Mons a sans doute réalisé la meilleure campagne de transferts de D1 sur le plan du rapport qualité/prix. Jean-Claude Verbist a exploité ses multiples connexions.
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Mons a sans doute réalisé la meilleure campagne de transferts de D1 sur le plan du rapport qualité/prix. Jean-Claude Verbist a exploité ses multiples connexions. " Roussel et Joly sont deux joueurs de Roger Henrotay, que j'ai beaucoup côtoyé au moment où il nous a rapprochés du PSG. Quand il m'a annoncé qu'ils cherchaient un club, nous avons foncé. Wolverhampton continue à payer une bonne partie du salaire de Roussel. Joly ne joue pas pour rien mais il n'a rien coûté à l'achat. Pour Ciobotariu, j'ai profité de ma bonne relation avec Michel Preud'homme et Luciano D'Onofrio. Le joueur a fait un gros effort financier pour se relancer chez nous. Même chose pour Rivenet. Les joueurs du PSG ( Sylla, Baita et Feriaud en plus de Kharif, qui fait partie de l'accord) ne nous coûtent pas grand-chose: les Français payent le salaire et nous n'assumons que les primes, les voitures et les appartements. Van de Putte a accepté un petit contrat après avoir joué à Beveren et au RWDM sans être payé. Suray était libre et le fait de n'avoir pas dû débourser pour le faire venir nous permet de le payer valablement". Toutes des bonnes affaires qui permettent à Mons de tourner avec un budget de 3,7 millions d'euros. La part des rentrées représentée par les recettes spectateurs est impressionnante dans ce budget: 1,6 million, c'est sans doute le pourcentage le plus élevé de D1. Les droits de télévision seront de 0,55 million au minimum. Le reste est amené par les sponsors. "Le fait de n'avoir que 700 places assises nous permet de les vendre à un prix relativement élevé", reconnaît le manager. Soit de 1.000 à 1.200 euros par siège et par saison.Dès la saison prochaine, le budget devrait passer à 5 millions. Grâce à la transformation juridique du club. L'ASBL deviendra une société anonyme. But de l'opération: amener de nouveaux investisseurs. "Les banques ne prêtent aux ASBL que s'il y a des garants pour ces emprunts", poursuit Verbist. "C'est difficile et c'est pour cela que Mons vit sur fonds propres. Nous n'avons pas la moindre dette vis-à-vis des banques". Autre problème: dans cette ASBL, chacun des 40 administrateurs possède une voix au CA, qu'il ait apporté 10 ou 100.000 euros. Dans la future SA, il n'y aura plus que sept ou huit actionnaires, tous très puissants. Le groupe dont fait partie le sponsor principal actuel (Holcim, ex-Cimenteries d'Obourg) est prêt à investir: une façon pour cette entreprise de montrer qu'elle participe activement à la vie de Mons et de faire oublier la réputation que lui font les Ecolos... Le groupe du président (actif dans le recyclage, la réparation de fours sidérurgiques, la fabrication de briques...) va aussi mettre pas mal d'argent dans la nouvelle société. Et le PSG a également demandé à entrer dans le capital de l'Albert.