A rjen Robben, le joueur de cristal (son surnom dû à ses nombreuses blessures) a fait voler en éclat le rêve bavarois. Comment lui a-t-on laissé tirer ce péno ?

Déjà au Real, il en a marqué un par miracle. Un miracle de deux millimètres. Ceux qui ont manqué à Iker Casillas pour devenir un peu plus un héros. Contre Dortmund, le match qui pouvait relancer le Bayern dans la course au titre, il rate un péno à la 85e : Dortmund est champion ! En 2007, il avait déjà raté un tir au but en demi-finales de Champions League. C'était contre Liverpool avec.... Chelsea. Arjen la lose. La confiance en soi, c'est génial sauf quand elle étouffe. Quand l'égo aveugle à 11 mètres du goal.

Ah ces fameux tirs au but ! La légende voulait que les Allemands gagnent toujours à la fin. Avec la Mannschaft, c'est vrai. En Coupe du Monde, quatre séances de tirs au but et quatre victoires. En Championnat d'Europe, c'est une fois sur deux. Et en club, ça reste impressionnant. 33 fois et 23 victoires. La plus mémorable, c'est un Belge qui nous aide à ne pas l'oublier. Notre coach fédéral, Marc Wilmots, inscrit le tir au but décisif dans la finale UEFA de 1997 : Inter-Schalke 04.

Ils gagnent souvent mais pas ce 19 mai. Et dire que le Bayern avait déjà, à quatre reprises, connu le stress des tirs au but. A chaque fois, il avait gagné. Cette finale fut celle des premières et des confirmations.

La première, c'est celle de Ryan Bertrand. Le jeune Anglais débute en Ligue des Champions en finale. Quel culot. Y a que les Anglais pour oser ça. C'était déjà arrivé deux fois : un certain Nigel Spink, en 1982 avec Aston Villa qui gagne contre le.... Bayern. Et en 1979, Trevor Fancis. Il débute et marque le seul but. Nottingham Forest bat Malmö FF : 1-0 à... Munich.

Première aussi pour Chelsea et pour Roman Abramovitch. Ses Blues disputaient leur 100e rencontre en Ligue des Champions. Personne n'a fait mieux depuis son arrivée en 2003 (le Barça en est à 91). Il l'a gagnée l'année où il s'y attendait le moins. Fallait bien que ça passe une fois. Le comble, c'est que les Blues l'emportent alors qu'ils ne terminent que 6e en Premier League. Jamais une équipe si mal classée dans son championnat n'avait remporté la belle aux grandes oreilles.

Première en forme de confirmation pour Roberto Di Matteo. L'improbable devenu héros. La 10e fois qu'un coach italien (record) remporte la plus prestigieuse compétition européenne. Le premier à le faire avec un club étranger. Dire qu'Abramovitch s'est presque ruiné pour attirer et virer les meilleurs coaches du monde. C'est un adjoint qui lui offre.

Di Matteo est l'homme des finales. En tant que joueur, il a presque marqué dans toutes celles qu'il a disputées (et gagnées) avec Chelsea. En tant que coach, trois mois comme T1 et il devient le N°1 européen après avoir déjà gagné la FA Cup. 21 matches à la tête des Blues. 21 matches pour entrer dans la légende.

Parce qu'il a ramené les 21 grammes que pèse l'âme d'un humain. Et donc d'un joueur. Il a restauré l'âme du club en redonnant une à cette équipe. En redonnant la parole aux anciens. John Terry l'a lâché en route mais Frank Lampard et Didier Drogba ont compensé.

Drogba ! Qu'ajouter aux faits ? Qu'il a ramené la paix en Côte d'Ivoire ? Qu'il a marqué neuf buts en neuf finales avec Chelsea ? Qu'il est d'une gentillesse et d'une humilité confondante ? Qu'il a sûrement susurré à l'oreille de Di Matteo : " Joue comme mon père spirituel le ferait ". Roberto ne s'est pas fait prier pour se la jouer JoséMourinho.

A 41 ans, celui à qui les critiques reprochent de jouer à l'italienne Made in Catenaccio il oppose un vrai pragmatisme et un cynisme qui mènent à la gloire. Y a pas à dire. Y a du José dans Roberto.

Di Matteo a redonné une âme à Chelsea.

A rjen Robben, le joueur de cristal (son surnom dû à ses nombreuses blessures) a fait voler en éclat le rêve bavarois. Comment lui a-t-on laissé tirer ce péno ? Déjà au Real, il en a marqué un par miracle. Un miracle de deux millimètres. Ceux qui ont manqué à Iker Casillas pour devenir un peu plus un héros. Contre Dortmund, le match qui pouvait relancer le Bayern dans la course au titre, il rate un péno à la 85e : Dortmund est champion ! En 2007, il avait déjà raté un tir au but en demi-finales de Champions League. C'était contre Liverpool avec.... Chelsea. Arjen la lose. La confiance en soi, c'est génial sauf quand elle étouffe. Quand l'égo aveugle à 11 mètres du goal. Ah ces fameux tirs au but ! La légende voulait que les Allemands gagnent toujours à la fin. Avec la Mannschaft, c'est vrai. En Coupe du Monde, quatre séances de tirs au but et quatre victoires. En Championnat d'Europe, c'est une fois sur deux. Et en club, ça reste impressionnant. 33 fois et 23 victoires. La plus mémorable, c'est un Belge qui nous aide à ne pas l'oublier. Notre coach fédéral, Marc Wilmots, inscrit le tir au but décisif dans la finale UEFA de 1997 : Inter-Schalke 04. Ils gagnent souvent mais pas ce 19 mai. Et dire que le Bayern avait déjà, à quatre reprises, connu le stress des tirs au but. A chaque fois, il avait gagné. Cette finale fut celle des premières et des confirmations. La première, c'est celle de Ryan Bertrand. Le jeune Anglais débute en Ligue des Champions en finale. Quel culot. Y a que les Anglais pour oser ça. C'était déjà arrivé deux fois : un certain Nigel Spink, en 1982 avec Aston Villa qui gagne contre le.... Bayern. Et en 1979, Trevor Fancis. Il débute et marque le seul but. Nottingham Forest bat Malmö FF : 1-0 à... Munich. Première aussi pour Chelsea et pour Roman Abramovitch. Ses Blues disputaient leur 100e rencontre en Ligue des Champions. Personne n'a fait mieux depuis son arrivée en 2003 (le Barça en est à 91). Il l'a gagnée l'année où il s'y attendait le moins. Fallait bien que ça passe une fois. Le comble, c'est que les Blues l'emportent alors qu'ils ne terminent que 6e en Premier League. Jamais une équipe si mal classée dans son championnat n'avait remporté la belle aux grandes oreilles. Première en forme de confirmation pour Roberto Di Matteo. L'improbable devenu héros. La 10e fois qu'un coach italien (record) remporte la plus prestigieuse compétition européenne. Le premier à le faire avec un club étranger. Dire qu'Abramovitch s'est presque ruiné pour attirer et virer les meilleurs coaches du monde. C'est un adjoint qui lui offre. Di Matteo est l'homme des finales. En tant que joueur, il a presque marqué dans toutes celles qu'il a disputées (et gagnées) avec Chelsea. En tant que coach, trois mois comme T1 et il devient le N°1 européen après avoir déjà gagné la FA Cup. 21 matches à la tête des Blues. 21 matches pour entrer dans la légende. Parce qu'il a ramené les 21 grammes que pèse l'âme d'un humain. Et donc d'un joueur. Il a restauré l'âme du club en redonnant une à cette équipe. En redonnant la parole aux anciens. John Terry l'a lâché en route mais Frank Lampard et Didier Drogba ont compensé. Drogba ! Qu'ajouter aux faits ? Qu'il a ramené la paix en Côte d'Ivoire ? Qu'il a marqué neuf buts en neuf finales avec Chelsea ? Qu'il est d'une gentillesse et d'une humilité confondante ? Qu'il a sûrement susurré à l'oreille de Di Matteo : " Joue comme mon père spirituel le ferait ". Roberto ne s'est pas fait prier pour se la jouer JoséMourinho. A 41 ans, celui à qui les critiques reprochent de jouer à l'italienne Made in Catenaccio il oppose un vrai pragmatisme et un cynisme qui mènent à la gloire. Y a pas à dire. Y a du José dans Roberto. Di Matteo a redonné une âme à Chelsea.