Alessio Castro Montes est arrivé à La Gantoise début juillet en provenance d'Eupen. Il a coûté 1,2 million d'euros. Avant cela, il avait joué à Saint-Trond. Les Buffalos l'ont fait signer jusqu'en 2022. L'international iranien Milad Mohammadi (25 sélections) a été transféré le 17 juillet. Frère jumeau de Mehrdad Mohammadi (Desportivo Aves), il jouait depuis février 2016 à Akhmat Grozny, en Russie. Michel Louwagie l'a également mis sous contrat jusqu'en 2022.
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Alessio Castro Montes est arrivé à La Gantoise début juillet en provenance d'Eupen. Il a coûté 1,2 million d'euros. Avant cela, il avait joué à Saint-Trond. Les Buffalos l'ont fait signer jusqu'en 2022. L'international iranien Milad Mohammadi (25 sélections) a été transféré le 17 juillet. Frère jumeau de Mehrdad Mohammadi (Desportivo Aves), il jouait depuis février 2016 à Akhmat Grozny, en Russie. Michel Louwagie l'a également mis sous contrat jusqu'en 2022. Alessio Castro Montes : " à Eupen, chaque match était une fête, surtout quand nous gagnions. Ici, la barre est placée plus haut. Il y a beaucoup plus de pression mais c'est normal, c'est un grand club, hein (il grimace). Le rythme est parfois très élevé, il faut pouvoir gérer ses efforts. En début de saison, je me suis retrouvé quelques fois dans la tribune car l'équipe tournait bien. Mentalement, ce fut très dur. Heureusement, j'ai beaucoup parlé avec le coach, qui a joué cartes sur table. Il m'a dit qu'il n'avait aucune raison de changer et je l'ai compris. C'était à moi de travailler dur et de gagner du muscle pour retrouver ma place. Heureusement, mon père, qui est scout, est un bon mentor. Je pouvais toujours me confier à lui. Il était sévère avec moi mais toujours juste. Je devais élever mon niveau à l'entraînement et être plus concentré. Je suis bien rentré à quelques reprises et j'ai apporté quelque chose. Je me suis montré très actif sur le flanc et j'ai fini par gagner ma place. C'était la preuve que je devais apprendre. Par le passé, j'étais médian offensif. J'ai aussi joué en 8 mais mon avenir, c'est au poste d'arrière droit. Je peux jouer offensivement, obliger mon adversaire direct à me suivre afin qu'il manque de fraîcheur en possession de balle. J'ai pris de l'importance au sein de l'équipe. Je peux même parfois tirer les coups-francs et les coups de coin, ce qui n'est jamais évident pour un nouveau. J'ai eu droit à des séances individuelles intensives avec Thomas Matton, afin de travailler ma technique de frappe. Maintenant, j'espère marquer. Nous n'avons pas encore inscrit un seul but sur coup-franc et l'entraîneur aimerait que ça change. Le coach tente de nous stimuler de façon positive. Il nous tape sur l'épaule mais il peut aussi se montrer très dur. à Wolfsburg, à la mi-temps, il s'est énervé sur quelques joueurs. Il a fait appel à leur honneur et il a obtenu la réaction qu'il attendait puisque nous avons gagné. " Milad Mohammadi : " J'aurais pu rester en Russie mais j'avais également des propositions intéressantes en France et en Allemagne. Sur les conseils de Mister Marc Wilmots, notre sélectionneur, et surtout de son adjoint, Manu Ferrera, j'ai toutefois opté pour la Belgique. Ferrera m'a dit qu'en signant à Gand, je progresserais à la fois sur le plan sportif et au niveau extra-sportif. Après, je me suis encore renseigné auprès de mon ami Ali Gholizadeh qui joue à Charleroi. Et il m'a confirmé que La Gantoise terminait toujours dans le top 5. Au début, je me disais qu'il n'y avait pas beaucoup de différence avec la Russie, si ce n'est que certains adversaires étaient plus explosifs, plus rapides sur les premiers mètres. Il suffisait d'anticiper. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est la vitesse d'exécution. J'ai dû apprendre à canaliser mon énergie, à réfléchir à ce qui allait se passer après une course sans ballon ou une passe. En Iran et en équipe nationale, jusqu'à l'âge de 21 ans, j'étais ailier gauche. Je sais donc comment ces gens-là réfléchissent et agissent. Ça m'aide aussi quand je presse. Ma force, ce sont mes rushes. Faire tout le flanc, ça procure une sensation formidable. Parfois, il faut souffler mais quand on a beaucoup d'endurance, on peut puiser dans ses réserves. J'ai appris à réfléchir comme un défenseur. Je ne monte que si je suis sûr à 100 % que quelqu'un va prendre ma place. Car ma tâche principale, c'est d'éviter les buts. Notre coach le répète souvent : d'abord l'organisation, puis la liberté. Ce n'est que comme ça qu'on peut espérer gagner quelque chose. Je suis venu pour être champion. Bruges est fort mais nous devons miser sur nos qualités. Je n'ai jamais joué de play-offs. Je pense que les matches seront très serrés. Je serais déjà content avec une deuxième place en fin de saison car cela pourrait nous permettre de jouer en Ligue des Champions. C'est le rêve de tout joueur. Je dois encore travailler mes centres. Parfois, ils sont trop longs, parce que je suis trop enthousiaste. Contre Mouscron, j'ai offert le troisième but à Jonathan David et ça m'a fait du bien. Je suis très critique envers moi-même. J'estime que trois centres sur cinq doivent être bons mais je suis perfectionniste et mon objectif est d'arriver à cinq sur cinq. Je suis content que Nana Asare me donne régulièrement des conseils. Des détails importants, comme la façon de protéger son ballon. J'essaye de beaucoup observer mais je peux progresser dans tous les domaines. Je me demande où est ma limite et celle du groupe. Notre entraîneur est très intelligent, il nous met en confiance. Il est proche de nous, nous demande sans cesse comment nous nous sentons et il sait jouer sur la corde sensible. Soyez en sûr : on n'a pas encore vu la vraie Gantoise."