Jeudi, 7 juillet, reprise des entraînements au PSV, dans le stade, où 2.000 personnes ont pris place. En maillot bleu, la nouvelle couleur du PSV en déplacement. Au milieu du groupe, Timmy Simons se fond déjà dans la masse mais très vite il prend la tête du groupe avec Eric Addo, l'ancien joueur du Club.
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Jeudi, 7 juillet, reprise des entraînements au PSV, dans le stade, où 2.000 personnes ont pris place. En maillot bleu, la nouvelle couleur du PSV en déplacement. Au milieu du groupe, Timmy Simons se fond déjà dans la masse mais très vite il prend la tête du groupe avec Eric Addo, l'ancien joueur du Club. Simons a bossé dur cet été pour être physiquement prêt mais les vraies vedettes du PSV profitent de leurs derniers jours de congé. Il s'agit des Brésiliens Alex (D ) et Gomez (G), du Péruvien JeffersonFarfán (A), du Sud-Coréen Young-PyoLee (D), de l'Américain DaMarcusBeasley (A) et des internationaux néerlandais PhillipCocu (M), WilfredBouma (D), Theo Lucius (M), JohnDe Jong (A) et IbrahimAfellay (M). On rigole beaucoup, tous les exercices se font avec ballon, en préparation du tournoi que le PSV dispute cette semaine en Corée du Sud. Le physique suivra l'après-midi, dans les bois qui entourent Eindhoven. Les transferts sont au centre des conversations. GuusHiddink a du travail pour garder son calme : " Faire mieux que l'an dernier sera difficile. Ou alors, nous devons être champions avec encore plus d'avance, gagner une plus grosse Coupe et arriver en finale de la Ligue des Champions. Je peux déjà vous dire que ce ne sera pas le cas. Faire un peu moins bien que l'an dernier ne sera pas un déshonneur ". Le PSV avait envoyé cinq personnes du staff visionner Simons et toutes sont revenues avec un rapport positif. Pourtant, Simons, qui fait la route tous les jours depuis Diest en attendant de trouver un logement adéquat est presque un inconnu pour la presse hollandaise : " Est-il réellement aussi bon qu'on le dit ?", demandent-ils incrédules. Parce qu'un Belge qui est bon... Hiddink attend beaucoup de Simons. " De l'expérience, du leadership. En premier lieu, réaliser de bonnes prestations individuelles et démontrer sa valeur ajoutée, mais dans un second temps il doit devenir un pilier de l'équipe. Alors on pourra l'entourer de joueurs plus jeunes. Timmy n'est pas un nouveau venu spectaculaire, mais il est un très bon joueur qui dispose de deux bons pieds, qui sait ce que défendre veut dire et qui s'est présenté à moi de manière très extravertie ". L'exûBrugeois communique aussi bien sur le terrain qu'en dehors, on le sait et de manière détendue mais attentive, il rencontre les journalistes néerlandais pour la première fois. Il ne cache pas son ambition. Il dit du PSV que c'est un " club du top européen, ou en tout cas du subtop, mais dont l'ambiance est restée familiale ". Il souligne son soulagement que le transfert se soit concrétisé dans les temps. Ce fut un été pénible : " L'incertitude du transfert me rongeait. Mais aussi ce que j'en lisais dans la presse. Pendant trois ou quatre semaines, ils étaient très insistants, écrivant un jour que j'avais signé à Feyenoord, puis démentant parce que j'étais soi-disant trop cher. Ce qui m'a permis de négocier en toute discrétion avec le PSV, finalement ! " La seule chose qui a pesé c'est le départ de Bruges et l'au-revoir aux copains, qui n'a pas encore eu réellement lieu. Le midi, l'équipe mange au complexe d'entraînement Herdgang avant d'aller courir en forêt. Simons : " Je trouve que le temps était venu de faire encore un pas en avant. Lorsque Schalke m'avait contacté, cela ne faisait que deux ans que j'étais au Club. Je n'étais pas encore assez mûr, les clubs n'ont pas pu s'entendre et Bruges m'a proposé un très beau contrat. Cette année, j'ai immédiatement dit que je souhaitais partir. C'était la dernière chance, à 29 ans, de réaliser ce type de transfert, pour lequel à ce que j'entends le PSV a payé 3,5 millions d'euros ". Que pense-t-il de la réaction des fans brugeois, très frustrés ? " A la période où Schalke était intéressé, j'ai reçu des lettres de soi-disant supporters de Bruges qui me clouaient au pilori. Pour eux, à l'époque déjà je ne pouvais pas partir. Je comprends qu'ils soient déçus maintenant mais ils doivent rester polis. " A peine avait-il quitté Bruges qu'on annonçait l'arrivée de Jan Ceulemans comme entraîneur avec Franky Van der Elst comme adjoint et une série de nouveaux joueurs après une année terminée en champion : " Personne à Bruges ne se reposera sur ses lauriers. Je dois leur tirer mon chapeau pour leur campagne de transferts. Ils ont dû réagir rapidement et ont parfaitement assumé ". C'est l'ambition qui a amené Simons au PSV : " Je me mets la pression. De Diest à Lommel, puis à Bruges et enfin ici. A chaque fois, un échelon supérieur à un moment où je sens que c'est dans mes cordes. J''ai beaucoup d'ambition, le titre, le deuxième tour de CL. Beaucoup de très bons joueurs belges sont passés par Eindhoven : EricGerets, LucNilis, MarcDegryse. Cela place la barre très haut et j'essaierai de me montrer au moins aussi bon, si pas meilleur, que ces illustres prédécesseurs. Peter T'Kint, envoyé spécial à Eindhoven" A terme, Simons doit devenir UN PILIER CHEZ NOUS " (Guus Hiddink)