Après la catastrophe de la Coupe du Monde en Afrique du Sud, la FFF poursuit sa descente infernale avec cette pénible histoire de quotas imaginée à l'automne dernier par sa direction technique. En gros, l'idée à ventiler vers les centres de formation aurait été : " Moins de grands blacks physiques pour favoriser la technique et moins de joueurs à la double nationalité pour ne pas investir sur des gars qui choisissent un autre pays à 18 ans. "
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Après la catastrophe de la Coupe du Monde en Afrique du Sud, la FFF poursuit sa descente infernale avec cette pénible histoire de quotas imaginée à l'automne dernier par sa direction technique. En gros, l'idée à ventiler vers les centres de formation aurait été : " Moins de grands blacks physiques pour favoriser la technique et moins de joueurs à la double nationalité pour ne pas investir sur des gars qui choisissent un autre pays à 18 ans. "Ça faisait trop manifeste footeux du Front National et le projet en est resté là... jusqu'au moment où on l'a ressorti ce printemps pour faire vilain. La pétaudière ! D'autant que Laurent... Blanc était impliqué dans les discussions, lui un des héros de la génération black-blanc-beur. OK, c'est bien qu'on sache ce qui s'est passé. On peut discuter entre nous pour savoir si c'est du racisme, de la discrimination ou autre chose. Mais c'est resté du foot-fiction. Autrement, la France se serait passée d' Eden Hazard ! Et si l'Union belge avait eu la même pensée, on n'aurait pas découvert Romelu Lukaku. Cela dit, les clubs n'ont pas besoin de quotas fédéraux pour s'amputer de leurs meilleurs espoirs. Anderlecht vient d'engager Denis Odoi (un ancien jeune Mauve considéré comme trop faible il y a six ans) et aimerait faire de même avec Dries Mertens (considéré comme trop maigrichon à la même époque)... mais qui est aujourd'hui trop cher ! A Sclessin, on aimerait tant avoir gardé Nacer Chadli. Et Sébastien Pocognoli était Rouche avant de tackler et centrer à Genk et à l'AZ, non ? Mais à quel moment un club garde-t-il suffisamment longtemps ou non ses bons joueurs ? Une mission pas évidente mais qui s'impose à une Belgique pauvre dans l'Europe du foot. Un tuyau : on travaille mieux avec une idée claire de ce que sont ces " bons joueurs ". Si on change de modèle de formation tous les ans, on sait qu'on ne va nulle part. D'un autre côté, tous les bons clubs formateurs ont des joueurs élevés dans le sérail disséminés un peu partout. La taille d'un noyau pro n'est pas élastique et le but est aussi de pouvoir bien vendre ses propres produits... ce qui va se passer avec Lukaku et Axel Witsel, normalement ! Si le Standard est revenu en force, c'est grâce à des produits 100 % terroir comme Witsel ou Mehdi Carcela. Le but du premier contre le Club Bruges a fait le tour de la planète foot... même s'il n'était pas tiré des 30 mètres comme la légende le raconte déjà... Et cette Coupe de Belgique a boosté le Standard moralement et sportivement. L'équipe B ou A' des Rouches n'était finalement pas si nulle. Exemple avec Aloys Nong, si longtemps snobé mais qui n'a jamais déçu en Coupe et a trouvé sa place en équipe première via une démonstration par l'absurde de Dominique D'Onofrio à Anderlecht. C'est paradoxal, mais c'est bien ce Standard, canard boiteux de tout le début de saison (et même plus), qui a donné de la crédibilité à ces putains de play-offs 1 (pas les PO2 ni les PO3 qui restent les faces gangrenées du foot belge) et des lettres de noblesse à la Coupe ! Dans dix jours, le club liégeois marchera sur Bruxelles pour piquer le trophée au nez et à la barbe de Jan Ceulemans, copain de classe de DD aux cours d'entraîneur... même s'ils ne parlent aucune langue commune. Le stade Roi Baudouin sera rouge de monde et ça valait bien un numéro exceptionnel avec une interview exclusive de Magic Mehdi (surnommé Bambou par ses potes, vous allez savoir pourquoi), le coup de fil de Steph à Poco, une analyse du passé et du présent des Rouches en Coupe, une visite furtive et très privée à l'Académie Robert-Louis Dreyfus, un poster d'Axel... et l'avis d' Hugo Broos, le plus grand spécialiste belge de la Coupe comme joueur et coach qui met en garde contre les pièges d'une finale. Autant la Coupe est belle et attirante, autant elle n'est pas encore gagnée. Même contre Westerlo. Un défi pour DD aux yeux de ceux qui n'ont jamais oublié un certain Roulers-Standard ? WEB Vos réactions sur http://www.sportfootmagazine.bePAR JOHN BAETELe club liégeois marchera sur Bruxelles et le stade Roi Baudouin sera rouge de monde...