Premier obstacle pour les Diables d' Aimé sur la route de l'EURO 2004, la Bulgarie a surgi dans ma vie en 1965. Et, l'enfance étant ce qu'elle est, l'enfance et l'amour/foot ayant la prégnance qu'ils ont, ce pays n'a pour ainsi dire jamais existé qu'en référence à cette date: la Bulgarie pour moi, outre que Sylvie Vartan y est née, C'est la catastrov de 1965 et rien d'autre! Les Diables, alors de Constant Vanden Stock, disputaient la qualification pour la World Cup 1966. Dans leur groupe, ils avaient ramassé un 3-0 sec à Sofia en septembre, mais cela avait été une vengeance de conte de fées dès octobre via le 5-0 à Bruxelles! Conséquence: test-match en décembre à Florence, troisième sommet belgo-bulgare en trois mois! Me restent...

Premier obstacle pour les Diables d' Aimé sur la route de l'EURO 2004, la Bulgarie a surgi dans ma vie en 1965. Et, l'enfance étant ce qu'elle est, l'enfance et l'amour/foot ayant la prégnance qu'ils ont, ce pays n'a pour ainsi dire jamais existé qu'en référence à cette date: la Bulgarie pour moi, outre que Sylvie Vartan y est née, C'est la catastrov de 1965 et rien d'autre! Les Diables, alors de Constant Vanden Stock, disputaient la qualification pour la World Cup 1966. Dans leur groupe, ils avaient ramassé un 3-0 sec à Sofia en septembre, mais cela avait été une vengeance de conte de fées dès octobre via le 5-0 à Bruxelles! Conséquence: test-match en décembre à Florence, troisième sommet belgo-bulgare en trois mois! Me restent cinq noms, qui m'ont longtemps fait croire qu'on était forcément Bulgare quand on s'appelait Nabokov, Rachmaninov ou n'importe quoi terminé par ov... Je me rappelle Naidenov parce que les gosses retiennent facilement les noms de gardiens. Je me rappelle Yakimov, le Polleke bulgare, parce que je focalisais à l'époque sur les n°10 (j'avoue avoir changé!). Je me rappelle Gaganelov et Chalamanov parce que les noms étaient rigolos. Reste Asparoukhov, Dieu bulgare et buteur devant Dieu, qui planta à Jean Nicolay les deux buts de notre élimination (2-1). J'ai pleuré de rage et d'impuissance puisque la presse belge, unanime et forcément fiable, mit le couac sur le compte de triche présumée adverse : les Diables prétendaient n'avoir pas pu suivre des Thraces aux yeux injectés de sang, dopés sans l'ombre d'un doute belge... J'ai dit "presse belge unanime", mais Anthuenis ne doit pas rêver, il s'agissait d'une autre époque! Cela me navre de devoir le penser avant même qu'Aimé débute, mais sa carrière de coach national finira tôt ou tard après qu'il se soit fait descendre en flammes par la presse francophone: vu qu'il est néerlandophone, vu que Waseige était francophone, vu que Leekens était néerlandophone, vu que l'étiquette d'Anthuenis est celle d'un coach "prudent", vu que même le coach offensif devient toujours trop défensif dès que les résultats ne suivent pas, vu que le foot est un lieu privilégié de déversement de bile... Tout ça, ce sont des "belgeries" comme le disait Bialek, un chanteur bruxellois d'il y a 25 ans, retombé dans l'oubli au moins autant que Michel Lomme. Pour les éviter, rien de tel qu'appartenir comme moi à cet organisme d'utilité publique qu'est la SPE, Société Protectrice des Entraîneurs: Aimé, je me tiendrai coi quels que soient tes choix! Les Bulgares d'aujourd'hui ne doivent pas faire peur. Notre association Sonck- Mpenza est un cocktail aussi détonant (avec un seul n) que si les Bulgares pouvaient aligner en pointe un tandem Molotov- Kalachnikov ...mais ils n'ont qu'un Berbatov un peu jeune soutenu par un Balakov un peu vieux! Ne pas verser dans la panique, rester philosov, tout va bien se passer. La seule hantise est le manque de temps, Anthuenis vient seulement de débarquer, et ça me rappelle une réflexion de Sacchi à propos de son expérience à la tête de la Squadra, comparant un coach national à "un eunuque dans un harem"! Mais qu'Aimé ne craigne pas pour ses bijoux de famille, ce n'était qu'une métaphore: Sacchi expliquait simplement que, par manque de temps, le coach national se sentait impuissant "pour transformer un groupe de talent en une véritable équipe"... Tiens, Sacchi: le jour où l'on voudra extirper nos Diables de nos haines pitoyables à la salaud/ smeerlap, en voilà un qui pourrait succéder à Anthuenis, non? Ah non, Monsieur, ça JAMAIS! Un entraîneur étranger pour un team national, ça devrait être interdit et je ne suis pas raciste! Mais puisque les sélections nationales sont basées sur la nation, la sélection et la nation doivent concerner TOUT le staff, un groupe est un groupe: du kiné au cuisinier en passant par le keeper et le coach, TOUT doit sentir le Belge, c'est une question d'honneur! Quitte à garder nos belgeries.