Le directeur technique de Mons, Jean-Paul Colonval, ne ménage pas la modestie de son gardien quand il le décrit : " Je considère que Cédric Berthelin fait partie des cinq, voire des trois meilleurs portiers de Belgique. En fin de saison dernière, tous les grands clubs souhaitaient attirer le Français. Mais celui-ci a décidé heureusement de re-signer à Mons pour cinq ans. Juste avant de parapher son nouveau contrat, il venait de refuser une offre du Standard. Il constitue la première pierre de la nouvelle maison montoise. C'est la raison pour laquelle il est capitaine. Au niveau du professionnalisme, c'est un grand format. Il a...

Le directeur technique de Mons, Jean-Paul Colonval, ne ménage pas la modestie de son gardien quand il le décrit : " Je considère que Cédric Berthelin fait partie des cinq, voire des trois meilleurs portiers de Belgique. En fin de saison dernière, tous les grands clubs souhaitaient attirer le Français. Mais celui-ci a décidé heureusement de re-signer à Mons pour cinq ans. Juste avant de parapher son nouveau contrat, il venait de refuser une offre du Standard. Il constitue la première pierre de la nouvelle maison montoise. C'est la raison pour laquelle il est capitaine. Au niveau du professionnalisme, c'est un grand format. Il a évolué en Division One en Angleterre, l'équivalent de notre D2, à Crystal Palace. Il ne laisse d'ailleurs personne indifférent. Il y a un mois, une vingtaine de supporters anglais sont venus le supporter. En Angleterre, Berthelin a acquis une excellente maîtrise du jeu aérien. Dans ce compartiment, c'est le meilleur en Belgique. Dès qu'il intervient, il dégage une grande autorité qui insuffle de la confiance à ses coéquipiers. Il possède également une qualité de réflexe innée et sa vitesse d'intervention est exceptionnelle. C'est aussi un bourreau de travail et il constitue donc un exemple pour le reste du groupe. C'est clairement un avantage de posséder pareil élément. Je suis extrêmement étonné qu'il soit encore chez nous ". Si le séjour prolongé de Berthelin en D2 avec Mons peut s'expliquer par un nouveau contrat de longue durée et la proximité avec ses racines, on peut tout de même se demander si le gaillard ne manque pas d'ambition... " Pas du tout ", assure Colonval. " L'an passé, il s'est blessé au plus mauvais moment de la saison. Mons ne serait pas descendu s'il n'avait pas été victime de cette blessure. Berthelin est resté Dragon car il se rend compte que l'on veut faire quelque chose de bien chez nous, tant sportivement que dans la vie de tous les jours. Si Lens ou Lille s'était présenté, il nous aurait évidemment quittés mais il ne souhaite absolument pas risquer d'être numéro 2. C'est la raison pour laquelle il a refusé l'offre du Standard. Même s'il n'était pas du tout convaincu que Vedran Runje était plus fort que lui. Il n'est pas du tout démotivé. Au contraire, c'est quelqu'un de très perfectionniste. Récemment, il a eu quelques pépins dont un état grippal et n'est pas encore au maximum de son potentiel. Mais je suis persuadé qu'il participera aux bonnes performances de Mons cette saison. Pour le moment, nous fonctionnons bien. Nous avons un point d'avance sur notre tableau de marche. On va continuer de la sorte et ensuite, on avisera. Le championnat de D2 est assez relevé. A aucun moment, l'idée que l'aventure allait être facile nous a effleuré. Il y a beaucoup de prétendants au titre. Il y a entre six et huit équipes qui peuvent viser la montée. Nous avions bien débuté le championnat. Puis, Tubize nous a dépassés. Maintenant, c'est Dessel et Overpelt-Lommel qui se disputent la première place. L'Antwerp est aussi une équipe capable de réaliser un bon championnat. Il faut qu'on remonte. On ne va pas s'éterniser en D2, qui est le parent pauvre du foot belge. Nous n'avons en effet aucune rentrée publicitaire ou télévisée. On peut encore faire des efforts financiers durant un ou deux ans mais si d'ici là, nous ne sommes pas montés, on laissera tomber ".