à autre une passe décisive. Il est rarement pris en défaut. Le carton rouge dont il a écopé récemment contre la Finlande, après avoir voulu remiser le ballon vers son gardien et commis une faute sur le Finlandais qui avait intercepté le cuir, causant un penalty, est l'une des rares erreurs qu'on peut lui reprocher. Aujourd'hui âgé de 21 ans, Mykolenko a joué son premier match international en novembre 2018 lors d'une confrontation amicale contre la Turquie. Désormais, il est une valeur sûre à son poste. Il n'était cependant pas présent lorsque l'Ukraine a remporté la Coupe du monde U20 en 2019. Blessé juste avant le tournoi, il avait dû déclarer forfait. S'il brille à l'EURO, un départ à l'étranger semble plus que probable. Le sélectionneur national l'aurait déjà vivement recommandé à l'AC Milan, l'un de ses anciens clubs. Les bonnes prestations de Mykolenko condamnent, pour l'instant, les Belgicains Sobol et Mykhaylichenko à patienter sur le banc. À l'automne dernier, l'équipe a été durement touchée par le Covid. Contre la France, Shevchenko a dû se passer de dix joueurs, et sur le banc, le gardien remplaçant n'était autre que... l'entraîneur des gardiens. Oleksandr Shovkovskyi, 46 ans, a certes été 92 fois international, mais il espérait quand même que le gardien titulaire ne se blesse pas. C'est la première fois que l'Ukraine se qualifie directement pour la phase finale d'un EURO. En 2012, elle était qualifiée automatiquement en tant que pays organisateur, et quatre ans plus tard elle avait dû passer par une double confrontation face à la Slovénie pour valider son ticket pour la France. Aucun autre participant à l'EURO ne compte autant de joueurs de Pro League, mais à l'exception de Yaremchuk (Gand), aucun ne devrait être titulaire. Sobol (Club Bruges) et Mykhaylichenko (Anderlecht) ne sont pas le premier choix à l'arrière gauche et Marakenko (Courtrai) se tient prêt à parer à toute défection dans l'entrejeu. Jusqu'à la défaite 7-1 subie contre la France en pleine crise sanitaire, le sélectionneur Shevchenko restait fidèle à un 4-4-2, mais depuis lors, il a changé ses batteries. Contre les petites équipes, lorsque l'Ukraine doit faire le jeu, il opte pour un 4-4-1-1, mais contre des adversaires plus solides, il préfère une défense à cinq. Le problème, c'est qu'il n'y a plus de titulaire incontesté dans le but. Pour l'instant, c'est le gardien du Dynamo Kiev, Bushchan (27 ans) qui semble avoir la préséance sur ses concurrents. Le deuxième problème est que la défense est très jeune. Troisième problème: à l'exception de Yaremchuk, l'Ukraine n'a pas de grand attaquant. Pour inscrire des buts, il faut compter sur les milieux de terrain. Tout tourne autour du triangle Malinovskyi- Stepanenko- Zinchenko.