Roland Louf, le manager de la meute des Loups, rétorque calmement: "Nous devons mettre notre club en concordance avec la situation du marché. Pas facile dans une région qui ne roule pas sur l'or. Chaque euro dépensé doit être remboursé: c'est plus important que le cas de l'un ou l'autre joueur. L'intérêt général prime. Rivenet, on avait envie de le garder car, même s'il marque peu, son travail, sa disponsibilité et sa technique sont utiles dans la ligne médiane. Notre offre est à la baisse par rapport à son contrat précédent mais il ne trouvera pas mieux en Belgique. Dans le cas contraire, je vous paye un repas au "Comme chez soi". Aucun cadre supérieur du Centre ne gagne ce que nous lui avons offert.
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Roland Louf, le manager de la meute des Loups, rétorque calmement: "Nous devons mettre notre club en concordance avec la situation du marché. Pas facile dans une région qui ne roule pas sur l'or. Chaque euro dépensé doit être remboursé: c'est plus important que le cas de l'un ou l'autre joueur. L'intérêt général prime. Rivenet, on avait envie de le garder car, même s'il marque peu, son travail, sa disponsibilité et sa technique sont utiles dans la ligne médiane. Notre offre est à la baisse par rapport à son contrat précédent mais il ne trouvera pas mieux en Belgique. Dans le cas contraire, je vous paye un repas au "Comme chez soi". Aucun cadre supérieur du Centre ne gagne ce que nous lui avons offert. Notre proposition était valable cinq jours. Ce cap est passé. Son manager m'a dit qu'il refuserait. Il n'y aura pas de surenchère. On nous propose déjà des joueurs moins chers que lui. Si on renégocie, ce sera encore à la baisse. La Louvière a relancé Rivenet mais s'il préfère évoluer en D2 française, ou en Nationale, dans des stades déserts, c'est son choix. Je le répète: La Louvière espérait qu'il reste".Se montrer, travailler, prendre du plaisir.Cette séparation laissera aux deux parties un goût amer en bouche. La Louvière a apprécié tout l'apport de ce médian racé. Claude-Arnaud Rivenet, de son côté, se sentait bien intégré dans le paysage footballistique belge. "Ma production ne cesse de se bonifier car j'ai intégré les us et coutumes du foot belge", dit l'ancien sociétaire d'Amiens. La presse a récemment fait état d'un gros intérêt de Gand et de Malines à son égard: "J'ai lu cela mais mon manager ne m'en a pas parlé. Il me reste un petit bout de championnat pour me montrer aux autres clubs, prendre du plaisir et terminer le boulot pour lequel je suis payé. Je suis assez déçu car je pensais que mon apport était plus apprécié par la direction. Je resterais si on m'avait offert les mêmes conditions financières et un accord de deux ans. J'aurais même fait des concessions mais pas 35%, c'est impossible. A un moment, ils finiront par engager un médian à mon salaire actuel et il lui faudra trois mois pour s'adapter. J'ai la confiance et le soutien de l'entraîneur. Je souhaitais travailler à plus long terme avec lui. Tout a tellement changé au Tivoli depuis qu' Ariel Jacobs a pris la succession de Daniel Leclercq". Alors que l'arrivée de Nicolas Ouédec à La Louvière avait suscité la sensation, celle de Rivenet passa plus inaperçue mais fut plus fructueuse. Il venait de disputer la finale de la Coupe de France, était champion en Nationale (D3) mais sans contrat: "Un joueur en fin de contrat est bien protégé en France. Il a droit au chômage et à un couverture sociale. Mon séjour en Belgique me prive désormais de ces avantages. C'est dur à gérer en tant que père de famille..."A ses débuts, Rivenet joua sur le flanc droit. Puis, à son arrivée, Jacobs le plaça dans l'axe et tapa dans le mille: c'était la place naturelle de Rivenet. Les Loups avaient un problème d'équilibre tactique de leur ensemble. Benoît Thans traînait déjà la patte. Rogerio vint de Genk car La Louvière ne disposait pas assez d'armes à gauche. Le Brésilien est d'abord un joueur de ligne. Rivenet occupa dès lors le centre de la pelouse, devenant un point d'appui, un relais très intéressant pour Manu Karagiannis et Alan Haydock. Ces deux-là jouèrent mieux avec Rivenet devant eux. Jamais un entraînement tactique avec Leclercq.Il relie bien la ligne médiane aux attaquants: "Mais ça n'allait plus entre notre groupe et Daniel Leclercq. Comme il m'avait fait venir, il y a eu des amalgames et on a critiqué tout ce qui était français mais j'ai fait le gros dos, j'en suis sorti plus fort car je me suis bien adapté. Etonnamment, j'ai eu l'impression que Leclercq n'avait pas bien compris le foot belge. Il n'a jamais dirigé un entraînement tactique. La Louvière n'a pas répété une fois les grands axes de ses habitudes de jeu. Or, c'est important en Belgique. Les joueurs belges adorent tout préparer. Tout changea du tout au tout avec Ariel Jacobs. La Louvière a souvent vu et revu ses automatismes dans un énorme travail de redéfinition stratégique. Cela se faisait parfois en fonction de l'adversaire à affronter mais le plus souvent, c'était en rapport direct avec nos habitudes de jeu".Le milieu de terrain français en profita pleinement. Parfois un peu timide, il sortit de sa coquille et fut accepté par ses équipiers: "En réalité, je sais désormais à quoi m'en tenir sur le terrain. Tout est tellement décortiqué que chaque joueur connaît son rôle sur le bout des doigts. Je travaille dans une zone bien délimitée. J'y ai mes obligations et ma liberté de manoeuvre. Personne ne doit s'interroger: tout le monde a une parfaite idée de l'endroit où se trouvent ses équipiers lors de toutes les phases de jeu. Ce fut, je crois, un des secrets de notre redressement. C'est le travail au quotidien qui a payé. Ariel Jacobs a beaucoup parlé avec le groupe qui avait besoin de dialogue. Je suis très fier quand je pense à notre réaction d'orgueil. Fier et déçu à la fois car cela se terminera probablement par un départ pour moi".Pierre Bilic, ,"Je suis fier du résultat et déçu de partir..."