Il y a dix jours, le leader de la compétition se rendait au Staaien dans la peau d'une équipe toujours invaincue. Hugo Broos alignait son traditionnel 4-4-2 avec Goran Ljubojevic et Ivan Bosnjak en pointe préférés à l'international Kevin Vandenbergh, sans véritable numéro 10 (dans l'axe de l'entrejeu, Wim De Decker et Wouter Vrancken, deux demis récupérateurs ) et Alexandre Da Silva ainsi que ...

Il y a dix jours, le leader de la compétition se rendait au Staaien dans la peau d'une équipe toujours invaincue. Hugo Broos alignait son traditionnel 4-4-2 avec Goran Ljubojevic et Ivan Bosnjak en pointe préférés à l'international Kevin Vandenbergh, sans véritable numéro 10 (dans l'axe de l'entrejeu, Wim De Decker et Wouter Vrancken, deux demis récupérateurs ) et Alexandre Da Silva ainsi que Tom Soetaers comme demis d'aile. On peut dire que les Genkois ont été bousculés par des Trudonnaires qui ont pourtant évolué à 10 pendant une demi-heure suite à l'exclusion de Cephas Chimedza. Logan Bailly a été impérial et ses poteaux lui sont venus en aide pour permettre à Genk de remporter son huitième succès en 10 matches. Broos craignait très fort Saint-Trond et son changement de la 62e minute (le défenseur Eric Matoukou pour l'attaquant Ljubojevic) en atteste complètement. La griffe de Broos est bien présente dans le dispositif du leader de la compétition et la double occupation des flancs est une constante chez lui. L'apport du côté droit de Da Silva fut très limité pendant ce match mais sur l'autre flanc, Soetaers, étonnamment ignoré par René Vandereycken, réalise un début de saison de très haut niveau. Sur le premier but de Genk, il ne faut pas négliger la contribution offensive de Sébastien Pocognoli et de Hans Cornelis, les deux défenseurs latéraux. L'arrière gauche est au départ de la phase, il adresse une très longue passe profonde vers Soetaers qui, bloqué dans son débordement, remet à son acolyte du flanc gauche venu directement en soutien. Celui-ci centre en un temps, le ballon est mal dégagé par Jeroen Simaeys dans les pieds de De Decker. Le médian du Racing ouvre vers l'autre flanc où Cornelis contrôle son ballon et centre immédiatement pour Ljubojevic. Le Croate gagne son duel aérien face à Vilmos Vanczak et ouvre le score. NB : les deux centres venant des défenseurs latéraux sont donnés de très loin et empêchent ainsi toute la défense adverse de se repositionner massivement dans ses 16 mètres. L'axe de la défense de Genk a été malmené et ne doit qu'à l'extrême vigilance de Bailly et à sa barre transversale sur la reprise de volée d Ilija Stolica de n'avoir été battue qu'à une seule reprise. On voit sur le schéma, comment les trois défenseurs sont mis hors position, alors qu'ils se trouvent à l'intérieur du grand rectangle, par l'appel de balle du seul Peter Van Houdt. Il faut néanmoins préciser que l'action de Asanda Sishuba et surtout sa passe sont géniales. Toutefois, la totale passivité des trois défenseurs de Genk, et principalement de Cornelis qui ne suit pas son homme (en l'occurrence Van Houdt), est à souligner et ne devra pas se répéter face à des oppositions plus consistantes. par Étienne Delangre