Tout semble baigner dans l'huile pour le futebol portugais. Le FC Porto de Steven Defour est champion pour la 26e fois. Deuxième, Benfica a réalisé un beau parcours en Ligue des Champions et la vente de quelques-unes de ses pépites ( Axel Witsel au Real Madrid ?) devrait lui rapporter gros. Même le Sporting d' Oguchi Onyewu a atteint les demi-finales de l'Europa League ! Pourtant, tout n'est pas si rose en Liga Zon Sagres. ...

Tout semble baigner dans l'huile pour le futebol portugais. Le FC Porto de Steven Defour est champion pour la 26e fois. Deuxième, Benfica a réalisé un beau parcours en Ligue des Champions et la vente de quelques-unes de ses pépites ( Axel Witsel au Real Madrid ?) devrait lui rapporter gros. Même le Sporting d' Oguchi Onyewu a atteint les demi-finales de l'Europa League ! Pourtant, tout n'est pas si rose en Liga Zon Sagres. Si les cadors se portent bien, ça coince financièrement pour plusieurs sans-grades. Le Vitoria Guimaraes et le Vitoria Setubal sont dans la mouise tandis qu'à l'União de Leiria, c'est carrément la cata ! Impayés depuis plusieurs mois, 16 joueurs de l'UDL ont résilié leur contrat fin avril, deux jours avant la rencontre contre Feirense, concurrent direct pour le maintien ! Le forfait paraissait inévitable mais la menace d'une rétrogradation directe et d'une amende de 50.000 euros brandie par la fédé portugaise a fonctionné. Malheureusement pour lui, le coach, José Dominguez, n'avait que... 8 joueurs sous la main ! Comme le règlement impose un minimum de sept hommes, le match a bel et bien eu lieu. Les huit guerriers n'ont pas démérité et ont tenu le zéro jusqu'à la 45e avant de s'écrouler logiquement en seconde période (4-0). Une situation qui ne peut perdurer. La semaine dernière, le club a tenté le tout pour le tout. Via un communiqué de presse, l'UDL a demandé à la fédé portugaise de " solutionner les problèmes immédiats des salaires des joueurs pour permettre ainsi la continuité de la compétition " et s'est même permis de condamner la singularité du football portugais où il existe " une fédération riche et des clubs pauvres ". Un joli coup de bluff qui n'a évidemment pas abouti. Le président, João Bartolomeu a ensuite joué la carte de la culpabilité vis-à-vis des joueurs démissionnaires : " La motivation est le professionnalisme. Ils savent pourquoi ils doivent revenir. Nous avions un possible investisseur pour aider le club ; maintenant avec la grève des joueurs, cet investisseur s'est désisté. Nous avons perdu cette opportunité. " Peine perdue. Vendredi dernier, l'União Leiria annonçait son retrait de la compétition à deux journées de la fin... avant de faire volte-face et de finalement aligner une équipe complétée de juniors face à Benfica. Des gamins qui n'ont pas démérité puisqu'ils ne se sont finalement inclinés que d'un but (1-0). JULES MONNIER Impayés depuis plusieurs mois, 16 joueurs de Leiria ont résilié leur contrat.