La révélation du printemps, Marcus Burghardt, (GER, T-Mobile) a enlevé Gand-Wevelgem avec quelques mètres d'avance sur Roger Hammond (GBR, T-Mobile) et Oscar Freire (ESP, Rabobank). Le premier succès du jeune Allemand (23 ans), qui en est à sa troisième saison chez les pros, n'aura pas constitué l'image la plus forte de cette 69e édition de l'épreuve flandrienne. Malheureusement, on a plus parlé des chutes enregistrées dans la première descente du Mont Kemmel (à 54 km de l'arrivée). Indiscutablement, assister en direct à la té...

La révélation du printemps, Marcus Burghardt, (GER, T-Mobile) a enlevé Gand-Wevelgem avec quelques mètres d'avance sur Roger Hammond (GBR, T-Mobile) et Oscar Freire (ESP, Rabobank). Le premier succès du jeune Allemand (23 ans), qui en est à sa troisième saison chez les pros, n'aura pas constitué l'image la plus forte de cette 69e édition de l'épreuve flandrienne. Malheureusement, on a plus parlé des chutes enregistrées dans la première descente du Mont Kemmel (à 54 km de l'arrivée). Indiscutablement, assister en direct à la télé à une chute comme celle dont a été victime Jimmy Casper (FRA, Unibet.com), qui a percuté le sol à plus de 60 km/heure, cela marque les esprits. Sur le passage le plus pentu (plus de 20 %) de la pavée, la course a ressemblé à un jeu de quilles à cause d'un bidon. Du coup, la polémique sur le maintien de la seule difficulté du parcours, un passage très glissant même par temps sec à cause de l'humidité au sol, a été relancée. Alain Del£il, le directeur sportif de Cofidis qui a perdu pour plusieurs semaines son Américain Tyler Farrar, n'a pas caché son mécontentement : " Ce passage est hyper dangereux. Qu'est-ce qu'on attend pour changer quelque chose ? Parmi les premiers coureurs qui passent, certains perdent leurs bidons qui s'ouvrent sur la chaussée et cela devient tout de suite glissant. C'est une course indigne du ProTour ". Burghardt se plaçait évidemment dans l'autre camp : " Le Kemmel fait partie de Gand-Wevelgem. Le supprimer, ce serait comme enlever la descente du Poggio à Milan-Sanremo ". Pat McQuaid, le président de l'UCI, lui donnait raison : " Sans le Kemmel, Gand-Wevelgem perd son identité ". Entre ces deux prises de position, il y a celle de la direction de Milram, l'équipe qui a perdu plusieurs coureurs dans l'aventure. Son responsable mécanique, Maurizio Noris, a déclaré que : " Ces dernières années, les vélos sont devenus plus rigides suite à l'utilisation du carbone et de l'aluminium pour les cadres et du carbone encore pour les roues. Peut-être que cela facilite les vibrations mais je ne pense pas que cela soit à l'origine des chutes. Certains se demandent comment il est possible qu'en 2007, on n'ait pas encore trouvé le moyen de tenir le bidon ancré au cadre ? Au fil du temps, les matériaux ont changé mais leur conception est restée la même. Le bidon se glisse dans un guide et reste coincé grâce à une pression. Avec les vibrations, il est possible qu'il sorte mais cela n'arrive que sur les pavés. Les producteurs n'ont pas pensé à quelque chose de plus sûr pour ces circonstances. Et puis, les coureurs doivent avoir la possibilité de décrocher rapidement le bidon pour boire. Ce doit être un geste simple à exécuter. D'habitude, en Italie, nous installons des porte-bidons en carbone alors qu'en Belgique ils sont en aluminium. L'aluminium parce que c'est un matériau que l'on peut écraser davantage, pour, justement, mieux maintenir le bidon ".