Quand Mons a annoncé le transfert d'un gardien français alors qu'il y en avait déjà quatre sous contrat, tout le monde pensait qu'il s'agissait d'un nouvel épisode dans la saga des transferts ratés des Dragons. Pourtant, Jos Daerden a toujours affirmé que le maintien passait par l'achat d'un dernier rempart qui gagne des points. Ce que, selon lui, il n'avait pas sous la main.
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Quand Mons a annoncé le transfert d'un gardien français alors qu'il y en avait déjà quatre sous contrat, tout le monde pensait qu'il s'agissait d'un nouvel épisode dans la saga des transferts ratés des Dragons. Pourtant, Jos Daerden a toujours affirmé que le maintien passait par l'achat d'un dernier rempart qui gagne des points. Ce que, selon lui, il n'avait pas sous la main. Depuis lors, la situation s'est clarifiée. L'Uruguayen Jimmy Schmidt est retourné au pays après seulement quatre mois passés dans le Hainaut et trois matches disputés sous la vareuse des Rouge et Blanc. Kris Van de Putte est parti à Courtrai. Quant à Ivan Willockx, il a dû se résoudre à rentrer dans le rang. Car Daerden n'en avait pas fait mystère : si le club transférait l'ancien gardien de Crystal Palace, Cédric Berthelin, c'était pour le faire jouer. Et en deux apparitions, Berthelin, 28 ans, a déjà fait le ménage derrière lui au point de devenir le numéro 1 incontournable même s'il doit encore convaincre sur la longueur. " Je crois que j'ai déjà montré ce que je savais faire lors de mes deux premiers matches ", lance le Français. " Pourtant, mes débuts en Réserves avaient été pitoyables. Je manquais de compétition et plusieurs détails n'étaient pas au point ". En signant à Mons, Cédric Berthelin est venu grossir le contingent des Français présents dans notre championnat, mais à sa formation française, le nouveau rempart montois a ajouté l'expérience anglaise après avoir goûté aux séries inférieures avec Luton Town et Crystal Palace. Formé à Lens où il resta pas moins de 12 ans, il doit pourtant réfléchir à son statut de numéro 2, voire numéro 3, derrière l'incontournable Guillaume Warmuz. " Je côtoyais le centre de formation tout en restant chez mes parents car on habitait à une dizaine de kilomètres. J'ai grimpé tous les échelons jusqu'en équipe Première où je n'ai jamais joué. Je commençais souvent la saison comme numéro 3 pour finir en tant que numéro 2. Et comme Guillaume Warmuz ne se blessait jamais ( il rit), c'était assez dur. A un moment, on a envie de jouer. Lens ne comptait plus trop sur moi d'autant plus qu'ils avaient transféré Charles Itandje et Sébastien Chabbert. Valence (National) s'est alors présenté avec son entraîneur Didier Notheaux. Et le lendemain, je déménageais dans la Drôme après avoir signé un contrat d'un an. Là, j'ai entamé la saison comme titulaire. Puis je me suis blessé à la cuisse. Steev Elena, aujourd'hui à Caen, en a profité pour faire son trou et je n'ai récupéré ma place qu'en fin de championnat. Cette année-là, on a décroché une promotion en Ligue 2, mais comme mes relations avec Notheaux s'étaient détériorées, j'avais décidé de ne pas prolonger mon contrat même si le club désirait me conserver ". Berthelin prend alors la direction du chômage. " Je préférais me mettre au chômage un mois et demi plutôt que de continuer dans un environnement où la confiance ne régnait plus assez. Malgré tout cela, je garde un bon souvenir de Valence où on se sentait comme dans une famille. Mon manager avait pris quelques contacts en Angleterre. Et on m'avait souvent dit qu'avec ma taille (1m93), j'étais fait pour le championnat britannique. Après deux semaines d'essais, j'ai signé un contrat de deux mois à Luton Town en Division Two (notre D3). Sur 10 matches, on en a gagné 9 mais le club a ensuite sombré dans des problèmes administratifs et financiers ". Berthelin se voit donc contraint, une nouvelle fois, de retourner au chômage français. Mais il n'y restera que l'espace d'un mois avant de retrouver le chemin de l'Angleterre où il signe à Crystal Palace en décembre 2002. Le club milite à cette époque en Division One (D2) et Berthelin s'érige en remplaçant d' Alex Kolinko, gardien international letton. " Il s'est blessé en Cup face à Blackpool et je l'ai remplacé au pied levé. Mais comme Kolinko avait des problèmes avec l'entraîneur de l'époque, j'ai reçu ma chance. Cette année-là, on élimine Liverpool en Cup, dans son stade (0-2), et je sors un super match ". Pourtant, la saison tourne vite à l'anonymat. Le club est éliminé en huitièmes de finale à Leeds et termine dans le ventre mou. Berthelin reçoit malgré tout un contrat de deux ans. Il a séduit mais n'est pas au bout de ses peines. " Kolinko était parti mais je me retrouvais toujours deuxième gardien derrière Matt Clarke. Il s'est blessé après quatre matches et je l'ai suppléé. Au niveau des résultats, cela se passe très mal puisqu'on est 22e quand Iain Dowie reprend l'équipe. On finira à la sixième place en prenant 44 points sur 54. On participera alors aux playoffs et on gagnera notre accession à la Premier League ". Pourtant, après quelques matches comme titulaire, Cédric Berthelin, le seul Français de l'effectif, doit à nouveau déchanter. " Après quelques mois, Dowie a fait venir votre compatriote Nico Vaesen qui est resté quatre mois. C'est lui qui a fini la saison. J'étais un peu déçu mais en Angleterre, ils fonctionnent de cette manière. Ils ne cessent de faire signer des joueurs pour des durées limitées et ils ne font pas de sentiments. Pourtant, j'ai quand même disputé 18 matches de championnat et quatre rencontres de Coupe. Je peux donc dire que j'ai activement participé à cette montée ". Mais la famille a le mal du pays et ne s'adapte pas à la vie londonienne. " On ne parlait pas anglais et je voyais que le club ne comptait pas trop sur moi puisqu'il avait fait venir le gardien de Dundee Julian Speroni et Gabor Kiraly. A propos de ce dernier, je ne savais pas qu'il s'agissait de l'ancien portier du Hertha Berlin lorsqu'un jour, je le ramène de l'entraînement, et je lui demande s'il connaissait le gardien qui ne ressemblait à rien et qui jouait en pantalon de survêtement. Et il m'a répondu que c'était lui ( il rit) ". A nouveau direction chômage français. La série des tests peut donc commencer. Avec pour débuter un crochet par les Pays-Bas et le RBC Roosendaal. L'affaire capote, les Néerlandais ne voulant s'attacher ses services qu'en fin de championnat. Finalement, fin décembre, c'est à Mons qu'il débarque. Avec plus de succès cette fois... Stéphane Vande Velde" A Crystal Palace, ON A BATTU LIVERPOOL en Cup et j'ai fait un super match "